Namasté !
Ma deuxième journée de 38 ans... C'est cool !
Comment s'est finie mon aventure avec le nouveau travail ? Super bien ! Le party de clôture a été ce que j'aurais voulu que soit le party d'ouverture. J'avais pas assez d'une tête pour accueillir tout le monde. Des gens heureux de leur expérience, enjoué, intéressé à partager avec les autres. Wow !
Cela s'est-il passé sans aucune difficulté ??? Hihihi. Bien non, quand même. J'ai eu une tite montée de lait. On m'a oublié dans l'horaire pour aller parler en avant. C'est fin. C'était tout mon monde qui était présent, disons 60% des invités. Et moi, on m'oublie. Oh, j'ai pogné les nerfs mais disons que ça s'est rattrappé à la dernière minute, sans que rien n'y paraisse alors, c'est ok.
J'ai parlé devant une grosse centaine de personnes et ça allait de soit. Simplement. J'étais fière de moi sans être fière pet, j'étais pleine d'assurance sans me sentir arrogante. C'est un sentiment formidable. Je me suis sentie moi, devant les Autres, sans me dévaloriser, sans craindre le pire, sans me sous évaluer. Ouf ! Presque 38 ans.
Faut dire que ça vient en partie de ma réflexion sur le corps. Je me détache un peu de mon identité corporelle et ça fait du bien. Je ne suis pas que mon corps et tout le monde en a un dont il est plus ou moins satisfait, heureux. Pourquoi se gâcher la vie avec ça ? J'ai jamais senti à aucun moment que quelqu'un me trouvait grosse. Jamais ! J'aurais été bien stupide de passer à côté de cette belle expérience, qui va se renouveller, pour ça. Mais je sais aussi que les complexes, on les manipule pas toujours comme on veut. Certains messages sociaux ou parentaux sont plus difficiles que d'autres à éliminer, malheureusement.
Prochaine étape : création. J'aimerais bien finir d'écrire mon court-métrage. Prendre du temps pour moi, seule, dans ma tête. Ça fait longtemps que je n'ai pas fait ça. Ça va faire du bien. Je veux voir si je suis capable de ficeler une bonne histoire. Heureusement, je suis entourée de gens qui peuvent me guider.
Je ne retournerai pas à mon travail régulier. J'en ai parlé avec l'Homme et il nous serait plus avantageux, à tout les trois, qu'il en soit ainsi. Et je me sens aussi comme si j'avais assez donné à cet endroit. J'ai la chance d'avoir le choix. Je choisis. J'en ai marre de donner ce que j'ai de meilleur à un système déficient. Pour toute le monde, pour la société que nous sommes, je prie pour que ça change, un jour pas si lointain.
C'est à peu près ça pour l'instant. Je reviens dans pas long
Bizous
mardi, juillet 31, 2007
jeudi, juillet 12, 2007
Je me suis retrouvée
Salut !
Finalement, je me suis retrouvée. Je vois des gens, en personne. Je fais de belles rencontres. J'essaie d'être moi au maximum, de me respecter. J'essaie de ne pas avoir trop d'attentes, d'être simplement ouverte, disponible. Ça me ressemble plus, je suis plus confortable. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses difficiles comme prendre ma place, une fois encore. Mais je dois le faire. Si je fais un travail que certains peuvent envier, c'est normal qu'on ait envie de prendre ma place pas nécessairement contre moi mais pour la dite place. C'est à moi de voir à m'affirmer. Je suis capable de le faire sans écraser ou dénigrer quiconque. C'est nouveau pour moi, la fierté professionnelle, une immense fierté. C'est stimulant, excitant. Je dois équilibrer tout ça pour me retrouver et que ça reste vivant. Je ne veux pas partir sur une balloune et que ça s'éteigne stupidement.
Je ne sais pas si ça va marcher... La vie est changeante mais je vais aller faire un tour dans ce sens. Développer un projet : Wow ! Ça me tente ! Deux en fait, si je fais toujours mon court métrage cet hiver. On verra bien.
À plus
Finalement, je me suis retrouvée. Je vois des gens, en personne. Je fais de belles rencontres. J'essaie d'être moi au maximum, de me respecter. J'essaie de ne pas avoir trop d'attentes, d'être simplement ouverte, disponible. Ça me ressemble plus, je suis plus confortable. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses difficiles comme prendre ma place, une fois encore. Mais je dois le faire. Si je fais un travail que certains peuvent envier, c'est normal qu'on ait envie de prendre ma place pas nécessairement contre moi mais pour la dite place. C'est à moi de voir à m'affirmer. Je suis capable de le faire sans écraser ou dénigrer quiconque. C'est nouveau pour moi, la fierté professionnelle, une immense fierté. C'est stimulant, excitant. Je dois équilibrer tout ça pour me retrouver et que ça reste vivant. Je ne veux pas partir sur une balloune et que ça s'éteigne stupidement.
Je ne sais pas si ça va marcher... La vie est changeante mais je vais aller faire un tour dans ce sens. Développer un projet : Wow ! Ça me tente ! Deux en fait, si je fais toujours mon court métrage cet hiver. On verra bien.
À plus
vendredi, juillet 06, 2007
pauvre tite
Oh lala ! Déception !
Ouin, j'avais bien des attentes pour ces deux soirées. La première, un réunion d'équipe et la deuxième, un party. Deux claques sur la gueule.
Moi, je ne parle pas fort. Je n'aime pas m'obstiner agressivement avec les autres. Ouille, disons que pour prendre la place que j'aimerais prendre tout simplement sans exagérer, faudrait que je me batte. C'est pas un réflexe pour moi.
Soirée d'hier. Je me suis dit : enfin, je vais rencontrer tout ces réalisateurs à qui je parle depuis des semaines. Ça va être le fun, dynamique... ESSTRADINAIRE. Pas pantoute. Une chance que les deux autres Érotik m'accompagnaient parce que, franchement, quelle mocheté.
Je me suis préparée. J'avais comme un feeling que rien ne m'allait. Je me trouvais ordinaire et j'avais commencé mes menstruations. Je me sentais pas à mon best. Là-bas, la musique était très forte, trop, pour moi. Pas moyen de parler aux gens sans crier, j'haï ça. Après de longues minutes je réalise que je les connais pas moi les réalisateurs (DOH). Je veux dire, leurs visages. Que dalle ! Nada ! Criss. Ça rentre à la pocheté là-dedans. Et je vois aussi que c'est une belle vitrine. Tout le monde est beau et belle. Ça se donne des tits airs. Ça aussi, criss que j'haï ça. Une chance, on a bien rit les trois filles ensemble en se lançant des vulgarités à qui mieux mieux pour se faire rire. On riait ! Mais plus la soirée avançait, plus j'étais déçue. J'ai tout de même vu ici et là des gens que je connais et fort sympathiques en plus. Mais juste pour dire comment mon "glow" était pas là, je suis allée parler à une "vedette" que j'aime beaucoup. Ça a fait patate pas à peu près. Il était très courtois mais franchement pas intéressé à me parler. Je me suis fait bousculée par un gars qui est payé pour filmer la soirée. Non, moi on me filme pas, on me tasse pour passer. My God que je me suis sentie moche, pas rapport. Les deux fois et plein de petites fois.
Je suis arrivée chez nous pis j'ai braillé sur l'épaule de mon chum qui m'a rassurée et massée (quel homme!). Il aime pas ces partys non plus alors... Il m'a dit de ne pas m'en faire, que tout irait bien cette semaine quand j'aurais vraiment la chance de parler aux gens, d'échanger avec eux, de me faire connaître, vraiment, pas dans une vitrine.
Qu'ai-je à comprendre ? Ouf ! C'est encore chaud. En tout cas, les attentes, pour tout de suite, on va laisser faire. Peut-être qu'il persiste encore en moi une fascination pour le monde artificiel des apparences, d'une certaine séduction, des illusions que nous désirons posséder, dont nous désirons faire partie (l'éternelle jeunesse, entre autres). Peut-être que j'aurais voulu être tellement moi, tellement bien que même dans une vitrine on l'aurait remarqué. Mais qu'est-ce qu'on regarde la plupart du temps dans une vitrine, c'est soi-même. (je viens de trouver ça !)
Je ne sais pas comment je vais dealer avec tout ça. Faut que ça se tasse un peu. Je dois laisser le temps à mon orgueilleuse de se remettre. Ça prend un peu d'égo pour dealer avec ces gens mais je dois le calibrer. Je veux être sûre de moi sans devenir arrogante. Je veux aimer les gens, les accueillir pour célébrer avec eux ce qu'ils ont de plus beau. Je veux garder mon désir de toujours rencontrer des nouvelles personnes parce qu'ils s'en trouvera toujours des sensibles et sympathiques. La drive, sans les attentes. Le moment présent dans le respect de ce que je suis. Je ne suis pas une femme à vitrine. J'ai pas un corps qui fite dans les standards sociaux en ce qui a trait à la séduction physique. Je vais aussi avoir 38 ans. C'est jeune mais c'est pas 20 ans. J'ai choisi mon camp, ma vie. Je la rechoisis souvent et c'est une de ces fois. Non, ce n'est pas une bonne place pour moi de rencontrer des gens dans ce genre d'endroit. Mais ma force dans le face à face, dans le coeur à coeur, elle est là, elle existe et elle me pousse à aller vers l'Autre. Je dois me réconcilier tranquillement avec ce que je ne suis pas et célébrer ce que je suis, aimer ce que je suis. Simplement, tendrement.
Je vous en redonne des nouvelles, bientôt, mais ça fait déjà du bien !
Namasté!
Ouin, j'avais bien des attentes pour ces deux soirées. La première, un réunion d'équipe et la deuxième, un party. Deux claques sur la gueule.
Moi, je ne parle pas fort. Je n'aime pas m'obstiner agressivement avec les autres. Ouille, disons que pour prendre la place que j'aimerais prendre tout simplement sans exagérer, faudrait que je me batte. C'est pas un réflexe pour moi.
Soirée d'hier. Je me suis dit : enfin, je vais rencontrer tout ces réalisateurs à qui je parle depuis des semaines. Ça va être le fun, dynamique... ESSTRADINAIRE. Pas pantoute. Une chance que les deux autres Érotik m'accompagnaient parce que, franchement, quelle mocheté.
Je me suis préparée. J'avais comme un feeling que rien ne m'allait. Je me trouvais ordinaire et j'avais commencé mes menstruations. Je me sentais pas à mon best. Là-bas, la musique était très forte, trop, pour moi. Pas moyen de parler aux gens sans crier, j'haï ça. Après de longues minutes je réalise que je les connais pas moi les réalisateurs (DOH). Je veux dire, leurs visages. Que dalle ! Nada ! Criss. Ça rentre à la pocheté là-dedans. Et je vois aussi que c'est une belle vitrine. Tout le monde est beau et belle. Ça se donne des tits airs. Ça aussi, criss que j'haï ça. Une chance, on a bien rit les trois filles ensemble en se lançant des vulgarités à qui mieux mieux pour se faire rire. On riait ! Mais plus la soirée avançait, plus j'étais déçue. J'ai tout de même vu ici et là des gens que je connais et fort sympathiques en plus. Mais juste pour dire comment mon "glow" était pas là, je suis allée parler à une "vedette" que j'aime beaucoup. Ça a fait patate pas à peu près. Il était très courtois mais franchement pas intéressé à me parler. Je me suis fait bousculée par un gars qui est payé pour filmer la soirée. Non, moi on me filme pas, on me tasse pour passer. My God que je me suis sentie moche, pas rapport. Les deux fois et plein de petites fois.
Je suis arrivée chez nous pis j'ai braillé sur l'épaule de mon chum qui m'a rassurée et massée (quel homme!). Il aime pas ces partys non plus alors... Il m'a dit de ne pas m'en faire, que tout irait bien cette semaine quand j'aurais vraiment la chance de parler aux gens, d'échanger avec eux, de me faire connaître, vraiment, pas dans une vitrine.
Qu'ai-je à comprendre ? Ouf ! C'est encore chaud. En tout cas, les attentes, pour tout de suite, on va laisser faire. Peut-être qu'il persiste encore en moi une fascination pour le monde artificiel des apparences, d'une certaine séduction, des illusions que nous désirons posséder, dont nous désirons faire partie (l'éternelle jeunesse, entre autres). Peut-être que j'aurais voulu être tellement moi, tellement bien que même dans une vitrine on l'aurait remarqué. Mais qu'est-ce qu'on regarde la plupart du temps dans une vitrine, c'est soi-même. (je viens de trouver ça !)
Je ne sais pas comment je vais dealer avec tout ça. Faut que ça se tasse un peu. Je dois laisser le temps à mon orgueilleuse de se remettre. Ça prend un peu d'égo pour dealer avec ces gens mais je dois le calibrer. Je veux être sûre de moi sans devenir arrogante. Je veux aimer les gens, les accueillir pour célébrer avec eux ce qu'ils ont de plus beau. Je veux garder mon désir de toujours rencontrer des nouvelles personnes parce qu'ils s'en trouvera toujours des sensibles et sympathiques. La drive, sans les attentes. Le moment présent dans le respect de ce que je suis. Je ne suis pas une femme à vitrine. J'ai pas un corps qui fite dans les standards sociaux en ce qui a trait à la séduction physique. Je vais aussi avoir 38 ans. C'est jeune mais c'est pas 20 ans. J'ai choisi mon camp, ma vie. Je la rechoisis souvent et c'est une de ces fois. Non, ce n'est pas une bonne place pour moi de rencontrer des gens dans ce genre d'endroit. Mais ma force dans le face à face, dans le coeur à coeur, elle est là, elle existe et elle me pousse à aller vers l'Autre. Je dois me réconcilier tranquillement avec ce que je ne suis pas et célébrer ce que je suis, aimer ce que je suis. Simplement, tendrement.
Je vous en redonne des nouvelles, bientôt, mais ça fait déjà du bien !
Namasté!
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