mercredi, mai 31, 2006

la suite

Pendant l'ouverture du cercle, on nous permet, par un exercice de méditation, d'entrer en contact avec notre guide. J'ai senti une belle lumière me serrer dans ses bras. Je ne vois pas de visage. Je n'y arrive pas. D'ailleurs, je suis toujours un peu en avance de la méditation. Et je frustre un peu que ça n'aille pas ou je le désire. Mais ultimement, je sens sa présence. C'est déjà ça.

On nous dit de garder le silence et d'aller questionner notre guide en allant nous coucher. Moi et ma mère, on dort dans la même chambre. On est excitée et d'ailleurs j'aide P (shaman) a monter la tente de sudation pour le lendemain. Je suis allée sur le bord du lac, il y avait de la brume. C'était ... magique. Le silence de la forêt. La noirceur. J'avais le goût de prendre la chaloupe pour aller au milieu du lac.

Je ne garde pas le silence. Je ris. On rit. On monte dans notre chambre. J'arrête pas de péter. Vraiment, c'était dément. On rit. Ma mère me dit qu'elle a une bibitte dans la couverture. Je me lève en sursaut. Je mets mes lunettes. Oui, elle a une bibitte dans la couverture, le toit. On a un fou rire. J'ai bien dormi.

Le matin, déjeuner avec les gens des tentes qui viennent nous rejoindre dans le chalet. M R fait des oeufs et du jambon. Je suis un peu inconfortable. On mange, un peu gêné. C'est bien mais un peu froid.

On s'en va faire la roue de médecine au deuxième chalet. On est bien content de faire ça en dedans, loin des millions de bibittes qui nous voient comme des buffets. On s'assoit tous en cercle, on est vingt. On se regarde. On sourit.

C'est là que ça va commencer. On se passe le bâton de parole. Celui qui l'a peut parler. On dit pourquoi on est là. Il faut parler avec ses trippes, quelques minutes, plus ou moins et là, quand le shaman juge que ça vient du coeur, en finissant par dire ce qu'on vient chercher, il dit "oh" et on répète en coeur. Le "oh" c'est comme faire monter la prière au ciel. C'est P qui commence. Il est très vrai. Vulnérable. Il a les larmes aux yeux. Ça touche tout le monde. C'est très beau. "Oh"! On continue avec ma mère. "oh" Et là c'est moi. Je parle. Je dis que c'est mon premier week end de congé. J'en oublie des bout mais je finis par dire que je veux explorer ce qui fait mal pour avoir accès à ce qui est beau. "oh" J'ai continué à pleurer pendant les deux heures qui on suivi. Pas pleuré de douleur. Pleuré de compassion, de beauté, de vulnérabilité, de contact avec moi, avec les autres. Plus de la moitié des gens pleurait. C'était beau et émouvant. Je peux tu vous dire que ça rapproche, le braillage.

mardi, mai 30, 2006

fin de semaine part two

Eh bien !

Bien, ma mère est venue me chercher à la maison. Je n'étais pas nerveuse. La journée s'était déroulé tranquillement. J'étais triste de quitter Ju pour deux jours.

On est partie. On a roulé. On s'est arrêtée pour souper à St-Sauveur. On parle. On est un peu nerveuse, mais pas trop. Il nous reste un petit bout de chemin à faire, dans les boisées.

On s'est trompée d'embranchement à un certain moment. C'est là que la magie a débuté. On a vu deux faons. Il a fallu repasser une autre fois sur le même chemin qu'on venait de faire. On a tellement rit, j'avais peur que ma mère ne puisse plus conduire. On redisait les mêmes choses qu'on avait dites à ce moment là. Puis ma mère fait une blague en disant : j'vas tu l'avoir monté la côte d'Azur ! Elle fait un mouvement avec son bras. Je lui dit que je trouve qu'il y avait son père dans ce geste là. Elle pense la même chose. On rit ! C'était très intense, les larmes deviennent des larmes d'émotions. On arrive enfin. On voit P et D qui viennent à notre rencontre.

Le vendredi soir, c'était la soirée d'ouverture du cercle. Tout le monde en cercle dehors, et on appelle les quatre éléments. C'était vraiment impressionnant comme rituel.

lundi, mai 29, 2006

fin de semaine partie un

Voici ce que j'ai écrit sur le site des participants à la fin de semaine. Pour vous donner un avant-goût.

Quel retour !!! Moi et ma mère avons été les premières à quitter, je crois. Notre retour s'est très très bien déroulé. Nous avons pleuré une grande partie... Surtout au début. De vous quitter pour commencer et ensuite, surtout, de vous aimer, de nous aimer, d'avoir pû le partager. Nous avons pleuré pour exprimer une plénitude d'amour qui nous débordait littéralement du coeur. Nous repensions au petits gestes, aux petites pensées, aux détails, à la sincérité, à la vulnérabilité, à la beauté, à la force. À l'amour, toujours, de toutes les façons possibles.

Avant de partir, j'avais écrit que je me sentais comme si j'allais rejoindre une famille que je ne connaissais pas encore. C'est bien le cas ! J'en suis moi-même bien étonnée. Comme je l'exprimais à D, pour moi, chacun dans un groupe représente une partie de nous-même, qu'on aime, qui nous indiffère ou encore qui nous dérange. Et je peux dire que c'était très vrai, pour moi. Chacun de vous avez été pour moi, à certains moments, un généreux miroir, donc un formidable enseignant. Vous avez aussi été un phare, une soeur, une amie, un mystère, une oreille, un mot, un sourire généreux, une aide, un appel, une ouverture, un silence, le réveil d'une mémoire, et tout ce que j'oublie.

J'ai beaucoup à réfléchir, à assimiler. Pour le moment je savoure. J'écoute les oiseaux. Je regarde les photos. J'explique à ma fille pourquoi je suis revenue avec des roches et un bâton.

En passant, pour ceux ou celles qui se rappellent, c'était mon premier week end pour moi depuis la naissance de ma fille... Eh bien, Ju et papa ont passé deux super belles journées, bien remplies d'amour et de surprises. La vie est bien généreuse quand on lui en laisse l'occasion.

Fa que, je cré bien que je vas y retourner quand cé que ça va revenir !

Je vous embrasse

vendredi, mai 26, 2006

shamanisme

Bonjour !

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas écrit un petit mot. Ces temps-ci, il me faudrait écrire tous les jours pour suivre le rythme.

Je pars ce soir pour mon week end shaman à St A. J'ai bien hâte. J'ai fait mon rituel hier. Ça s'est bien passé. Je me sentais bien. C'est drôle, dans ces moments là, j'ai souvent des espèces d'images bizarres, un peu épeurantes qui me viennent à l'esprit. Mais je crois que ça vient de moi alors, je ne m'en fais pas. Je pense que je me teste. Quelque chose du genre.

Dernièrement, j'ai écrit des lettres au gens que je ne voie plus, mon père, une tante et ma grand-mère. Ça m'a fait un bien fou. C'est très libérateur. Je vais éventuellement les poster. J'aurais pu les faire sans ça mais ce désir m'habite, ce besoin même. C'est respectueux et vrai. Je me livre et je livre ma réflexion sur notre relation, qui n'est pas très bonne, selon moi. Je laisse la porte tout à fait ouverte à ce que ça change.

Je travaille aussi beaucoup avec mes cartes du tarot psychologique. Je m'explore. Je scrute mes bobos (pas licher là, scruter) et j'essaie de trouver ce qui me ferais du bien. Pas que je me sente mal mais j'aimerais bien me libérer pour faire de la place à l'expérience de shamanisme. Je veux explorer autre chose de moi. Je veux m'atteindre, atteindre mon essence. J'espère pouvoir partager ça avec vous. J'aimerais toucher le coeur de la vie et décupler mon intuition et mes connaissances pour nous aider à cheminer vers nous-même, vers la beauté, la sérénité, la magie, le plaisir de vivre.

Je vous conte ça en revenant.