jeudi, juin 23, 2005

météorite

Je suis allée au ciné-parc cette semaine. J'ai vu un météorite tomber du ciel. C'est vraiment impressionnant.

La lune était vraiment superbe hier soir, grande et orangée. À chaque fois ça me rappelle comment il fait bon avoir l'esprit en paix et exister. On néglige souvent le contact à la nature et pourtant, elle nous fait tellement de bien. Elle nous rappelle combien nous sommes petits et grands à la fois. J'ai hâte d'être à la noirceur totale et d'entendre les criquets. Hummmmmmm.

Dans un hamac ! hahaha !

mardi, juin 21, 2005

solstice

Namasté

Aujourd'hui c'est le solstice d'été. Normalement je suis triste en cette journée. La journée la plus longue signifie que les autres ne seront que plus courtes et ce, pour un bon moment.

Cette année je suis plus en paix. Ç'a peut-être un lien avec l'incident du vélo : on peut trouver du bon dans tout, même dans la route vers l'ombre, même dans une route vers la mort. Le meilleur ne se trouve pas toujours au milieu d'une longue journée ensoleillée d'été. Le meilleur ne ressemble pas toujours à ce qu'on croie. En fait, notre idée du meilleur nous aveugle souvent. On ne reconnaît pas facilement le bon, ou même l'excellent.

Peut-être existe-t-il un envers à la nuit, une place ou il fait bon vivre, exister, dans la nuit de l'âme, à l'autre bout de cette route, si nous avions le courage de nous y rendre.

Bon soleil, bonne ombre !

samedi, juin 18, 2005

le monde

Je ne sais pas pourquoi il est de ces jours qui sont lourds, si lourds comme dit Luce Dufault. Des jours ou la misère du monde nous transperce au lieu de nous traverser. Je ne sais pas s'il s'agit du SPM, de la lune, des étoiles ou de la mélancolie mais ces jours quoique rares sont bien longs. Il en fut un cette semaine et je lui sais gré d'être passé.

Une grande marche dans la nature aujourd'hui m'a fait du bien, tout comme la soirée entre amis d'hier. Le plaisir, le simple plaisir de vivre, de profiter du moment. J'ai envie de retourner à l'intérieur de moi, de me visiter, de me questionner librement, sans jugements. J'ai envie de m'écouter vivre, d'écouter mon coeur battre et si j'ai le temps et si je suis chanceuse écouter le coeur de ceux que j'aime.

J'ai envie d'être le vent qui souffle, la pluie qui tombe, la foule du métro, le téléphone qui ne sonne pas. J'ai envie de devenir la nuit, l'immensité de la nuit. J'ai envie de plonger en elle et d'en avoir un orgasme !!! L'orgasme de la sensation de vie.

Je ne veux pas dire que je m'aime, J'Aime. Point. Et ça fait le plus grand bien.

Peut-être les mauvaises journées sont-elles parfois des ponts qui nous mènent au-dedans, en autant que nous ayons le courage de les emprunter.

Ouaiiiiiiis.

lundi, juin 13, 2005

rêver

J'ai rêvé que j'avais un deuxième enfant... C'était facile. Une petite fille. Un gay ou je travaille en avait un lui aussi. La journée même ou j'avais mon bébé, je visitais pour la première fois un bar dans lequel un de mes amis travaillait. C'était comme l'ouverture de son bar finalement. C'était bien !!! Dans un sous-sol, comme sous un resto. On attendait en-haut et c'est moi qui suis descendue la première. Bizarre mais vraiment bien.

mercredi, juin 08, 2005

Histoire d'un incident

Il se passe parfois des choses choquantes ou étranges qui nous font changer, pratiquement à notre insu.

Il y a quelques semaines, j'ai ouvert ma porte de voiture alors qu'une cycliste s'en venait. Hé oui, elle a foncé dans la porte et s'est retrouvé parterre, complètement sonnée. Elle avait une plaie à l'épaule, ouverte. Elle ne voulait pas se rendre à l'urgence sur le moment mais en voyant sa plaie, elle a changé d'idée. Ce sont les premières secondes.

J'ai eu l'impression d'avoir blessé un ange... Une superbe, belle jeune femme, grande, mince avec un air tellement doux et un petit accent tout mignon. Elle me dit qu'elle est chercheure, en milieu hopitalier. Je lui dit qu'elle doit être fachée contre moi, avec raison, et je m'excuse un peu de l'accompagner à l'urgence. Elle me répond que non, elle n'est pas fachée, elle est sous le choc. On monte. Je lui demande le numéro à son travail pour les aviser qu'elle sera en retard. Elle est appelé tout de suite pour être évaluée. Elle me donne son portefeuille et me demande de le ranger dans son sac à main. Elle revient prendre ses affaires parce qu'elle va passer tout de suite pour les points et les radios et ... me tend la main, pour la serrer.

Je dois admettre que j'en ai pleurer un coup, après tout ça, en retourant travailler. Je n'en revenait pas d'avoir croisé une si belle personne. Et je me sentais encore plus coupable de l'avoir blessée.

Je suis aussi fasciné par mes réactions. Je suis bien surprise d'avoir été capable de maîtriser mon angoisse pour m'occuper d'elle totalement. Je transportais ses choses, j'ai cadenassé son vélo. J'étais une adulte à ce moment-là. Pleinement. J'avais commis une étourderie et j'en assumais les conséquences sans trop dramatiser non plus. J'étais capable d'être disponible pour elle, de l'accompagner sans que sa me demande un effort incroyable. Même, pas d'effort du tout. Pour une fois dans ma vie, je n'avais pas envie de prendre mes jambes à mon coup après avoir fait une bêtise, qui avait en plus blessé quelqu'un.

Quelque chose en moi s'est apaisé depuis ce moment. J'avais un bobo sur l'épaule qui ne voulait pas partir, il a commencé à désenfler le lendemain. Il y a aussi des angoisses de la vie qui se sont un peu estompées comme avoir toujours peur pour ma fille. C'est fou parce qu'il s'est produit un incident mais il m'a apaisé, d'une façon.

J'ai revu la jeune femme cette semaine pour lui payer les dommages sur son vélo. Elle était vraiment très sympathique, amicale presque. Elle semblait satisfaite du travail des médecins en me montrant sa cicatrice qui, disons le, était très belle.

J'espère bien la revoir. Parfois j'ai envie de lui raconter cette histoire mais j'ai peur... Peur de lui dire que j'ai tiré du positif d'un événement ou je lui ai fait du mal, même si c'était tout à fait accidentel.