vendredi, juin 09, 2006

la sauge

Oui, la sauge. Ça sent merveilleusement bon. Surtout mélangée avec des pétales de roses. Les premières bouffées étaient sèches. Oh, c'était dur. J'avais hâte que le chaman mette de l'eau sur les pierres.

Alors, il y a quatre "portes", tours. Chacun est différent. On parle, on prie je devrais dire, chacun notre tour, en se nommant parce qu'il fait noir quand même. Quand tout a été dit, par tous, le tour est fini et le chamane ouvre la porte. On sort quelques minutes, pour aller boire et se dégourdir et on rentre ensuite. On peut aussi décider de ne plus entrer. C'est selon chacun.

Exceptionnellement, le chamane a dû ouvrir la porte avant parce que deux dames, dont ma mère, devait sortir pour des raisons d'inconfort extrème. Ça m'a inquiété. Mais il y avait le gardien du feu dehors pour accueillir ma mouman. Et quelques minutes plus tard, le chamane a dû leur dire de se taire parce qu'on les entendait rire jusqu'en dedans, ce qui n'est pas bon.

En sortant à la première porte, je suis allée voir le gardien du feu et il m'a dit : ta mère est dans le chalet et elle va bien. Tant mieux.

Je suis donc entrée pour la deuxième porte. Prières. Plus longues. Il fait plus chaud aussi. Après un tit bout, faut que je mette ma serviette sur ma bouche. À la fin j'ai un peu de vision. Pas beaucoup. On sort.

Troisième porte. C'était chaud en joualvert. C'est pas long qu'il faut que je me couche parterre, la face dans le gazon. C'est la meilleure façon de trouver l'air frais. Les jambes sont près des pierres. Fait chaud. J'ai pas mal hâte qu'a finisse celle là. Ça souffre un peu.

Je sort en lançant ma serviette par terre, sur le gazon. Je m'étend. Ouille ! L'air frais. Hum. J'ai décidé que l'aventure s'arrêtait là pour la sweat. À chque fois c'est plus chaud (4 fois) alors, là, non. Je suis allée me changer. Je suis revenue près de mouman qui allait bien. Ce qui est drôle c'est que sans qu'on s'en parle, ma soeur de sweat, K, est restée dehors elle aussi.

On entendait encore les loups. On prie pour ceux qui sont restés. Elle n'a pas été très longue cette porte. Mais quand même. Quand tu es dedans... J'entendais les prière du chamane et je participais.

Finalement ils sont sortis. On s'est retrouvé tous ensemble. On était bien excité. Tout le monde avait faim. Il était à peu près une heure du matin. À une heure et demie, j'étais pu capable. Je suis montée me coucher. Ma mère aussi. Je me suis laissée tombée toute nue, les aiguilles de sapins sur les fesses, dans ma belle couverte bleue. Sommeil instantanné ! J'ai pas entendu les mangeux de pâté chinois. Rien ! Juste du gros sommeil pésant. Mium !

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