Le reveil de la derniere journee etait bien. Il y avait des gens de couche sur les divans. Il faut dire que c'etait tres humide dehors, les tentes prenaient l'eau.
Tout le monde etait drole ! On avait maintenant un genre d'intimite qu'on avait pas avant. Ca ressemble un peu (je dis bien un peu) a quand on se reveille le lendemain d'avoir couché avec quelqu'un pour la premiere fois : on est un peu gêné, content, enthousiaste et on voit l'autre d'une autre facon, avec des yeux d'intimité.
On dit bonjour a tout le monde, on rit un peu. On est fatigue et un peu nerveux. C'etait vraiment bien. Les gens arrivent au chalet peu a peu. On se prepare à déjeuner. On est relax. Un peu euphorique je dirais. :-)
On fait les fous. On doit se rendre a l'autre chalet pour le shape shifting, autrement dit la transmigration et la tranmutation. On fait une petite meditation avec notre corps astral. On joue avec. C'est bien. Par moment, on somnole un peu mais on est tous heureux, souriants. On apprend aussi comment jouer avec notre aura, grand ou petit invisible.
On finit par aller dehors pour s'inviter soi-meme à devenir un animal, a l'inviter en dedans de soi. On pige notre animal totem dans une enveloppe. J'ai pige le chat. Je suis bien contente. Ma mèere a pige le scarabe... Elle n'est pas contente mais moi je trippe parce que c'est mon mot de pouvoir et je trouve que la coincidence est drole. On fait des exercices de respiration qui ressemble beaucoup au rebirth et on appelle le devas de l'animal afin qu'il vienne en nous. On appelle l'animal afin qu'il nous partage sa vision du monde, ses qualites, ses forces et parfois meme ses faiblesses.
J'ai l'impression que le devas est la. Il me montre une ruelle. Je vois la ruelle sous mes pattes comme si c'etait moi le chat. Ensuite, je vois un chat qui marche dans le desert avec le sable chaud sous ses pattes. C'est beau ! Finalement, je me sens devenir un peu chat. Les pattes, la queue qui brasse. Je suis un chat tannant qui attend pour sauter sur quelque chose d'amusant.
L'exercice se termine. C'est pas trop tôt quand meme parce que les nuées de bibittes nous courent toujours après.
Maintenant, on va souper léger et on se prepare pour les au revoirs. On doit apporter notre bâton de pouvoir, nos runes et un cadeau qu'on nous avait demande d'amener. On va ouvrir le cercle, c'est-a-dire le dissoudre afin qu'il ne nous englobe plus.
On s'assoit en cercle, aux memes endroits que le premier soir mais la, on se connait. P. chante. M-R parle. On est ému. Pendant que la musique joue, je vois l'aura de m-r. Elle est verte. Je referme les yeux. Quand je les ouvre, je suis face à P et on a la même façon de se tenir le bras, commme un miroir. Ca m'a fait bien étrange. J'en ai fait le saut.
On doit regarder nos runes et en conserver une, donner l'autre et remettre le troisieme sur notre power spot. Je sors les runes. Ma rune maudite s'efface. À peine un petit trait vert visible. Je suis bien contente, en fait, j'en suis tres heureuse. Je décide de donner cette rune au power spot. Je garde le 8 inifini et je vais donner le A. Je ne sais pas à qui.
M et P me regarde en souriant (Dieu seul sait pourquoi !~) mais M dit : bon, Iz, c'est toi qui offre la premiere rune ! Je me suis levee et defiant ma réflexion, ma gêne, mes scrupules je suis allée voir P et je lui ai remis ma rune. J'ai demande si on devait dire pourquoi on la donnait, Marie a dit qu'on fait comme on veut. J'ai dit : je te donne le A pour l'amour, parce que je t'aime.
J'étais très fière de moi. Fière de ne pas m'être censurée. Wow ! Pour moi c'est tout un exploit de ne pas censurer l'amour parce que je trouve que j'aime trop, trop fort ! Mais là, c'est sorti tout seul et ca été tres bien recu. Ce fut un beau moment pour moi !
Tout le monde s'est remis des runes. J'ai été la dernière à la recevoir.
Ensuite, ce fut le tour du cadeau. On avait tous deposé nos cadeau anonymement sur une table. Alors, il fallait choisir un cadeau, au hasard et le remettre à une personne de notre choix. C'était vraiment bien. J'ai donne des mains qui tiennent des pierres à Martin et je lui ai parle de ses mains qui représenaient la joie pour moi (il tappait des mains quand il faisait son rené simard) . J'ai recu un sac avec de la lavande dedans et des sous. (je sais pas pourquoi les sous).
Céremonie, fermeture du cercle.
On doit se quitter. Naturellement, ce fut le moment le plus fort de la fin de semaine, en groupe. Et je suis encore pas mal fière parce que j'ai dit tout ce que je voulais dire à chacun, chacune. Chaque petite chose. J'ai dit a P (le chamane) combien je l'aime (et que je ne sais pas pourquoi) (((pour ceux qui pourrait se questionner, il s'agit d'un amour fraternel mais très intense)). C'etait superbe de dire toutes ces belles choses sans avoir d'attentes, dans la joie de les exprimer. Grosse accolade avec lui... Je vais voir K pour lui dire qu'elle a été ma soeur de sweat. Elle me partage semblable. Je vais voir Ca pour lui dire que c'est grâce à elle que je sais le nom de mon guide. Elle me dit les yeux plein d'eau qu'elle n'a pas le sien. Je lui dis que je vais faire une prière pour elle pour qu'elle le trouve. Je dis merci à plein de gens. Je dis à D, la personne que j'ai le moins connu, que tout le monde représente une partie de soi dans un groupe et que lui est l'inconnu. On se fait un hug. Il me dit qu'il le croit lui aussi. Je vais voir J, le gardien du feu, pour lui parler de sa carte (oups, j'ai oublie de conter les cartes). Il me serre fort dans ses bras... Et ainsi de suite en incluant la fille qui me ressemble, etc Et celle a qui je n'ai rien dit.
On est partie, moi et ma mère et on a braillé tout le long du chemin, soit 1h30. Pleuré de joie, d'intensité, de gratitude. Un beau, beau, long moment.
samedi, juin 10, 2006
vendredi, juin 09, 2006
la sauge
Oui, la sauge. Ça sent merveilleusement bon. Surtout mélangée avec des pétales de roses. Les premières bouffées étaient sèches. Oh, c'était dur. J'avais hâte que le chaman mette de l'eau sur les pierres.
Alors, il y a quatre "portes", tours. Chacun est différent. On parle, on prie je devrais dire, chacun notre tour, en se nommant parce qu'il fait noir quand même. Quand tout a été dit, par tous, le tour est fini et le chamane ouvre la porte. On sort quelques minutes, pour aller boire et se dégourdir et on rentre ensuite. On peut aussi décider de ne plus entrer. C'est selon chacun.
Exceptionnellement, le chamane a dû ouvrir la porte avant parce que deux dames, dont ma mère, devait sortir pour des raisons d'inconfort extrème. Ça m'a inquiété. Mais il y avait le gardien du feu dehors pour accueillir ma mouman. Et quelques minutes plus tard, le chamane a dû leur dire de se taire parce qu'on les entendait rire jusqu'en dedans, ce qui n'est pas bon.
En sortant à la première porte, je suis allée voir le gardien du feu et il m'a dit : ta mère est dans le chalet et elle va bien. Tant mieux.
Je suis donc entrée pour la deuxième porte. Prières. Plus longues. Il fait plus chaud aussi. Après un tit bout, faut que je mette ma serviette sur ma bouche. À la fin j'ai un peu de vision. Pas beaucoup. On sort.
Troisième porte. C'était chaud en joualvert. C'est pas long qu'il faut que je me couche parterre, la face dans le gazon. C'est la meilleure façon de trouver l'air frais. Les jambes sont près des pierres. Fait chaud. J'ai pas mal hâte qu'a finisse celle là. Ça souffre un peu.
Je sort en lançant ma serviette par terre, sur le gazon. Je m'étend. Ouille ! L'air frais. Hum. J'ai décidé que l'aventure s'arrêtait là pour la sweat. À chque fois c'est plus chaud (4 fois) alors, là, non. Je suis allée me changer. Je suis revenue près de mouman qui allait bien. Ce qui est drôle c'est que sans qu'on s'en parle, ma soeur de sweat, K, est restée dehors elle aussi.
On entendait encore les loups. On prie pour ceux qui sont restés. Elle n'a pas été très longue cette porte. Mais quand même. Quand tu es dedans... J'entendais les prière du chamane et je participais.
Finalement ils sont sortis. On s'est retrouvé tous ensemble. On était bien excité. Tout le monde avait faim. Il était à peu près une heure du matin. À une heure et demie, j'étais pu capable. Je suis montée me coucher. Ma mère aussi. Je me suis laissée tombée toute nue, les aiguilles de sapins sur les fesses, dans ma belle couverte bleue. Sommeil instantanné ! J'ai pas entendu les mangeux de pâté chinois. Rien ! Juste du gros sommeil pésant. Mium !
Alors, il y a quatre "portes", tours. Chacun est différent. On parle, on prie je devrais dire, chacun notre tour, en se nommant parce qu'il fait noir quand même. Quand tout a été dit, par tous, le tour est fini et le chamane ouvre la porte. On sort quelques minutes, pour aller boire et se dégourdir et on rentre ensuite. On peut aussi décider de ne plus entrer. C'est selon chacun.
Exceptionnellement, le chamane a dû ouvrir la porte avant parce que deux dames, dont ma mère, devait sortir pour des raisons d'inconfort extrème. Ça m'a inquiété. Mais il y avait le gardien du feu dehors pour accueillir ma mouman. Et quelques minutes plus tard, le chamane a dû leur dire de se taire parce qu'on les entendait rire jusqu'en dedans, ce qui n'est pas bon.
En sortant à la première porte, je suis allée voir le gardien du feu et il m'a dit : ta mère est dans le chalet et elle va bien. Tant mieux.
Je suis donc entrée pour la deuxième porte. Prières. Plus longues. Il fait plus chaud aussi. Après un tit bout, faut que je mette ma serviette sur ma bouche. À la fin j'ai un peu de vision. Pas beaucoup. On sort.
Troisième porte. C'était chaud en joualvert. C'est pas long qu'il faut que je me couche parterre, la face dans le gazon. C'est la meilleure façon de trouver l'air frais. Les jambes sont près des pierres. Fait chaud. J'ai pas mal hâte qu'a finisse celle là. Ça souffre un peu.
Je sort en lançant ma serviette par terre, sur le gazon. Je m'étend. Ouille ! L'air frais. Hum. J'ai décidé que l'aventure s'arrêtait là pour la sweat. À chque fois c'est plus chaud (4 fois) alors, là, non. Je suis allée me changer. Je suis revenue près de mouman qui allait bien. Ce qui est drôle c'est que sans qu'on s'en parle, ma soeur de sweat, K, est restée dehors elle aussi.
On entendait encore les loups. On prie pour ceux qui sont restés. Elle n'a pas été très longue cette porte. Mais quand même. Quand tu es dedans... J'entendais les prière du chamane et je participais.
Finalement ils sont sortis. On s'est retrouvé tous ensemble. On était bien excité. Tout le monde avait faim. Il était à peu près une heure du matin. À une heure et demie, j'étais pu capable. Je suis montée me coucher. Ma mère aussi. Je me suis laissée tombée toute nue, les aiguilles de sapins sur les fesses, dans ma belle couverte bleue. Sommeil instantanné ! J'ai pas entendu les mangeux de pâté chinois. Rien ! Juste du gros sommeil pésant. Mium !
jeudi, juin 08, 2006
encore
Bon, la loutre.
La loutre, ça veut dire apprendre à rire de soi. Hé ! La tension, la peine m'ont quittée instantanément. C'est comme un tour que je me suis jouée...
Après, il fallait aller déposer notre bâton de pouvoir sur notre power spot mais on irait le chercher avant la sweat pour le mettre autour, pour le consacrer. Bon, encore le bois...
Ensuite c'est le souper léger parce que c'est la sweat lodge vers 9h00 avec méditation préparatoire vers 8h00. Tout a été retardé d'une heure. Nous étions tous très nerveux. La première chose c'est pas de lunettes. Ouille ! On va sortir dehors, en mailhot de bain, pas de lunettes. Bon, déjà qu'on a des craintes... C'est à ce moment que j'ai rencontré ma soeur de sweat, K. On avait soupé ensemble, dans le chalet et là, elle était nerveuse, comme moi. On se rassurait, on se faisait des blagues.
C'est l'heure de la méditation qui arrive. On se concentre. On est nerveux. M-R nous guide dans la méditation. Pendant un bon moment. Ça relaxe quand même un peu. Puis, les yeux toujours fermés, on entend la porte du chalet s'ouvrir. Le chamane vient chercher 5 personnes. K, pas de lunettes, s'apprête à suivre le premier groupe alors qu'elle n'a pas été appelée. Je lui fais signe, dans le noir de rester. Elle comprend pas trop mes simagrés mais elle se rassoit pis là on a failli avoir un méga fou rire, dans une ambiance de recueillement. On a résisté. Ce fut notre tour quelques minutes plus tard.
On sort dehors pour aller vers le feu. Il fait pas super chaud. Les pieds dans le gazon mouillé. On voit la silhouette des autres près du feu. Ouf, sont pas dans la sweat. On a un rituel à faire devant le feu avant d'entrer. On est tous rassemblé devant le feu, en caftan, moitié aveugle, nerveux. On est prêts.
On entre dans la sweat. (Je vais limiter la description pour ceux et celles qui aimerait vivre l'expérience un jour.) On est tassé. On rit. On est courbé un peu parce que c'est petit. Le chaman entre les pierres chaudes, qu'on était allé chercher dans le bois. La porte se ferme. Une odeur de sauge envahit l'espace. J'aime ça la sauge.
La loutre, ça veut dire apprendre à rire de soi. Hé ! La tension, la peine m'ont quittée instantanément. C'est comme un tour que je me suis jouée...
Après, il fallait aller déposer notre bâton de pouvoir sur notre power spot mais on irait le chercher avant la sweat pour le mettre autour, pour le consacrer. Bon, encore le bois...
Ensuite c'est le souper léger parce que c'est la sweat lodge vers 9h00 avec méditation préparatoire vers 8h00. Tout a été retardé d'une heure. Nous étions tous très nerveux. La première chose c'est pas de lunettes. Ouille ! On va sortir dehors, en mailhot de bain, pas de lunettes. Bon, déjà qu'on a des craintes... C'est à ce moment que j'ai rencontré ma soeur de sweat, K. On avait soupé ensemble, dans le chalet et là, elle était nerveuse, comme moi. On se rassurait, on se faisait des blagues.
C'est l'heure de la méditation qui arrive. On se concentre. On est nerveux. M-R nous guide dans la méditation. Pendant un bon moment. Ça relaxe quand même un peu. Puis, les yeux toujours fermés, on entend la porte du chalet s'ouvrir. Le chamane vient chercher 5 personnes. K, pas de lunettes, s'apprête à suivre le premier groupe alors qu'elle n'a pas été appelée. Je lui fais signe, dans le noir de rester. Elle comprend pas trop mes simagrés mais elle se rassoit pis là on a failli avoir un méga fou rire, dans une ambiance de recueillement. On a résisté. Ce fut notre tour quelques minutes plus tard.
On sort dehors pour aller vers le feu. Il fait pas super chaud. Les pieds dans le gazon mouillé. On voit la silhouette des autres près du feu. Ouf, sont pas dans la sweat. On a un rituel à faire devant le feu avant d'entrer. On est tous rassemblé devant le feu, en caftan, moitié aveugle, nerveux. On est prêts.
On entre dans la sweat. (Je vais limiter la description pour ceux et celles qui aimerait vivre l'expérience un jour.) On est tassé. On rit. On est courbé un peu parce que c'est petit. Le chaman entre les pierres chaudes, qu'on était allé chercher dans le bois. La porte se ferme. Une odeur de sauge envahit l'espace. J'aime ça la sauge.
mercredi, juin 07, 2006
encore une suite
Ouin, je vous fais languir. Désolée, petit voyage à NY
Bon, après la roue de médecine, on est allé manger. Super cool. On a commencé à rire en gang. Le grand M qui faisait son René Simard, entre autres. Nous sommes ensuite retourné à l'autre chalet pour faire des exercices de méditation. Nous avions comme prescription de revenir au premier chalet afin de trouver notre Power Spot, c'est-à-dire de trouver un endroit sur le terrain par lequel on se sent attirer, vibrer. Il fallait s'assoir dessus et entrer en contact avec notre guide, de la veille. On lui demadait aussi de nous révéler notre mot de pouvoir. Ce mot peut être n'importe quoi. J'ai trouvé, dans le milieu d'un boisé. Le manteau remonté jusqu'en dessous des yeux, le capuchon serré à l'os, les bas par desssus les pantalons, le toupet sorti pis j'avais encore au moins trente mouches noires qui me couraient après. Je ne niaise pas. Je les entendais se cogner sur mon manteau. En tout cas. J'ai médité tant que j'ai pu et j'ai reçu mon mot de pouvoir. Je suis allée cherché mon appareil photo pour poursuivre notre mission qui était de recueillir trois signes dans les bois, trois signes qui nous parlent personnellement, et de trouver également notre bâton de pouvoir, une branche plus ou moins en forme de V qui nous inspire.
Ça me disait de grimper sur les roches pour voir mes signes. J'en ai vu des beaux, mais j'ai eu du mal à choisir. Le premier qui m'a sauté au visage était le A que j'ai vu dans les arbres. Un vrai A. Hallucinant. Ensuite j'ai vu bien des choses mais j'ai retenu un 8 pour faire le signe de l'infini et un autre qui est la cîme d'une branche de sapin. J'ai aussi trouvé ma branche et j'ai même trouvé une rune que les organisateurs avaient déposée sur une roche. J'étais bien fière.
Revenue au chalet pour faire le bricolage, j'avais plus trop d'énergie. J'ai mis mes signes sur des runes, ce qui est très amusant, et j'ai décoré mon bâton de pouvoir avec des plumes. Je n'avais pas envie de le peinturer. J'ai mis trois plumes... Je le voulais surtout nature. Vous pourrez le voir à la maison. C'était le fun de voir les gens travailler sur leur bâton. On avait bien du plaisir.
Je suis allée faire interpréter mes runes... Oh lala. Le a pour alpha. OK ! Le 8 pour l'infini, OK ! Mais l'autre là. Ce signe là je l'avais ramassé la veille. J'avais pris une photos d'une branche coupée, qui traînait dans la poussière dans le milieu du chemin. En tout cas. Elle me dit que c'est un double avertisssement. que ça concerne le conjoint. L'air grave ! Wow ! Ça te gâche quelques minutes ça. Y'a beau faire soleil. Je suis allée m'assoir au bord du lac, les larmes aux yeux. Pis là, j'ai vu passer une belle petite loutre. Je l'ai vu allé se cacher sous le canot, la coquine. Je suis allée voir la signification de la loutre ...
Bon, après la roue de médecine, on est allé manger. Super cool. On a commencé à rire en gang. Le grand M qui faisait son René Simard, entre autres. Nous sommes ensuite retourné à l'autre chalet pour faire des exercices de méditation. Nous avions comme prescription de revenir au premier chalet afin de trouver notre Power Spot, c'est-à-dire de trouver un endroit sur le terrain par lequel on se sent attirer, vibrer. Il fallait s'assoir dessus et entrer en contact avec notre guide, de la veille. On lui demadait aussi de nous révéler notre mot de pouvoir. Ce mot peut être n'importe quoi. J'ai trouvé, dans le milieu d'un boisé. Le manteau remonté jusqu'en dessous des yeux, le capuchon serré à l'os, les bas par desssus les pantalons, le toupet sorti pis j'avais encore au moins trente mouches noires qui me couraient après. Je ne niaise pas. Je les entendais se cogner sur mon manteau. En tout cas. J'ai médité tant que j'ai pu et j'ai reçu mon mot de pouvoir. Je suis allée cherché mon appareil photo pour poursuivre notre mission qui était de recueillir trois signes dans les bois, trois signes qui nous parlent personnellement, et de trouver également notre bâton de pouvoir, une branche plus ou moins en forme de V qui nous inspire.
Ça me disait de grimper sur les roches pour voir mes signes. J'en ai vu des beaux, mais j'ai eu du mal à choisir. Le premier qui m'a sauté au visage était le A que j'ai vu dans les arbres. Un vrai A. Hallucinant. Ensuite j'ai vu bien des choses mais j'ai retenu un 8 pour faire le signe de l'infini et un autre qui est la cîme d'une branche de sapin. J'ai aussi trouvé ma branche et j'ai même trouvé une rune que les organisateurs avaient déposée sur une roche. J'étais bien fière.
Revenue au chalet pour faire le bricolage, j'avais plus trop d'énergie. J'ai mis mes signes sur des runes, ce qui est très amusant, et j'ai décoré mon bâton de pouvoir avec des plumes. Je n'avais pas envie de le peinturer. J'ai mis trois plumes... Je le voulais surtout nature. Vous pourrez le voir à la maison. C'était le fun de voir les gens travailler sur leur bâton. On avait bien du plaisir.
Je suis allée faire interpréter mes runes... Oh lala. Le a pour alpha. OK ! Le 8 pour l'infini, OK ! Mais l'autre là. Ce signe là je l'avais ramassé la veille. J'avais pris une photos d'une branche coupée, qui traînait dans la poussière dans le milieu du chemin. En tout cas. Elle me dit que c'est un double avertisssement. que ça concerne le conjoint. L'air grave ! Wow ! Ça te gâche quelques minutes ça. Y'a beau faire soleil. Je suis allée m'assoir au bord du lac, les larmes aux yeux. Pis là, j'ai vu passer une belle petite loutre. Je l'ai vu allé se cacher sous le canot, la coquine. Je suis allée voir la signification de la loutre ...
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