Namasté !
Il y a 4 ans, j'étais à l'hôpital pour permettre à la belle, joyeuse et aimante âme de ma fille de s'incarner. Ce fut un moment inoubliable.
Je ne me doutais pas que la docteure était pour trouver ma pression trop haute cette journée-là et qu'elle déciderait de m'envoyer à l'hôpital passer des tests. Ils ont décidé de provoquer l'accouchement. Disons que ça ne se passait pas comme je l'aurais voulu. J'avais peur, je me sentais un peu perdue.
L'Homme vivait des difficultés qu'il ne me partageait pas à ce moment, mais que je sentais. On s'aimait beaucoup (et encore, en tout cas, je pense) mais on se connaissait pas encore super bien et je le sentais loin de moi, même si physiquement il était tout là. Ma mère était présente aussi, et bien qu'elle se sente impuissante (pas pour jouer avec les osties de pitons du bain cependant :-) elle me réconfortait énormément.
Après l'épidurale, on a bien rit. L'Homme s'est endormi sur la civière, avec une tite couverte. Le temps passait mais la dilatation n'arrivait pas. Les infirmières étaient gentilles et atttentionnées. Finalment, après plus de 24 heures on m'a proposé la césarienne. J'étais très déçue. Ça me fait encore de la peine d'y penser. Je sais que je suis en train de digérer ça. J'étais fatiguée et j'aurais voulu vivre ça simplement avec ma mère et l'homme qui aurait pu couper le cordon au lieu de rester avec moi, cacher derrière le petit drap.
Et puis, Ju est sortie de mon ventre, avec la tite babine d'en-haut par-dessus celle d'en bas. L'infirmière disait : regardez-y donc les grands cils. Je l'ai entendue pleurer et on m'a amené à la salle de réveil. J'étais plutôt sonnée, engourdie. J'avais hâte de reprendre mes esprits. Pierre est venu me montrer Ju, il est allé la montrer à ma mère aussi je crois. Il est venu passer du temps avec moi. J'ai pris ma fille vraiment dans mes bras à peu près 4 heures après sa naissance. J'espère que ça n'a pas été trop long pour elle mais il y avait papa, grand-maman et des bonnes infirmières.
La première journée était bizarre parce qu'il me donnait du magnésium et ça m'endormait. J'étais patate et j'haïssais bien ça. J'ai été tranférée sur le côté maternité qui n'est pas aussi accueillant que le côté accouchement. L'infirmière de jour était une maudite air bête qui chialait pour tout et rien. J'avais de la misère à allaiter et elle me stressait. La nuit, c'était mieux.
J'avais pas trop mal de la césarienne, franchement. Ma pression était encore haute. La visite est venue, les amis, collègues ou indésirables (hihi). C'est bizarre s'habituer non seulement à une nouvelle personne mais à un nouveau rôle. Je l'ai entendu s'étouffer. Ho lala ! T'as peur, jusque dans le fond de ton corps, de ton âme. Ça fait mal. Là, tu le sais que tu savais pas c'était quoi la peur avant ce moment là. Tu le sais que t'es rendu numéro deux (sans jeux de mots). Mais comme m'avait dit ma belle-soeur, c'est très animal au début. Au début, tu protèges, tu nourris, tu enveloppes. Ça se développes graduellement.
Tout ça pour dire qu'il y a des jours qu'on ne peut oublier et que c'est rarement à notre goût, totalement. Mais c'est toujours parfait. Ça prend juste bien du temps pour s'en rendre compte.
Alors, bonne fête ma belle grande fille, qui m'apprend immensément de la vie.
Namasté !
dimanche, janvier 28, 2007
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