Namasté !
J'ai commencé à recevoir des clients, je crois que j'en ai glissé un mot. C'est toute une épopée. C'est plus complexe que ce que j'aurais cru, plus stimulant aussi.
Chaque personne m'apprend quelque chose, sur moi ou sur la pratique. J'apprends à accueillir, sans préjugé, en fait, avec de moins en moins de préjugés. J'apprends à me protéger aussi parce que, quand tu fais payer les gens, ils ont des attentes qu'ils n'avaient pas quand c'est gratuit. Eh oui ! J'apprends à aimer mieux, dans l'accueil, dans le soin. J'aime !
J'ai vu un stage en rites de passage. Je capote, je pense à ça souvent. C'est cher, c'est inabordable pour cette année. C'est un cours de trois ans. Je vais attendre un an mais ça l'air formidable. Pas grave, cette année de vais avoir mon cours de roue de médecine et ceux aussi avec la Foundation for Shamanic Studies. J'ai du pain sur la planche. ;-)
Je vais bientôt ouvrir mon site internet pour offrir mes services en reiki, et autres éventuellemnet. C'est tout un exercice ça aussi.
Je pratique la transe chamanique plusieurs fois par semaine. C'est pas évident. J'ai parfois des bonnes infos. C'est surtout le retour des animaux de pouvoir qui fonctionne bien. Pour le reste, on dirait que je ne vois pas de maîtres, je vois des images, parfois. Je vais continuer à travailler.
À bientôt
vendredi, décembre 05, 2008
mercredi, novembre 26, 2008
Fundation for shamanic studies
Allo !
Bien oui, je suis encore allée dans un week end chamanique, mais vraiment différent celui-là.
Premièrement, c'est à Montréal et c'est de 9h30 à 17h00. Ensuite, c'est de l'enseignement pratique et l'expérience. On nous montre la théorie et après on l'applique. Wow !
On a appris la transe chamanique. On peut aller à deux endroits en transe chamanique : dans le monde d'en haut et dans celui d'en bas. Celui du milieu, le nôtre, on le visite pas vraiment. Ça serait bon pour retrouver quelqu'un de perdu, par exemple.
À l'aide de quelques trucs chamaniques, nous avons fait l'expérience des deux mondes. Pour le moment, je préfère celui d'en bas. C'est comme ça. On peut y rencontrer nos animaux de pouvoir et nos maîtres pour avoir de l'information, des connaissances ou de la guérison. ;-D Pour une fille que veut faire de la guérison, c'est bien indiqué.
On a aussi appris à aller rechercher un animal de pouvoir, perdu, faire un voyage chamanique avec une question pour soi ou pour quelqu'un d'autre et nous avons pratiqué une guérison de groupe sur une participante.
J'ai appris beaucoup, avec ma tête. On ne dévoile pas vraiment de soi, on ne partage pas grand chose avec le groupe. Je ne me suis pas fait des amis. J'ai rencontré des gens le fun que j'espère revoir mais l'affectivité n'étais pas là, contrairement au fin de semaine de P. Et c'est bien correct. C'est différent. Ça fait du ménage dans mes connaissances. Ça fait du bien.
Je pratique la transe. C'est quelque chose de gérer ça. C'est beau, très beau, mais je suis contente d'avoir un ami comme Patrick pour échanger. Je trouverais ça un peu plate toute seule.
J'ai aussi commencé à recevoir pour faire des soins. Ça aussi c'est tout un apprentissage. C'est pas aussi simple que ça en a l'air. Beaucoup de choses à gérer, les projections, la fatigue, les attentes, même les miennes, envers moi. J'ai peur de mon égo. Je dois me forcer à me centrer sur mon élan véritable. J'ai ma tendance naturelle à me boycotter pour ne pas devenir trop bonne. Je dois résister et aller aussi loin que ce que je suis capable, dans la mesure de mon énergie, de mes capacités, en accord avec l'Esprit (Dieu). Je me regarde aller.
J'ai hâte d'élargie ma palette et de faire des roues de médecine.
À plus xxx
Bien oui, je suis encore allée dans un week end chamanique, mais vraiment différent celui-là.
Premièrement, c'est à Montréal et c'est de 9h30 à 17h00. Ensuite, c'est de l'enseignement pratique et l'expérience. On nous montre la théorie et après on l'applique. Wow !
On a appris la transe chamanique. On peut aller à deux endroits en transe chamanique : dans le monde d'en haut et dans celui d'en bas. Celui du milieu, le nôtre, on le visite pas vraiment. Ça serait bon pour retrouver quelqu'un de perdu, par exemple.
À l'aide de quelques trucs chamaniques, nous avons fait l'expérience des deux mondes. Pour le moment, je préfère celui d'en bas. C'est comme ça. On peut y rencontrer nos animaux de pouvoir et nos maîtres pour avoir de l'information, des connaissances ou de la guérison. ;-D Pour une fille que veut faire de la guérison, c'est bien indiqué.
On a aussi appris à aller rechercher un animal de pouvoir, perdu, faire un voyage chamanique avec une question pour soi ou pour quelqu'un d'autre et nous avons pratiqué une guérison de groupe sur une participante.
J'ai appris beaucoup, avec ma tête. On ne dévoile pas vraiment de soi, on ne partage pas grand chose avec le groupe. Je ne me suis pas fait des amis. J'ai rencontré des gens le fun que j'espère revoir mais l'affectivité n'étais pas là, contrairement au fin de semaine de P. Et c'est bien correct. C'est différent. Ça fait du ménage dans mes connaissances. Ça fait du bien.
Je pratique la transe. C'est quelque chose de gérer ça. C'est beau, très beau, mais je suis contente d'avoir un ami comme Patrick pour échanger. Je trouverais ça un peu plate toute seule.
J'ai aussi commencé à recevoir pour faire des soins. Ça aussi c'est tout un apprentissage. C'est pas aussi simple que ça en a l'air. Beaucoup de choses à gérer, les projections, la fatigue, les attentes, même les miennes, envers moi. J'ai peur de mon égo. Je dois me forcer à me centrer sur mon élan véritable. J'ai ma tendance naturelle à me boycotter pour ne pas devenir trop bonne. Je dois résister et aller aussi loin que ce que je suis capable, dans la mesure de mon énergie, de mes capacités, en accord avec l'Esprit (Dieu). Je me regarde aller.
J'ai hâte d'élargie ma palette et de faire des roues de médecine.
À plus xxx
samedi, novembre 08, 2008
humilité et apprentissage
J'ai fait une autre sweat... Ça ne s'est pas vraiment passé comme la dernière fois.
Le voyage pour se rendre à Mont-Laurier fut mouvementé et extraordinaire. Moi, A. et L. avons rit comme des folles pendant les six heures qu'ont duré le voyage, incluant le repas, pour se rendre. Oui, c'est deux fois trop long. On a dû se faire enlever par les extra-terrestres.
On est arrivé là-bas, pas mal de gens étaient déjà là et il faisait noir. P. nous attendait, le sourire aux lèvres. Quelques instants après notre arrivée, nous avons entendu les coyotes hurler. Le coyote, en médecine amérindienne, c'est la folie et la sagesse. Ça l'air simple à première vue mais c'est complexe, en tout cas pour moi.
On est descendu en bas avec nos gros bagages et tout de suite on se fait accueillir un peu froidement par une participante qui nous dit de faire attention aux dessins parterre et d'aller mettre nos bagages dans la pièce au fond. Ça peut sembler banal mais c'était vraiment comme recevoir une douche froide. Un avant goût du week-end qui nous attendait. :-)
Bon, dans les circonstances, on est un peu mal à l'aise de s'installer. En fait, il semble manquer d'espace pour loger tout le monde. C'est embêtant. Mais bon, on se promène, on fait le tour et on jase un peu. C'est difficile, on est nombreux et ça clique pas facilement. Les gens sont en général sympas mais c'est très froid. Ça chante un peu, il me semble. J'ai oublié le vendredi soir, en grande partie sauf mon inconfort, la salade de pâtes à Anik et le chant des coyotes. C'est peut-être là qu'on a fait la roue de médecine où j'étais assise dans le sud (émotions) et où je n'arrivais pas à sortir quelques choses de bon. Je me sentais coincée, incapable d'être branchée et vraie. Ça rajouté à mon malaise.
A. n'a pas dormi de la nuit. J'ai ronflé et L. aussi, un tit peu. Elle est drôle L. Elle me dit le matin que je l'ai guérie de son intolérance aux ronflements de son chum. Elle dit que j'ai ronflé comme un ours et qu'elle s'est laissé bercé dedans jusqu'à ce qu'elle soit relax et qu'elle s'endorme elle-même. Hahaha. Je l'adore.
On rit quand même, par moment. Beaucoup d'instants de bonheur et de joie à travers tout ça.
Le lendemain matin, on commence par une dynamique, un exercice de reconnexion par le mouvement. J'ai bien de la misère à m'abandonner dans ce genre d'exercice. J'ai quand même réussi pas pire, mieux que ce que j'aurais imaginé. J'ai eu quelques flashs mais surtout un sentiment de paix.
On va ensuite sous la pluie, chercher du bois pour le feu et du cèdre pour le fond de la sweat. C'est un peu déprimant. J'ai de la difficulté à me motiver. Il n'arrête pas de pleuvoir. On est dehors une heure ou deux et on rentre à la maison. On mange un peu. On rit.
P. repart avec l'Homme de la maison pour tenter de partir le feu. Les pierres doivent chauffer au moins 3-4 heures pour être suffisamment chaudes pour la sweat. Certains l'accompagnent. Je ne trouve plus ma place nulle part : je me cherche. Il pleut toujours. Pas question d'aller marcher dehors. Je fume cigarettes sur cigarettes sous le carport. On ne peut pas aller en haut, pour laisser un peu d'air aux hôtes. En bas, les gens chantent et jouent de la musique pour éloigner la pluie. Je ne sais pas si je veux qu'il arrête de pleuvoir. Plus rien de ne parle. Pendant un moment, je hais le chamanisme. J'ai envie de donner des coups de pieds, d'éteindre les chandelles et de dire aux chants de se taire. Je me sens seule et pas rapport.
Je vois passer une petite grenouille, dans la cour. J'ai envie d'aller voir ce que ça signifie. En entrant, les chants (pas toujours harmonieux) me sautent au coeur. J'ai pas envie... Je descend. Des gens sont enfermés dans la chambre avec mon livre. Je m'assois dans l'escalier pour attendre. J'ai mon ostie de voyage. J'entends rire, je me permets d'aller chercher mon livre. Je m'assois (toujours dans le sud, câlice) pour lire la description. Ça m'aide un peu. Je m'étends à même le sol pour me reposer, j'ai le coeur gros. A. vient me rejoindre et s'informe de mon état. On échange à voix basse sur notre désarroi (bien oui, elle aussi !). On se fait dire, brutalement, qu'on dérange. Moi qui me sentais déjà rejet, c'est la goutte qui fait déborder les larmes. Ça déborde, pas à peu près. Je veux juste crisser mon camp. Je monte en haut, je m'habille. La seule place où je peux aller c'est dehors, sous la pluie. Je braille, la morve au nez, comme un enfant. A. me rejoint. Je lui dis que je me sens coupable de l'avoir traîné là. Elle me répond qu'elle est responsable d'elle-même mais on est dégoutée, toutes les deux. On ne veut plus faire la sweat. À ce moment, la communauté que nous formons tous, je l'ai de travers en quelque part...
Je suis dans mon gros bébé lala.
P. revient, le coeur léger : le feu est bien allumé, on va pouvoir faire la sweat. Moi je l'attends avec mon gros motton de marde sur le coeur. "Je veux plus la faire la sweat P.". Avec une grosse goutte de morve qui dégoute de mon nez. Il m'accueille avec toute la gentillesse dont il est capable, et c'est énorme. Il m'écoute et me dit de venir, prier pour moi-même et qu'il y a deux dangers avec mon attitude, soit de devenir très très sélective ou associale. "Pour quelqu'un qui veut travailler dans la lumière, ça marche pas bien bien. Viens donc." Ce que j'ai fait. Moi et A. nous nous sommes habillées chacune de notre côté et on était prêtes en même temps. On a suivi S. qui nous faisait rire.
On est arrivé au site, on s'est déshabillées. On a mis toutes les deux nos objets à bénir et pendant qu'on était penchées l'une sur la tête de l'autre, l'agresseure est venue nous parler. C'était un genre d'excuse maladroite pendant laquelle on avait même pas le temps de parler. Je suis restée bouche la bée alors qu'A. a réussi à répondre une phrase. On est entrée dans la sweat.
Une belle sweat, grande. On était plus nombreux que la fois précédente mais c'était très confortable. Malheureusement, mon mal de dos s'est fait sentir à la deuxième porte. Je voulais quitter, A. aussi. Encore un genre de synchro bizarre. S, avec son esprit d'équipe, nous a convaicues de retourner avec lui. On s'est couché tous les trois en cuillière : j'avais pas mal dans le dos et pas trop chaud. Je n'ai pas eu d'expérience mystique comme la fois précédente. Je suis fière de l'avoir fait au complet mais le fait d'être couchée, d'avoir beaucoup pleuré, me rendait moi réceptive, je crois. On est sorti et le ciel était étoilé. Un super beau ciel étoilé comme on en voit rarement dans sa vie. P. était super content.
On est revenu à la maison, fatigué mais excité. Malheureusement, on ne pouvait pas faire de bruit pour ne pas déranger les proprios mais je n'oublierai jamais le visage du gardien du feu, couvert de suie. A. l'appelait Jacouille la fripouille (Les Visiteurs) et effectivement, il lui ressemblait énormément. J'ai tellement rit. Tellement.
La sweat m'a libérée de doit dire de mes frustrations. J'ai fait mes prières du mieux que j'ai pû. Je me suis couchée et au matin, je me sentais bien. Je ne me sentais plus rejet. Ça n'était pas parfait : le gros groupe me tapait sur les nerfs mais j'étais calme. Chaque personne du groupe est intéressante et attirante mais tout ce monde, ouf !
On a fait encore des exercices et A. ne se sentait pas bien. Elle n'a toujours pas dormi et son coeur était gros. Elle vivait beaucoup de frustration et de rejet encore. S. a été d'un soutien immense avec sa belle jovialité, sa simplicité, son affection même, je dirais.
On est revenu à Montréal et on a arrêté manger au St-Hubert. Une serveuse nous a reconnu. On a moins rit. On a vu un autre jour de S., une autre réalité. On était fatigué, vraiment et je suis remplie d'admiration qu'A. est réussi à conduire autant avec si peu de sommeil. Merci mon amie.
J'ai pigé une carte d'animal dans la semaine pour m'aider : le coyote !
On s'est tous revu pour une roue le vendredi suivant. Je me suis fait rentrer dedans par P. : pas centrée, emmerdante avec mes histoires. J'ai fini pas me mettre à pleurer par peur de le décevoir. Ça l'air con, m'a ça a fait du bien. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait de moi. Il me disait qu'il n'était pas étonné que le coyote soit encore présent... J'ai pas trop compris, je cherche encore, du côté de l'égo, entre autres. Plein de monde venait me parler après, avec plein de commentaires positifs. Je voulais être sincère et bien sentie mais je rushais. J'arrivais pas à dire la vraie affaire, avec le bâton de la parole. J'apprends, ostie que j'apprends.
On a bien fait le party après. J'ai bu des bons COSMOS. You hou ! Merci F ! Quel délice. Moi et A sommes rentrées très tard, crampées comme des folles. Je suis revenue chez moi à 4h30 du matin et à 7h30, le fils d'Anik (que l'Homme gardait) s'est réveillé.
Avec le recul de maintenant, je dois dire que j'apprécie l'expérience que j'ai vécue. J'ai trouvé ça vraiment difficile mais j'ai appris beaucoup. J'ai appris le sens de la communauté, à être vulnérable, pas juste quand ça me tente ou quand je contrôle mes "pertes de contrôle". Je dois apprendre à apprécier les marques d'affection et de support des autres. Non, je ne suis pas seule au monde et parfois, on peut faire confiance. Oui je peux devenir associale ou trop sélective. C'est vrai que c'est pas une bonne idée... Quand même.
Alors je remercie tout le monde, P, A, S, L, F et tous les autres, même l'agresseure. Bien oui. Maudit que je trouve que j'ai été bébé... hahaha Mais les week-end c'est comme un concentré, ça va vite et ça va intense. J'espère avoir bien assimilé l'attachement à la communauté.
Merci à moi !
Le voyage pour se rendre à Mont-Laurier fut mouvementé et extraordinaire. Moi, A. et L. avons rit comme des folles pendant les six heures qu'ont duré le voyage, incluant le repas, pour se rendre. Oui, c'est deux fois trop long. On a dû se faire enlever par les extra-terrestres.
On est arrivé là-bas, pas mal de gens étaient déjà là et il faisait noir. P. nous attendait, le sourire aux lèvres. Quelques instants après notre arrivée, nous avons entendu les coyotes hurler. Le coyote, en médecine amérindienne, c'est la folie et la sagesse. Ça l'air simple à première vue mais c'est complexe, en tout cas pour moi.
On est descendu en bas avec nos gros bagages et tout de suite on se fait accueillir un peu froidement par une participante qui nous dit de faire attention aux dessins parterre et d'aller mettre nos bagages dans la pièce au fond. Ça peut sembler banal mais c'était vraiment comme recevoir une douche froide. Un avant goût du week-end qui nous attendait. :-)
Bon, dans les circonstances, on est un peu mal à l'aise de s'installer. En fait, il semble manquer d'espace pour loger tout le monde. C'est embêtant. Mais bon, on se promène, on fait le tour et on jase un peu. C'est difficile, on est nombreux et ça clique pas facilement. Les gens sont en général sympas mais c'est très froid. Ça chante un peu, il me semble. J'ai oublié le vendredi soir, en grande partie sauf mon inconfort, la salade de pâtes à Anik et le chant des coyotes. C'est peut-être là qu'on a fait la roue de médecine où j'étais assise dans le sud (émotions) et où je n'arrivais pas à sortir quelques choses de bon. Je me sentais coincée, incapable d'être branchée et vraie. Ça rajouté à mon malaise.
A. n'a pas dormi de la nuit. J'ai ronflé et L. aussi, un tit peu. Elle est drôle L. Elle me dit le matin que je l'ai guérie de son intolérance aux ronflements de son chum. Elle dit que j'ai ronflé comme un ours et qu'elle s'est laissé bercé dedans jusqu'à ce qu'elle soit relax et qu'elle s'endorme elle-même. Hahaha. Je l'adore.
On rit quand même, par moment. Beaucoup d'instants de bonheur et de joie à travers tout ça.
Le lendemain matin, on commence par une dynamique, un exercice de reconnexion par le mouvement. J'ai bien de la misère à m'abandonner dans ce genre d'exercice. J'ai quand même réussi pas pire, mieux que ce que j'aurais imaginé. J'ai eu quelques flashs mais surtout un sentiment de paix.
On va ensuite sous la pluie, chercher du bois pour le feu et du cèdre pour le fond de la sweat. C'est un peu déprimant. J'ai de la difficulté à me motiver. Il n'arrête pas de pleuvoir. On est dehors une heure ou deux et on rentre à la maison. On mange un peu. On rit.
P. repart avec l'Homme de la maison pour tenter de partir le feu. Les pierres doivent chauffer au moins 3-4 heures pour être suffisamment chaudes pour la sweat. Certains l'accompagnent. Je ne trouve plus ma place nulle part : je me cherche. Il pleut toujours. Pas question d'aller marcher dehors. Je fume cigarettes sur cigarettes sous le carport. On ne peut pas aller en haut, pour laisser un peu d'air aux hôtes. En bas, les gens chantent et jouent de la musique pour éloigner la pluie. Je ne sais pas si je veux qu'il arrête de pleuvoir. Plus rien de ne parle. Pendant un moment, je hais le chamanisme. J'ai envie de donner des coups de pieds, d'éteindre les chandelles et de dire aux chants de se taire. Je me sens seule et pas rapport.
Je vois passer une petite grenouille, dans la cour. J'ai envie d'aller voir ce que ça signifie. En entrant, les chants (pas toujours harmonieux) me sautent au coeur. J'ai pas envie... Je descend. Des gens sont enfermés dans la chambre avec mon livre. Je m'assois dans l'escalier pour attendre. J'ai mon ostie de voyage. J'entends rire, je me permets d'aller chercher mon livre. Je m'assois (toujours dans le sud, câlice) pour lire la description. Ça m'aide un peu. Je m'étends à même le sol pour me reposer, j'ai le coeur gros. A. vient me rejoindre et s'informe de mon état. On échange à voix basse sur notre désarroi (bien oui, elle aussi !). On se fait dire, brutalement, qu'on dérange. Moi qui me sentais déjà rejet, c'est la goutte qui fait déborder les larmes. Ça déborde, pas à peu près. Je veux juste crisser mon camp. Je monte en haut, je m'habille. La seule place où je peux aller c'est dehors, sous la pluie. Je braille, la morve au nez, comme un enfant. A. me rejoint. Je lui dis que je me sens coupable de l'avoir traîné là. Elle me répond qu'elle est responsable d'elle-même mais on est dégoutée, toutes les deux. On ne veut plus faire la sweat. À ce moment, la communauté que nous formons tous, je l'ai de travers en quelque part...
Je suis dans mon gros bébé lala.
P. revient, le coeur léger : le feu est bien allumé, on va pouvoir faire la sweat. Moi je l'attends avec mon gros motton de marde sur le coeur. "Je veux plus la faire la sweat P.". Avec une grosse goutte de morve qui dégoute de mon nez. Il m'accueille avec toute la gentillesse dont il est capable, et c'est énorme. Il m'écoute et me dit de venir, prier pour moi-même et qu'il y a deux dangers avec mon attitude, soit de devenir très très sélective ou associale. "Pour quelqu'un qui veut travailler dans la lumière, ça marche pas bien bien. Viens donc." Ce que j'ai fait. Moi et A. nous nous sommes habillées chacune de notre côté et on était prêtes en même temps. On a suivi S. qui nous faisait rire.
On est arrivé au site, on s'est déshabillées. On a mis toutes les deux nos objets à bénir et pendant qu'on était penchées l'une sur la tête de l'autre, l'agresseure est venue nous parler. C'était un genre d'excuse maladroite pendant laquelle on avait même pas le temps de parler. Je suis restée bouche la bée alors qu'A. a réussi à répondre une phrase. On est entrée dans la sweat.
Une belle sweat, grande. On était plus nombreux que la fois précédente mais c'était très confortable. Malheureusement, mon mal de dos s'est fait sentir à la deuxième porte. Je voulais quitter, A. aussi. Encore un genre de synchro bizarre. S, avec son esprit d'équipe, nous a convaicues de retourner avec lui. On s'est couché tous les trois en cuillière : j'avais pas mal dans le dos et pas trop chaud. Je n'ai pas eu d'expérience mystique comme la fois précédente. Je suis fière de l'avoir fait au complet mais le fait d'être couchée, d'avoir beaucoup pleuré, me rendait moi réceptive, je crois. On est sorti et le ciel était étoilé. Un super beau ciel étoilé comme on en voit rarement dans sa vie. P. était super content.
On est revenu à la maison, fatigué mais excité. Malheureusement, on ne pouvait pas faire de bruit pour ne pas déranger les proprios mais je n'oublierai jamais le visage du gardien du feu, couvert de suie. A. l'appelait Jacouille la fripouille (Les Visiteurs) et effectivement, il lui ressemblait énormément. J'ai tellement rit. Tellement.
La sweat m'a libérée de doit dire de mes frustrations. J'ai fait mes prières du mieux que j'ai pû. Je me suis couchée et au matin, je me sentais bien. Je ne me sentais plus rejet. Ça n'était pas parfait : le gros groupe me tapait sur les nerfs mais j'étais calme. Chaque personne du groupe est intéressante et attirante mais tout ce monde, ouf !
On a fait encore des exercices et A. ne se sentait pas bien. Elle n'a toujours pas dormi et son coeur était gros. Elle vivait beaucoup de frustration et de rejet encore. S. a été d'un soutien immense avec sa belle jovialité, sa simplicité, son affection même, je dirais.
On est revenu à Montréal et on a arrêté manger au St-Hubert. Une serveuse nous a reconnu. On a moins rit. On a vu un autre jour de S., une autre réalité. On était fatigué, vraiment et je suis remplie d'admiration qu'A. est réussi à conduire autant avec si peu de sommeil. Merci mon amie.
J'ai pigé une carte d'animal dans la semaine pour m'aider : le coyote !
On s'est tous revu pour une roue le vendredi suivant. Je me suis fait rentrer dedans par P. : pas centrée, emmerdante avec mes histoires. J'ai fini pas me mettre à pleurer par peur de le décevoir. Ça l'air con, m'a ça a fait du bien. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait de moi. Il me disait qu'il n'était pas étonné que le coyote soit encore présent... J'ai pas trop compris, je cherche encore, du côté de l'égo, entre autres. Plein de monde venait me parler après, avec plein de commentaires positifs. Je voulais être sincère et bien sentie mais je rushais. J'arrivais pas à dire la vraie affaire, avec le bâton de la parole. J'apprends, ostie que j'apprends.
On a bien fait le party après. J'ai bu des bons COSMOS. You hou ! Merci F ! Quel délice. Moi et A sommes rentrées très tard, crampées comme des folles. Je suis revenue chez moi à 4h30 du matin et à 7h30, le fils d'Anik (que l'Homme gardait) s'est réveillé.
Avec le recul de maintenant, je dois dire que j'apprécie l'expérience que j'ai vécue. J'ai trouvé ça vraiment difficile mais j'ai appris beaucoup. J'ai appris le sens de la communauté, à être vulnérable, pas juste quand ça me tente ou quand je contrôle mes "pertes de contrôle". Je dois apprendre à apprécier les marques d'affection et de support des autres. Non, je ne suis pas seule au monde et parfois, on peut faire confiance. Oui je peux devenir associale ou trop sélective. C'est vrai que c'est pas une bonne idée... Quand même.
Alors je remercie tout le monde, P, A, S, L, F et tous les autres, même l'agresseure. Bien oui. Maudit que je trouve que j'ai été bébé... hahaha Mais les week-end c'est comme un concentré, ça va vite et ça va intense. J'espère avoir bien assimilé l'attachement à la communauté.
Merci à moi !
mardi, octobre 21, 2008
encore une sweat
Allo !
Bon, je retourne faire une sweat lodge en fin de semaine. J'ai bien hâte. Je passe encore par les mêmes états de peur, de refus et d'éclairements. Je découvre encore des choses sur moi comme ma peur de la solitude, d'être inutile, de mourir... Ça fait du bien même si ça fait mal en même temps. J'ai une petite tendance à me sentir rejet aussi, je suis sensible mais je le sais, je me ménage tant que je peux en ne me tapant pas trop sur la tête quand ça vient. J'essaie de m'examiner sans trop juger... Je remercie l'Homme de m'accueillir avec toutes mes angoisses et mes trouvailles. Ça m'aide à progresser de parler.
J'ai commencé la pratique du reiki à la maison. J'ai été payé. Wow ! Coooool. Je sens que je me respecte et qu'on apprécie mes soins, mes connaissances. C'est le fun de se sentir utile en faisant ce qu'on aime profondément.
Ce week end je crois que je vais approfondir la notion d'animal totem. Il y a un oiseau qui est toujours près de moi et je pense pouvoir le rencontrer. Lors de la soirée préparatoire, j'ai eu une vision de lui. Je vais voir !
Je lutte contre mes préjugés, mes appréhensions, mes attentes et mes gros jugements. Une drôle de passe. Comme quoi, il ne faut rien prendre pour acquis !
Namasté
Bon, je retourne faire une sweat lodge en fin de semaine. J'ai bien hâte. Je passe encore par les mêmes états de peur, de refus et d'éclairements. Je découvre encore des choses sur moi comme ma peur de la solitude, d'être inutile, de mourir... Ça fait du bien même si ça fait mal en même temps. J'ai une petite tendance à me sentir rejet aussi, je suis sensible mais je le sais, je me ménage tant que je peux en ne me tapant pas trop sur la tête quand ça vient. J'essaie de m'examiner sans trop juger... Je remercie l'Homme de m'accueillir avec toutes mes angoisses et mes trouvailles. Ça m'aide à progresser de parler.
J'ai commencé la pratique du reiki à la maison. J'ai été payé. Wow ! Coooool. Je sens que je me respecte et qu'on apprécie mes soins, mes connaissances. C'est le fun de se sentir utile en faisant ce qu'on aime profondément.
Ce week end je crois que je vais approfondir la notion d'animal totem. Il y a un oiseau qui est toujours près de moi et je pense pouvoir le rencontrer. Lors de la soirée préparatoire, j'ai eu une vision de lui. Je vais voir !
Je lutte contre mes préjugés, mes appréhensions, mes attentes et mes gros jugements. Une drôle de passe. Comme quoi, il ne faut rien prendre pour acquis !
Namasté
lundi, septembre 29, 2008
motton karmique et inspiration
Allo !
J'ai fait une scéance d'écriture avec ma mère. Comme une fois précédemment, j'ai senti un noeud à la gorge et je lui ai demandé de me faire une mini scéance de reiki pour me détendre.
Une fois couchée sur la table et qu'elle me touche la gorge, je sens sa soeur J. qui est là, celle qui est morte à 5 ans de la polio. Elle entre en moi et me fait voir des images. Je vois la porte d'un établi, elle me dit qu'elle est entrée là. Je n'ai pas d'images mais je sais qu'elle y a été agressée sexuellement et violentée moralement. Je me suis mise à pleurer à chaudes larmes en racontant ça à ma mère. J'avais du mal à coordonner mes pleurs, les visions et leur récit. J. me dit que suite à cette agression, elle a décidé de mourir. Elle aurait "choisi" d'attraper la polio pour quitter ce monde et sa violence.
J'ai compris aussi pourquoi un des frères de ma mère la détestait tant. Ce frère était le cadet de J. et elle était son idole, son grand amour. Il a été conscient de l'agression et l'a perdue dans la mort. Ce fut une terrible épreuve et une blessure immense. Quand ma mère est venue au monde, au premier instant, il l'a trouvée belle et l'a aimée dans une grande attirance d'âme. Il a immédiatement senti comment cela le mettait en danger émotivement et a décidé, inconsciemment, de la détester le plus ardemment possible, pour se préserver lui-même, de la douleur mais aussi pour la préserver elle, de la mort.
J'ai bien pleuré. À un certain moment, j'ai mis fin volontairement à la scéance. Le calme est revenu. Je sais que par cette expérience j'ai libéré les âmes de ma famille, incluant la mienne, de ce karma de famille lourd et dramatique. Je remercie J. de m'avoir fait confiance et moi-même, de m'avoir fait confiance aussi. :-)
Dernièrement, j'ai continué à sentir le lien qui m'unit à la Terre Mère. Je sens ma mère nourricière qui m'aime et me supporte. J'ai un grand appel à la Nature, au bois que je ne peux malheureusement pas comblé présentement. Mais le sentiment demeure.
Nous sommes allées, avec ma mère toujours, dans une boutique amérindienne à St-Alphonse. Je me suis commandé un sac de médecine personnalisé. L'artisan, amérindien, me demande ce que je veux sur le sac, comme animal. J'hésite une seconde à lui demander la Corneille et puis, je lui dit. Il me demande si je connais la médecine de la Corneille. Je lui dit qu'elle peut aller dans les deux mondes : le réel et l'invisible. Il me dit que j'ai raison. J'étais bien fière pet ! ;-)
J'ai bien aimé la visite de cette boutique. J'ai vu des oeuvres d'art, des peaux, etc. J'ai rien acheté mais je me suis remplie d'une énergie vivante, dense, forte, chaleureuse. Un peu comme si une certaine énergie amérindienne m'invitait, me retrouvait et que je la retrouvais à mon tour, comme une amie intime, un pouvoir, un source de joie et de connaissances. Gratitudes !
J'étais en voiture, dans la nuit, et je me trouvais dans un état mental et émotif serein. Je me suis dit que pour apprendre la médecine des animaux et des directions (nord, sud, est, ouest) je pourrais demander à une sage amérindienne (en esprit) de m'apprendre cette science. J'ai senti à cet instant mon chakra du coeur s'ouvrir. C'était chaud. Ça avait un lien avec ma visite à la boutique mais je ne sais pas lequel, je sais seulement que c'est bon, très bon.
Dans la nuit, je me suis réveillée avec une vision : un bison blanc. Ça me disait, tu iras voir sur internet. Jusqu'au matin, je ne savais pas que le bison blanc existait ! C'est un bon signe, d'abondance. C'est aussi une belle légende sur une sage.
Je me suis sentie remplie de gratitude, envers le monde, envers moi-même. Je sens mon rêve qui m'habite et que je vis, de plus en plus.
J'ai fait une scéance d'écriture avec ma mère. Comme une fois précédemment, j'ai senti un noeud à la gorge et je lui ai demandé de me faire une mini scéance de reiki pour me détendre.
Une fois couchée sur la table et qu'elle me touche la gorge, je sens sa soeur J. qui est là, celle qui est morte à 5 ans de la polio. Elle entre en moi et me fait voir des images. Je vois la porte d'un établi, elle me dit qu'elle est entrée là. Je n'ai pas d'images mais je sais qu'elle y a été agressée sexuellement et violentée moralement. Je me suis mise à pleurer à chaudes larmes en racontant ça à ma mère. J'avais du mal à coordonner mes pleurs, les visions et leur récit. J. me dit que suite à cette agression, elle a décidé de mourir. Elle aurait "choisi" d'attraper la polio pour quitter ce monde et sa violence.
J'ai compris aussi pourquoi un des frères de ma mère la détestait tant. Ce frère était le cadet de J. et elle était son idole, son grand amour. Il a été conscient de l'agression et l'a perdue dans la mort. Ce fut une terrible épreuve et une blessure immense. Quand ma mère est venue au monde, au premier instant, il l'a trouvée belle et l'a aimée dans une grande attirance d'âme. Il a immédiatement senti comment cela le mettait en danger émotivement et a décidé, inconsciemment, de la détester le plus ardemment possible, pour se préserver lui-même, de la douleur mais aussi pour la préserver elle, de la mort.
J'ai bien pleuré. À un certain moment, j'ai mis fin volontairement à la scéance. Le calme est revenu. Je sais que par cette expérience j'ai libéré les âmes de ma famille, incluant la mienne, de ce karma de famille lourd et dramatique. Je remercie J. de m'avoir fait confiance et moi-même, de m'avoir fait confiance aussi. :-)
Dernièrement, j'ai continué à sentir le lien qui m'unit à la Terre Mère. Je sens ma mère nourricière qui m'aime et me supporte. J'ai un grand appel à la Nature, au bois que je ne peux malheureusement pas comblé présentement. Mais le sentiment demeure.
Nous sommes allées, avec ma mère toujours, dans une boutique amérindienne à St-Alphonse. Je me suis commandé un sac de médecine personnalisé. L'artisan, amérindien, me demande ce que je veux sur le sac, comme animal. J'hésite une seconde à lui demander la Corneille et puis, je lui dit. Il me demande si je connais la médecine de la Corneille. Je lui dit qu'elle peut aller dans les deux mondes : le réel et l'invisible. Il me dit que j'ai raison. J'étais bien fière pet ! ;-)
J'ai bien aimé la visite de cette boutique. J'ai vu des oeuvres d'art, des peaux, etc. J'ai rien acheté mais je me suis remplie d'une énergie vivante, dense, forte, chaleureuse. Un peu comme si une certaine énergie amérindienne m'invitait, me retrouvait et que je la retrouvais à mon tour, comme une amie intime, un pouvoir, un source de joie et de connaissances. Gratitudes !
J'étais en voiture, dans la nuit, et je me trouvais dans un état mental et émotif serein. Je me suis dit que pour apprendre la médecine des animaux et des directions (nord, sud, est, ouest) je pourrais demander à une sage amérindienne (en esprit) de m'apprendre cette science. J'ai senti à cet instant mon chakra du coeur s'ouvrir. C'était chaud. Ça avait un lien avec ma visite à la boutique mais je ne sais pas lequel, je sais seulement que c'est bon, très bon.
Dans la nuit, je me suis réveillée avec une vision : un bison blanc. Ça me disait, tu iras voir sur internet. Jusqu'au matin, je ne savais pas que le bison blanc existait ! C'est un bon signe, d'abondance. C'est aussi une belle légende sur une sage.
Je me suis sentie remplie de gratitude, envers le monde, envers moi-même. Je sens mon rêve qui m'habite et que je vis, de plus en plus.
dimanche, septembre 28, 2008
suite et fin
C'est dur de trouver le temps de finir ce récit. Je suis déjà à autre chose.
On a fait la roue de médecine et ça s'est très bien passé. J'ai raconté mon histoire comme si j'étais vraiment inspirée de la Terre. Je voyais les gens me regarder, j'ai vu des larmes aux yeux à certains moments. Je les ai fait rire aussi, souvent. C'est certainement la fois dans ma vie où j'ai le mieux raconté une histoire et c'était fabuleux.
J'ai appris de l'histoire des autres aussi. Certains ont passé une nuit très calme, comme dans le ventre d'une mère. La belle D. a dormi, pendant 10 heures. Certains avaient une certaine rage qui les habitait... Il a plu. À la fin de la roue... Quatre orages se sont succédés.
J'ai jasé avec M. On se regarde beaucoup. Je sens quelque chose que j'ai un peu de difficulté à m'expliquer, même maintenant. Une complicité en tout cas.
Après, c'était relax. On ramasse nos trucs. On fait des adieux bien émotifs avec plein de belles énergies et promesses de se revoir.
Je suis revenue à Montréal, presque malgré moi. Le voyage en auto était super agréable mais revenir en ville : quel choc ! On se sent sale tout à coup, pas rapport. Encore aujourd'hui j'ai de la difficulté à mettre la radio dans l'auto, le bruit, le chaos.
P. prépare d'autres rituels pour la mi-octobre... Je sais pas ! Je suis encore à digérer ça.
Namasté
On a fait la roue de médecine et ça s'est très bien passé. J'ai raconté mon histoire comme si j'étais vraiment inspirée de la Terre. Je voyais les gens me regarder, j'ai vu des larmes aux yeux à certains moments. Je les ai fait rire aussi, souvent. C'est certainement la fois dans ma vie où j'ai le mieux raconté une histoire et c'était fabuleux.
J'ai appris de l'histoire des autres aussi. Certains ont passé une nuit très calme, comme dans le ventre d'une mère. La belle D. a dormi, pendant 10 heures. Certains avaient une certaine rage qui les habitait... Il a plu. À la fin de la roue... Quatre orages se sont succédés.
J'ai jasé avec M. On se regarde beaucoup. Je sens quelque chose que j'ai un peu de difficulté à m'expliquer, même maintenant. Une complicité en tout cas.
Après, c'était relax. On ramasse nos trucs. On fait des adieux bien émotifs avec plein de belles énergies et promesses de se revoir.
Je suis revenue à Montréal, presque malgré moi. Le voyage en auto était super agréable mais revenir en ville : quel choc ! On se sent sale tout à coup, pas rapport. Encore aujourd'hui j'ai de la difficulté à mettre la radio dans l'auto, le bruit, le chaos.
P. prépare d'autres rituels pour la mi-octobre... Je sais pas ! Je suis encore à digérer ça.
Namasté
samedi, septembre 20, 2008
re-re-resuite
J'ai appris à cet instant, à me faire confiance, à faire confiance à mon senti. Je sens que ça va, OK ! Je ne laisse pas mon mental partir en fou (on s'en va... Ça va recommencer, t'es folle, bla bla bla). Je me sens bien : ça va aller.
Je m'installe et je sens que l'énergie a beaucoup changé. Je n'ai plus de visions comme avant. Il se passe quand même quelques petites choses étranges mais je suis tellement dans un état second que je le remarque à peine. À un certain moment ma couverture était éclairée par dedans. Je sais que ça l'air fou à dire mais c'est ça. Quand je suis revenue de ma crash-thérapie avec D, il pleuvait. Mes couvertes étaient humides, pour ne pas dire mouillées. J'ai demandé à la Terre de me garder au sec et au chaud. Ce qui fut fait ! Rien à redire. Je crois que j'ai vu des élémentaux aussi : deux petites lumières qui dansent autour de ma chandelles, deux petites lumières rouges. J'ai vérifié, c'était pas des bibittes !
À un certain moment, j'ai entendu les coyotes hurler. Heureusement, ils étaient loin. Je disais à chaque instant à la Terre : "je ne veux pas voir, ou entendre d'animaux, même pas des mulots". Au matin, je les ai entendu, assez proches, moins de un kilomètre et je me suis mise à genoux dans le trou pour voir si je pouvais les apercevoir. J'étais moi-même surprise d'avoir envie de les voir. La lumière change beaucoup de choses, semble-t-il !
Il faisait enfin jour ! Enfin ! C'était presque comme si ça arrivait trop vite, étrangement. J'avais survécu à ce rituel. Je retourne à la maison avec tout mon fourbi. Je suis fatiguée, mais moins que dans mes nuits d'insomnie personnelle ou parentale. J'ai certainement somnolé par moments, dans mon trou "pain à hot-dog". Je me suis même tournée sur le côté deux fois parce que j'avais mal aux épaules.
Rendue à la maison je vois quelques personnes déjà là. M. nous acceuille chaleureusement. On m'offre un café : c'est le meilleur café du monde et rendu à ce point, je m'en foutais joyeusement de faire de l'angoisse !
Je reste dehors, sur le perron. Je veux l'air, le soleil et voir arriver ceux qui reviennent.
J'apprends que trois personnes n'ont pas fait le trou, dont P. Je suis bien surprise mais ça vient me conforter dans l'idée qu'on a pas à se juger : ne pas se juger soi, ni les autres.
On raconte nos histoires, un peu. Les gens vont et viennent. Je me retrouve avec M. Je lui raconte mes visions, mon escapade, mon retour... J'ai un peu peur de sa réaction. Elle me dit que P. était allé faire un tour en éclaireur sur les lieux avant qu'on y aille et qu'il lui a dit que j'avais raison : les lieux, les esprits des lieux sont inhospitaliés. Je suis surprise mais ça me rassure. Elle me dit qu'elle connaît les esprits verts que j'ai vu dans ma vision : qu'ils sont malins voire dangeureux ! Je suis un peu plus surprise. Elle me dit avoir eu une vision semblable à la mienne, il y a deux ans. Elle me remercie de lui confirmer ses visions. Elle me félicite en quelques sortes de ma grande sensibilité et me la présente comme une belle qualité. Ça fait du bien. Tellement. Moi qui me suis fait souvent d'être "trop" sensible. Je pouvais être fière de ma sensibilité et en plus, j'avais gagné la confiance en mon intuition pendant la nuit ! Wow. Je me sentais forte. Pas d'une force surnaturelle, forte de moi-même. Je suis bonne pour moi, je sens bien les choses. Je dois doser mon mental mais... je peux me fier à mon senti.
On mange, on a faim ! On doit faire une roue de médecine pour clore la fin de semaine.
Je m'installe et je sens que l'énergie a beaucoup changé. Je n'ai plus de visions comme avant. Il se passe quand même quelques petites choses étranges mais je suis tellement dans un état second que je le remarque à peine. À un certain moment ma couverture était éclairée par dedans. Je sais que ça l'air fou à dire mais c'est ça. Quand je suis revenue de ma crash-thérapie avec D, il pleuvait. Mes couvertes étaient humides, pour ne pas dire mouillées. J'ai demandé à la Terre de me garder au sec et au chaud. Ce qui fut fait ! Rien à redire. Je crois que j'ai vu des élémentaux aussi : deux petites lumières qui dansent autour de ma chandelles, deux petites lumières rouges. J'ai vérifié, c'était pas des bibittes !
À un certain moment, j'ai entendu les coyotes hurler. Heureusement, ils étaient loin. Je disais à chaque instant à la Terre : "je ne veux pas voir, ou entendre d'animaux, même pas des mulots". Au matin, je les ai entendu, assez proches, moins de un kilomètre et je me suis mise à genoux dans le trou pour voir si je pouvais les apercevoir. J'étais moi-même surprise d'avoir envie de les voir. La lumière change beaucoup de choses, semble-t-il !
Il faisait enfin jour ! Enfin ! C'était presque comme si ça arrivait trop vite, étrangement. J'avais survécu à ce rituel. Je retourne à la maison avec tout mon fourbi. Je suis fatiguée, mais moins que dans mes nuits d'insomnie personnelle ou parentale. J'ai certainement somnolé par moments, dans mon trou "pain à hot-dog". Je me suis même tournée sur le côté deux fois parce que j'avais mal aux épaules.
Rendue à la maison je vois quelques personnes déjà là. M. nous acceuille chaleureusement. On m'offre un café : c'est le meilleur café du monde et rendu à ce point, je m'en foutais joyeusement de faire de l'angoisse !
Je reste dehors, sur le perron. Je veux l'air, le soleil et voir arriver ceux qui reviennent.
J'apprends que trois personnes n'ont pas fait le trou, dont P. Je suis bien surprise mais ça vient me conforter dans l'idée qu'on a pas à se juger : ne pas se juger soi, ni les autres.
On raconte nos histoires, un peu. Les gens vont et viennent. Je me retrouve avec M. Je lui raconte mes visions, mon escapade, mon retour... J'ai un peu peur de sa réaction. Elle me dit que P. était allé faire un tour en éclaireur sur les lieux avant qu'on y aille et qu'il lui a dit que j'avais raison : les lieux, les esprits des lieux sont inhospitaliés. Je suis surprise mais ça me rassure. Elle me dit qu'elle connaît les esprits verts que j'ai vu dans ma vision : qu'ils sont malins voire dangeureux ! Je suis un peu plus surprise. Elle me dit avoir eu une vision semblable à la mienne, il y a deux ans. Elle me remercie de lui confirmer ses visions. Elle me félicite en quelques sortes de ma grande sensibilité et me la présente comme une belle qualité. Ça fait du bien. Tellement. Moi qui me suis fait souvent d'être "trop" sensible. Je pouvais être fière de ma sensibilité et en plus, j'avais gagné la confiance en mon intuition pendant la nuit ! Wow. Je me sentais forte. Pas d'une force surnaturelle, forte de moi-même. Je suis bonne pour moi, je sens bien les choses. Je dois doser mon mental mais... je peux me fier à mon senti.
On mange, on a faim ! On doit faire une roue de médecine pour clore la fin de semaine.
jeudi, septembre 18, 2008
re-resuite
Le lendemain matin, j'ai vu D et Ma. On ne fait pas de bruit, les autres dorment. Quelque chose me pousse à sortir dehors. Il fait beau, soleil, il vente un peu. Je vais me rassoir près du site du feu.
Je sens la Terre. Je la sens vivante, consciente. Je sens son immense conscience du Monde et de moi. Sa conscience est positive, forte mais douce. Amour, sûrement. Ça me dit, dans le même souffle de commencer ma pratique de Reiki et que cela sera bon pour elle aussi. Ça se résume à trois phrases mais c'était extrêmement puissant. Je sentais la Terre comme une alliée, une mère aussi, encore. Je me sentais soutenue, aimée. Je me suis mise à pleurer sans essayer de retenir le moment, juste en le savourant. J'étais bien. Et puis j'ai levé la tête et j'ai vu deux oiseaux de proie se laisser porter dans le ciel, danser. Quel moment d'extase ! J'étais remplie et j'avais ma réponse quant à mon futur.
Le soir, nous devons faire le trou dans la terre pour y passer la nuit. J'ai peur mais c'est pas trop pire : la sweat s'est bien passée, ça devrait bien aller. héhé
On marche une bonne partie de l'après-midi dans les bois. On ramasse des herbes que nous devrons mettre dans le fond du trou pour nous aider à passer la nuit. Moi et P. faisons les fous en chantant des chansons kétaines. On essaie de se mettre des chansons dans la tête. On rit beaucoup.
On revient, les bras chargés d'herbes. On fait des tests pour savoir quelles herbes sont les meilleures pour nous. Le temps se couvre et il passe vite, aussi.
On s'installe pour souper. Il est déjà un peu tard et je sens Marguit un peu nerveuse. Elle nous donne quelques indications . Creuser un trou, mettre au fond un matelas de sol, les herbes, un sac de couchage et par-dessus, une couverture qui cache le trou. On est dans le trou, on n'est pas supposé sortir de la nuit ni dormir. J'ai un peu peur et je suis déjà fatiguée de la promenade et des deux nuits courtes qui précèdent.
Je n'ai pas de pelle et pas de sac de couchage non plus. De me prête une belle couverture aux allures amérindiennes et Louis, une belle couvarte ordinaire. J'ai la mienne en plus, ma belle grande.
On part, paqueté comme des ânes, à marcher dans un sentier avec des herbes aussi hautes que nous. Je me dis, pas trop loin dans le bois. Je prends le premier boisé à gauche, bordé d'un champs en me disant que j'aime mieux ouvert. Je cherche mon spot. À un certain moment je vois des os dans une clairière. Comme j'arrive dessus, une belle corneille croasse. Hum, je pense que c'est un signe. Je reviens vers le centre où se trouve Marguit et ceux qui cherchent ou qui creusent. On est tous dans une diamètre d'une centaine de pieds, ou à peu près. Je fais part de ma découverte à une participante qui m'agace un peu. Elle me fait une réponse plate qui me fait douter... Je doute. Je retourne voir. Je vois d'autres spots mais que je trouve insignifiants. Je vais voir Marguit et lui dis pour le premier spot. Elle me répond que c'est très bien !
D s'installe dans le même boisé que moi. On est à une cinquantaine de pieds. Je dois attendre sa pelle. Je suis bien gênée. C'est dur à creuser. Je vois le travail qui m'attends et je suis un peu découragée. La nuit tombe vite. Dominique finit son trou et m'accompagne jusqu'au mien. Heureusement, elle a une lanterne. Je m'évertue à creuser pendant une cinquantaine de minutes. C'est très pénible. De grosses racines d'épinettes entravent mon travail. Il fait chaud et la terre est très humide. J'essaie de faire vite pour ne pas retarder Dominique.
J'arrive enfin à me faire un trou "pain à hot-dog" ou "sacorphage". Quand je me couche dedans, j'ai les bras repliés sur moi. Mais mon premier obstacle arrive vite : la terre pue ! J'ai mal au coeur, je pense vomir. Ça pue sans bon sens. Je suis un peu découragée. Je me dis qu'il me reste au moins 10 heures à passer là. Yark ! Je remanie mes couvertes et je mets ma grande dans le fond pour couvrir tout le trou et les bords. Je m'abrille avec les deux autres comme je peux.
Il fait noir. Je me couche puis me relève quelques minutes plus tard. J'avais mis une photo de mon papy dans mes affaires et je pleure en la regardant. "kossé que je fais icitte ?" Je fume et em décide à me coucher après avoir fait le rituel de protection et de remerciements à la Terre. Je laisse ma chandelle dehors, qui brûle. C'est tellement humide, y'a rien qui va brûler là !
Au début, je crois que dormir dans le bois le visage à l'air serait mieux que couvert. Faux ! C'est mieux de rien voir. Je m'étend et remonte la couverture sur mon visage. Je commence à avoir des visions. Une à la seconde. Des neutres, au début. Toutes sortes de choses, des yeux, des arbres... Et puis je commence à en avoir du lieu, de son histoire. Je vois des pendus, des esprits malveillants, des scènes de marais avec des animaux indescriptibles. Ça me dégoûte beaucoup mais je n'ai pas peur.
J'entend plusieurs choses se passer dans le chemin. J'entends une fille se faire mal et crier. Je l'entends crier une autre fois. Les chiens jappent. Ça bouge. Ça m'énerve.
Après quelques instants (deux heures environ depuis le début) je m'assois sur le bord du trou pour fumer une autre clope. J'ai entendu un bruit dans le bois : une branche craquée. J'ai snappé. Je me suis dit : je sacre mon camp d'ici. Je me suis levée, j'ai éteint ma chandelle, je me suis mis la couverture de Denise sur le dos et j'ai couru dans le bois avec me petite lampe de poche à cinq cennes. Une folie !
Je cours mais je ne veux pas déranger les autres alors je ne vais pas dans le chemin que je connais, je décide d'aller vers le champs, la lumière de la ferme du voisin. Les chiens abboient. Je cours comme une folle en me traitant de tous les noms. En voulant me rendre au champs, je tombe dans un fossé de six pieds que je n'ai pas pu voir. Je me rape un genoux. Je sors dans le champs pour me rendre compte que la ferme est bien plus loin qu'elle en a l'air. Je suis découragée. Je me convainc que la meilleure solution est de retourner au trou pour réfléchir. Je reviens sur mes pas, retraverse le fossé et me retrouve juste à côté du trou de D.
Je l'interpelle. Je suis dans un état émotif lamentable. Je pleure et je tremble de tous mon corps. J'ai la grosse guédille au nez. D. m'a super bien accueillie sans me juger mais sans me materner non plus. J'ai compris que je n'étais pas capable de demander de l'aide et que ça me faisait sentir comme un enfant : je ne veux pas me sentir comme un enfant, vulnérable et faible. C'est dangeureux. Je fume, je pleure, je parle, je me calme. (Grand merci D.). Elle me demande si je veux qu'elle aille me reconduire à la maison. J'aimerais bien mais je refuse. Je trouve que la meilleure solution est d'y retourner et d'essayer.
Je pars le coeur vraiment calme et me recouche dans mon trou.
Je sens la Terre. Je la sens vivante, consciente. Je sens son immense conscience du Monde et de moi. Sa conscience est positive, forte mais douce. Amour, sûrement. Ça me dit, dans le même souffle de commencer ma pratique de Reiki et que cela sera bon pour elle aussi. Ça se résume à trois phrases mais c'était extrêmement puissant. Je sentais la Terre comme une alliée, une mère aussi, encore. Je me sentais soutenue, aimée. Je me suis mise à pleurer sans essayer de retenir le moment, juste en le savourant. J'étais bien. Et puis j'ai levé la tête et j'ai vu deux oiseaux de proie se laisser porter dans le ciel, danser. Quel moment d'extase ! J'étais remplie et j'avais ma réponse quant à mon futur.
Le soir, nous devons faire le trou dans la terre pour y passer la nuit. J'ai peur mais c'est pas trop pire : la sweat s'est bien passée, ça devrait bien aller. héhé
On marche une bonne partie de l'après-midi dans les bois. On ramasse des herbes que nous devrons mettre dans le fond du trou pour nous aider à passer la nuit. Moi et P. faisons les fous en chantant des chansons kétaines. On essaie de se mettre des chansons dans la tête. On rit beaucoup.
On revient, les bras chargés d'herbes. On fait des tests pour savoir quelles herbes sont les meilleures pour nous. Le temps se couvre et il passe vite, aussi.
On s'installe pour souper. Il est déjà un peu tard et je sens Marguit un peu nerveuse. Elle nous donne quelques indications . Creuser un trou, mettre au fond un matelas de sol, les herbes, un sac de couchage et par-dessus, une couverture qui cache le trou. On est dans le trou, on n'est pas supposé sortir de la nuit ni dormir. J'ai un peu peur et je suis déjà fatiguée de la promenade et des deux nuits courtes qui précèdent.
Je n'ai pas de pelle et pas de sac de couchage non plus. De me prête une belle couverture aux allures amérindiennes et Louis, une belle couvarte ordinaire. J'ai la mienne en plus, ma belle grande.
On part, paqueté comme des ânes, à marcher dans un sentier avec des herbes aussi hautes que nous. Je me dis, pas trop loin dans le bois. Je prends le premier boisé à gauche, bordé d'un champs en me disant que j'aime mieux ouvert. Je cherche mon spot. À un certain moment je vois des os dans une clairière. Comme j'arrive dessus, une belle corneille croasse. Hum, je pense que c'est un signe. Je reviens vers le centre où se trouve Marguit et ceux qui cherchent ou qui creusent. On est tous dans une diamètre d'une centaine de pieds, ou à peu près. Je fais part de ma découverte à une participante qui m'agace un peu. Elle me fait une réponse plate qui me fait douter... Je doute. Je retourne voir. Je vois d'autres spots mais que je trouve insignifiants. Je vais voir Marguit et lui dis pour le premier spot. Elle me répond que c'est très bien !
D s'installe dans le même boisé que moi. On est à une cinquantaine de pieds. Je dois attendre sa pelle. Je suis bien gênée. C'est dur à creuser. Je vois le travail qui m'attends et je suis un peu découragée. La nuit tombe vite. Dominique finit son trou et m'accompagne jusqu'au mien. Heureusement, elle a une lanterne. Je m'évertue à creuser pendant une cinquantaine de minutes. C'est très pénible. De grosses racines d'épinettes entravent mon travail. Il fait chaud et la terre est très humide. J'essaie de faire vite pour ne pas retarder Dominique.
J'arrive enfin à me faire un trou "pain à hot-dog" ou "sacorphage". Quand je me couche dedans, j'ai les bras repliés sur moi. Mais mon premier obstacle arrive vite : la terre pue ! J'ai mal au coeur, je pense vomir. Ça pue sans bon sens. Je suis un peu découragée. Je me dis qu'il me reste au moins 10 heures à passer là. Yark ! Je remanie mes couvertes et je mets ma grande dans le fond pour couvrir tout le trou et les bords. Je m'abrille avec les deux autres comme je peux.
Il fait noir. Je me couche puis me relève quelques minutes plus tard. J'avais mis une photo de mon papy dans mes affaires et je pleure en la regardant. "kossé que je fais icitte ?" Je fume et em décide à me coucher après avoir fait le rituel de protection et de remerciements à la Terre. Je laisse ma chandelle dehors, qui brûle. C'est tellement humide, y'a rien qui va brûler là !
Au début, je crois que dormir dans le bois le visage à l'air serait mieux que couvert. Faux ! C'est mieux de rien voir. Je m'étend et remonte la couverture sur mon visage. Je commence à avoir des visions. Une à la seconde. Des neutres, au début. Toutes sortes de choses, des yeux, des arbres... Et puis je commence à en avoir du lieu, de son histoire. Je vois des pendus, des esprits malveillants, des scènes de marais avec des animaux indescriptibles. Ça me dégoûte beaucoup mais je n'ai pas peur.
J'entend plusieurs choses se passer dans le chemin. J'entends une fille se faire mal et crier. Je l'entends crier une autre fois. Les chiens jappent. Ça bouge. Ça m'énerve.
Après quelques instants (deux heures environ depuis le début) je m'assois sur le bord du trou pour fumer une autre clope. J'ai entendu un bruit dans le bois : une branche craquée. J'ai snappé. Je me suis dit : je sacre mon camp d'ici. Je me suis levée, j'ai éteint ma chandelle, je me suis mis la couverture de Denise sur le dos et j'ai couru dans le bois avec me petite lampe de poche à cinq cennes. Une folie !
Je cours mais je ne veux pas déranger les autres alors je ne vais pas dans le chemin que je connais, je décide d'aller vers le champs, la lumière de la ferme du voisin. Les chiens abboient. Je cours comme une folle en me traitant de tous les noms. En voulant me rendre au champs, je tombe dans un fossé de six pieds que je n'ai pas pu voir. Je me rape un genoux. Je sors dans le champs pour me rendre compte que la ferme est bien plus loin qu'elle en a l'air. Je suis découragée. Je me convainc que la meilleure solution est de retourner au trou pour réfléchir. Je reviens sur mes pas, retraverse le fossé et me retrouve juste à côté du trou de D.
Je l'interpelle. Je suis dans un état émotif lamentable. Je pleure et je tremble de tous mon corps. J'ai la grosse guédille au nez. D. m'a super bien accueillie sans me juger mais sans me materner non plus. J'ai compris que je n'étais pas capable de demander de l'aide et que ça me faisait sentir comme un enfant : je ne veux pas me sentir comme un enfant, vulnérable et faible. C'est dangeureux. Je fume, je pleure, je parle, je me calme. (Grand merci D.). Elle me demande si je veux qu'elle aille me reconduire à la maison. J'aimerais bien mais je refuse. Je trouve que la meilleure solution est d'y retourner et d'essayer.
Je pars le coeur vraiment calme et me recouche dans mon trou.
dimanche, septembre 14, 2008
resuite
On doit travailler pour préparer la sweat lodge : ramasser beaucoup de bois et quelques pierres pour mettre dans le feu.
L'après-midi passe doucement dans le labeur. Je me retrouve souvent auprès de Lyana, une fille douce et gentille qui a comme mission de parler plus, pendant le week-end. On s'amuse, on explore. On voit les autres passer avec leurs tas de branches. M. nous dit que les branches mortes qu'on ramasse sont les trucs dont on ne veut plus dans notre vie. Je nomme mes branches... les anciens rêves, les anciens boulots, les défauts ! Tout ! Vers l'heure du souper, je suis fourbue et mes souliers de course sont complètement trempés. Et que dire des mes pantalons.
M. dit : "pour se rendre au Grand Esprit, il faut travailler. Ça demande un effort." Je me dit que je suis bien partie. J'ai des appréhensions, c'est sûr. La dernière fois, qui était ma première sweat, je n'ai pas fait la dernière porte : je trouvais cela suffocant. Je me calme le mental. Je me dis que je ferai ce dont je suis capable, et c'est tout. Je me rassure dans le contrôle : je peux quitter quand JE veux. :-)
Je vois comment se construit une sweat lodge. Je vois les branches se plier. Je suis responsable de la cordelette qui attache les branches ensemble. C'est une super sweat, grande. Youppi ! On va avoir de la place.
On va souper. Un souper léger, soupe de la vieille avec un peu de viandes et du pain. On ne doit pas être trop plein et on soupe après, on fête. Je vais me préparer : mailhot, paréo, manteau. On fume une clope tous ensemble en regardant le feu. On ne parle pas beaucoup. On est en dedans. Louis filme un peu. Il vente et c'est frais. Je vois des étoiles. Je me départis de mon manteau et de mon paréo, j'enlève mes lunettes et me glisse dans la sweat avec ma quatre litres d'eau. C'est vrai que c'est grand. Je ne suis pas collée sur mes voisines, contrairement à la première fois : j'ai de la place pour mes jambes. Les pierres sont là mais il fait tout de même un peu frais. La chaleur sèche des pierres nous incommode un peu, tout le monde tousse. M. et P. tardent à entrer car ils doivent préparer le feu. Il n'y a pas de gardien du feu pour entretenir mais les pierres doivent continuer à chauffer.
Lé prend panique. Elle nous dit qu'elle doit partir, qu'elle ne se sent pas bien, qu'elle suffoque. L. tente de la rassurer. Une grande colère l'habite et elle finit par sortir. Elle dit qu'elle s'en va chez elle... Elle me renvoie à ma propre panique. Je résiste à l'envie de sortir, pour me sauver de moi-même. Je me calme peu à peu. On attend P. qui est allé récupérer la situation avec elle. Il revient : on peut commencer.
Il fait chaud mais c'est très supportable. Je me réfère à la Terre dès que je sens une angoisse monter ou un inconfort. Je plante mes paumes dans la terre fraîche et je lui demande de me supporter. M. ne nous fait pas sortir entre les deux portes. J'ai un petit mouvement de panique : va-t-il y avoir une sortie ? Je ne veux pas faire la sweat toute d'un coup : je veux avoir le choix. On fait la deuxième porte. Il fait plus chaud mais encore, c'est supportable. Je transpire beaucoup, je bois beaucoup. Je suis enchantée que ça soit supportable. Je suis capable d'écouter la prière des autres, de l'entendre même. Il fait très noir, on ne voit rien. Mais je sens. Je sens le grand désir des autres de faire bien, d'être bons. C'est extraordinaire. Ça fait du bien à l'âme de se sentir en communauté avec les autres, profondément. Nous sommes là, dans la sweat, dans le noir, presque nus. Nos artifices sont bien loin et parfois même, inexistants. Nous sommes tous des âmes assoiffées de bonheur, de bien-être et de dépassement.
On sort, avant la troisième. Ouf ! Ça fait du bien. Vent frais, clope, lunettes. Dix minutes. On retourne. C'est plus chaud. Mais pas TROP chaud. On prie. Je vois des choses, je sens encore plus les gens. Je sens d'où part leur prière dans leur corps. Mon corps résonne à leurs prières. Je réalise que je vais faire la quatrième porte. Je pleure. Je remercie la Terre de m'aider. Je suis aux oiseaux ! J'ai eu peur, les mains enflées, mal au dos mais je sais que je vais la faire.
On sort. Vent frais, clope, lunettes. M. nous dit de boire beaucoup que la quatrième est courte mais chaude. On entre. Je décide de me coucher sur le sol frais. On ne parle pas dans celle-là, c'est M, la chamane, qui parle. Elle nous fait faire le chemin jusqu'au Grand Esprit. Je suis bien. J'ai chaud mais pas trop. C'est plus chaud, ma main qui tient un pôle de la tente sens la grande chaleur. Je tiens bon. Je suis bien, sur ma Terre qui m'accueille.
M. a fini de parler : elle nous demande de chanter. Chanter quoi ? Heureusement, le OUM s'enchaine avant que je commence "c'est en revenant de Rigaud". Les gens chantent : c'est très beau. Je m'assois. Je chante. Ce fut merveilleux. J'ai eu des visions, le troisième oeil grand ouvert.
On est sorti, après un moment. En sortant de la tente je me suis dit : la Terre c'est ma mère. J'avais envie de pleurer. Je me suis assise près du feu. J'étais tellement bien, fière, remplie. On parle pas beaucoup, pendant au moins une heure. On est à l'intérieur, savourant tout. On est léger aussi, de tout ce qu'on a brûlé, sué, prié. C'est un moment de sérénité, de bonheur.
Après, on finit par avoir faim. On mange de la bonne ratatouille en gang en riant comme des enfants à des blagues triviales de pets. J'ai tellement rit. Wow !
L'après-midi passe doucement dans le labeur. Je me retrouve souvent auprès de Lyana, une fille douce et gentille qui a comme mission de parler plus, pendant le week-end. On s'amuse, on explore. On voit les autres passer avec leurs tas de branches. M. nous dit que les branches mortes qu'on ramasse sont les trucs dont on ne veut plus dans notre vie. Je nomme mes branches... les anciens rêves, les anciens boulots, les défauts ! Tout ! Vers l'heure du souper, je suis fourbue et mes souliers de course sont complètement trempés. Et que dire des mes pantalons.
M. dit : "pour se rendre au Grand Esprit, il faut travailler. Ça demande un effort." Je me dit que je suis bien partie. J'ai des appréhensions, c'est sûr. La dernière fois, qui était ma première sweat, je n'ai pas fait la dernière porte : je trouvais cela suffocant. Je me calme le mental. Je me dis que je ferai ce dont je suis capable, et c'est tout. Je me rassure dans le contrôle : je peux quitter quand JE veux. :-)
Je vois comment se construit une sweat lodge. Je vois les branches se plier. Je suis responsable de la cordelette qui attache les branches ensemble. C'est une super sweat, grande. Youppi ! On va avoir de la place.
On va souper. Un souper léger, soupe de la vieille avec un peu de viandes et du pain. On ne doit pas être trop plein et on soupe après, on fête. Je vais me préparer : mailhot, paréo, manteau. On fume une clope tous ensemble en regardant le feu. On ne parle pas beaucoup. On est en dedans. Louis filme un peu. Il vente et c'est frais. Je vois des étoiles. Je me départis de mon manteau et de mon paréo, j'enlève mes lunettes et me glisse dans la sweat avec ma quatre litres d'eau. C'est vrai que c'est grand. Je ne suis pas collée sur mes voisines, contrairement à la première fois : j'ai de la place pour mes jambes. Les pierres sont là mais il fait tout de même un peu frais. La chaleur sèche des pierres nous incommode un peu, tout le monde tousse. M. et P. tardent à entrer car ils doivent préparer le feu. Il n'y a pas de gardien du feu pour entretenir mais les pierres doivent continuer à chauffer.
Lé prend panique. Elle nous dit qu'elle doit partir, qu'elle ne se sent pas bien, qu'elle suffoque. L. tente de la rassurer. Une grande colère l'habite et elle finit par sortir. Elle dit qu'elle s'en va chez elle... Elle me renvoie à ma propre panique. Je résiste à l'envie de sortir, pour me sauver de moi-même. Je me calme peu à peu. On attend P. qui est allé récupérer la situation avec elle. Il revient : on peut commencer.
Il fait chaud mais c'est très supportable. Je me réfère à la Terre dès que je sens une angoisse monter ou un inconfort. Je plante mes paumes dans la terre fraîche et je lui demande de me supporter. M. ne nous fait pas sortir entre les deux portes. J'ai un petit mouvement de panique : va-t-il y avoir une sortie ? Je ne veux pas faire la sweat toute d'un coup : je veux avoir le choix. On fait la deuxième porte. Il fait plus chaud mais encore, c'est supportable. Je transpire beaucoup, je bois beaucoup. Je suis enchantée que ça soit supportable. Je suis capable d'écouter la prière des autres, de l'entendre même. Il fait très noir, on ne voit rien. Mais je sens. Je sens le grand désir des autres de faire bien, d'être bons. C'est extraordinaire. Ça fait du bien à l'âme de se sentir en communauté avec les autres, profondément. Nous sommes là, dans la sweat, dans le noir, presque nus. Nos artifices sont bien loin et parfois même, inexistants. Nous sommes tous des âmes assoiffées de bonheur, de bien-être et de dépassement.
On sort, avant la troisième. Ouf ! Ça fait du bien. Vent frais, clope, lunettes. Dix minutes. On retourne. C'est plus chaud. Mais pas TROP chaud. On prie. Je vois des choses, je sens encore plus les gens. Je sens d'où part leur prière dans leur corps. Mon corps résonne à leurs prières. Je réalise que je vais faire la quatrième porte. Je pleure. Je remercie la Terre de m'aider. Je suis aux oiseaux ! J'ai eu peur, les mains enflées, mal au dos mais je sais que je vais la faire.
On sort. Vent frais, clope, lunettes. M. nous dit de boire beaucoup que la quatrième est courte mais chaude. On entre. Je décide de me coucher sur le sol frais. On ne parle pas dans celle-là, c'est M, la chamane, qui parle. Elle nous fait faire le chemin jusqu'au Grand Esprit. Je suis bien. J'ai chaud mais pas trop. C'est plus chaud, ma main qui tient un pôle de la tente sens la grande chaleur. Je tiens bon. Je suis bien, sur ma Terre qui m'accueille.
M. a fini de parler : elle nous demande de chanter. Chanter quoi ? Heureusement, le OUM s'enchaine avant que je commence "c'est en revenant de Rigaud". Les gens chantent : c'est très beau. Je m'assois. Je chante. Ce fut merveilleux. J'ai eu des visions, le troisième oeil grand ouvert.
On est sorti, après un moment. En sortant de la tente je me suis dit : la Terre c'est ma mère. J'avais envie de pleurer. Je me suis assise près du feu. J'étais tellement bien, fière, remplie. On parle pas beaucoup, pendant au moins une heure. On est à l'intérieur, savourant tout. On est léger aussi, de tout ce qu'on a brûlé, sué, prié. C'est un moment de sérénité, de bonheur.
Après, on finit par avoir faim. On mange de la bonne ratatouille en gang en riant comme des enfants à des blagues triviales de pets. J'ai tellement rit. Wow !
vendredi, septembre 12, 2008
suite
Je rentre à la maison, bien sûr...
Je ne me souviens plus très bien de la soirée. Je sais que nous sommes allés dehors, près du feu et qu'un des chiens s'est couché derrière moi. J'avais vraiment le dos collé sur lui. J'ai repensé à une carte que j'avais pigé chez ma mère en prévision de la fin de semaine et oui, c'était le chien. Je me sentais plus sécure. Et j'avais maintenant moins peur des esprits que des coyotes. Ça change le mal de place.
On a bu de l'alcool. On a rit. Jasé. Rien de précis.
Je suis allée me couchée, dans une chambre au deuxième étage de la maison. Je dors avec Marcelle, qui a de l'insomnie. J'ai tombé dans un trou noir de sommeil jusqu'au petit matin. Au réveil, je me suis rappelé avoir senti un chien pendant la nuit. En fait, je me suis poussée vers mon oreiller en prenant appui sur une patte de chien. J'ai eu un peu peur mais je me suis rendormie aussitôt. Au matin, Marcelle me dit qu'elle a aussi sentie un chien. Nous avons conclu par la suite qu'il s'agissait du chien de Patrick.
Au matin, nous déjeunons tranquillement. Denise fait une floppée de toasts, beaucoup de café, que je ne veux pas boire parce que ça me fait faire de l'angoisse, le soir.
L'après-midi est gris et mon sentiment de malaise me colle à la peau. Marguit nous fait faire un exercice pour explorer les directions et voir comment on se sent dans chacune. Ça va mais il pleut. C'est un peu tristounet.
On s'installe ensuite pour une roue de médecine. On parle, chacun notre tour, de ce qui nous habite sur le moment ou de la réflexion qu'on veut faire pendant notre séjour. Je me bats un peu contre moi-même. Je ne veux pas insulter ou blesser Denise. J'écoute ce que les autres ont a dire et j'attends de voir comment je vais me sentir avec le bâton dans les mains. Il arrive, je le tiens, je respire, lentement. Mon malaise est là. Je lâche prise, doucement. J'explique que je me sens comme une intruse sur cette terre. Je suis habituée aux Larentides, à Lanaudière. Dans "mes" bois je n'ai pas peur des animaux ou des esprits. Je dis que je ne me sentais pas à l'aise pendant l'exercice et je précise à Denise que ça a rien à voir avec elle et sa très généreuse hospitalité.
Marguit en profite pour expliquer qu'on a pas à toujours se sentir bien. Non. Parfois on ne se sent pas bien et voilà. Il faut accepter. Ça me rassure et je me sens vraiment bien d'avoir expliquer cela doucement dans mon respect et celui des autres.
à suivre...
Je ne me souviens plus très bien de la soirée. Je sais que nous sommes allés dehors, près du feu et qu'un des chiens s'est couché derrière moi. J'avais vraiment le dos collé sur lui. J'ai repensé à une carte que j'avais pigé chez ma mère en prévision de la fin de semaine et oui, c'était le chien. Je me sentais plus sécure. Et j'avais maintenant moins peur des esprits que des coyotes. Ça change le mal de place.
On a bu de l'alcool. On a rit. Jasé. Rien de précis.
Je suis allée me couchée, dans une chambre au deuxième étage de la maison. Je dors avec Marcelle, qui a de l'insomnie. J'ai tombé dans un trou noir de sommeil jusqu'au petit matin. Au réveil, je me suis rappelé avoir senti un chien pendant la nuit. En fait, je me suis poussée vers mon oreiller en prenant appui sur une patte de chien. J'ai eu un peu peur mais je me suis rendormie aussitôt. Au matin, Marcelle me dit qu'elle a aussi sentie un chien. Nous avons conclu par la suite qu'il s'agissait du chien de Patrick.
Au matin, nous déjeunons tranquillement. Denise fait une floppée de toasts, beaucoup de café, que je ne veux pas boire parce que ça me fait faire de l'angoisse, le soir.
L'après-midi est gris et mon sentiment de malaise me colle à la peau. Marguit nous fait faire un exercice pour explorer les directions et voir comment on se sent dans chacune. Ça va mais il pleut. C'est un peu tristounet.
On s'installe ensuite pour une roue de médecine. On parle, chacun notre tour, de ce qui nous habite sur le moment ou de la réflexion qu'on veut faire pendant notre séjour. Je me bats un peu contre moi-même. Je ne veux pas insulter ou blesser Denise. J'écoute ce que les autres ont a dire et j'attends de voir comment je vais me sentir avec le bâton dans les mains. Il arrive, je le tiens, je respire, lentement. Mon malaise est là. Je lâche prise, doucement. J'explique que je me sens comme une intruse sur cette terre. Je suis habituée aux Larentides, à Lanaudière. Dans "mes" bois je n'ai pas peur des animaux ou des esprits. Je dis que je ne me sentais pas à l'aise pendant l'exercice et je précise à Denise que ça a rien à voir avec elle et sa très généreuse hospitalité.
Marguit en profite pour expliquer qu'on a pas à toujours se sentir bien. Non. Parfois on ne se sent pas bien et voilà. Il faut accepter. Ça me rassure et je me sens vraiment bien d'avoir expliquer cela doucement dans mon respect et celui des autres.
à suivre...
jeudi, septembre 11, 2008
fin de semaine chamanique
Bon...
Commençont par le commencement.
Je suis allée en fin de semaine chamanique pour pratiquer deux activités (sweat lodge et dormir une nuit dans un trou creusé en plein bois) et trouver en moi la réponse à si je dois m'investir dans le reiki et faire du bureau à la maison.
Je suis partie vendredi après midi, en compagnie de trois charmantes dames. Nous étions un peu nerveuses. Ça se passe bien malgré l'immense traffic du vendredi qui nous paralyse à plusieurs reprises. On rit, tout de même et l'atmosphère dans la voiture est joyeuse.
Nous arrivons enfin à Ste-Adelphe. Un petit rang, des gros pylones. Comme on dit, je ne le sens pas. Je ne suis pas à l'aise. On aperçoit la maison. Une poupée artisanale nous attend sur la galerie d'en avant. Elle me fait peur. Le soir tombe et tout en débarquant de l'auto, je me sens comme dans un film d'horreur.
J'entre dans la maison. Nous serons 12. Nous sommes les dernières arrivées. L'hôtesse vient me saluer avec son bel accent du Lac. La maison est éclairée drôlement la sensation de film non seulement ne me quitte pas, elle amplifie. J'essaie de m'assoir avec mon sourire crispé, souhaitant que personne ne me remarque.
P. vient s'assoir près de moi, me demandant comment ça va ! Comme vous savez, on ne cache pas ce genre de chose à mon beau P. Je lui dit que je me sens intruse et avec un rire nerveux, que j'ai l'impression d'être dans un film d'horreur. Il rit, avec ses beaux yeux taquins. Il me fait rire. Il me dit que L. a amené une caméra et qu'on devrait aller dehors se filmer comme dans Blair Witch. Je suis plus détendue mais toujours crispée.
J'ai plein de préjugés sur les gens autour de moi. Certains plus que d'autres. Je ne suis pas à mon meilleur, enfermée dans ma peur.
On mange une très bonne soupe, préparée par De, l'hôtesse, qui est cuisinière.
Je suis P. dehors pour notre projet rigolo de film. Il fait noir comme chez le loup. Les deux chiens du voisins arrivent pour nous tenir compagnie. Deux beaux chiens noirs, genre labrador. on marche sur le chemin de gravel avec la caméra. P. me dit de mettre la lampe de poche sous mon menton pour faire le film. On rit. Les chiens lèvent la tête. On entend hurler des coyotes. Pas à vingt milles, non, moins de un kilomètre, de champs. P. est excité et retourne à la maison pour aviser M, la chamane, de leur présence. Je fige sur place et je me dis : moi je dois me creuser un trou là et dormir toute une nuit entouré de coyotes.
à suivre ...
Commençont par le commencement.
Je suis allée en fin de semaine chamanique pour pratiquer deux activités (sweat lodge et dormir une nuit dans un trou creusé en plein bois) et trouver en moi la réponse à si je dois m'investir dans le reiki et faire du bureau à la maison.
Je suis partie vendredi après midi, en compagnie de trois charmantes dames. Nous étions un peu nerveuses. Ça se passe bien malgré l'immense traffic du vendredi qui nous paralyse à plusieurs reprises. On rit, tout de même et l'atmosphère dans la voiture est joyeuse.
Nous arrivons enfin à Ste-Adelphe. Un petit rang, des gros pylones. Comme on dit, je ne le sens pas. Je ne suis pas à l'aise. On aperçoit la maison. Une poupée artisanale nous attend sur la galerie d'en avant. Elle me fait peur. Le soir tombe et tout en débarquant de l'auto, je me sens comme dans un film d'horreur.
J'entre dans la maison. Nous serons 12. Nous sommes les dernières arrivées. L'hôtesse vient me saluer avec son bel accent du Lac. La maison est éclairée drôlement la sensation de film non seulement ne me quitte pas, elle amplifie. J'essaie de m'assoir avec mon sourire crispé, souhaitant que personne ne me remarque.
P. vient s'assoir près de moi, me demandant comment ça va ! Comme vous savez, on ne cache pas ce genre de chose à mon beau P. Je lui dit que je me sens intruse et avec un rire nerveux, que j'ai l'impression d'être dans un film d'horreur. Il rit, avec ses beaux yeux taquins. Il me fait rire. Il me dit que L. a amené une caméra et qu'on devrait aller dehors se filmer comme dans Blair Witch. Je suis plus détendue mais toujours crispée.
J'ai plein de préjugés sur les gens autour de moi. Certains plus que d'autres. Je ne suis pas à mon meilleur, enfermée dans ma peur.
On mange une très bonne soupe, préparée par De, l'hôtesse, qui est cuisinière.
Je suis P. dehors pour notre projet rigolo de film. Il fait noir comme chez le loup. Les deux chiens du voisins arrivent pour nous tenir compagnie. Deux beaux chiens noirs, genre labrador. on marche sur le chemin de gravel avec la caméra. P. me dit de mettre la lampe de poche sous mon menton pour faire le film. On rit. Les chiens lèvent la tête. On entend hurler des coyotes. Pas à vingt milles, non, moins de un kilomètre, de champs. P. est excité et retourne à la maison pour aviser M, la chamane, de leur présence. Je fige sur place et je me dis : moi je dois me creuser un trou là et dormir toute une nuit entouré de coyotes.
à suivre ...
mercredi, septembre 10, 2008
retour
Oui, je suis revenue. J'ai de la difficulté à revenir, à rassembler mon mental pour fonctionner dans la réalité quotidienne... :-) Petit à petit.
Je dois écrire ma fin de semaine. Ça va être long. C'est dense, riche, complexe. Je me laisse quelques jours pour le faire.
À bientôt
Je dois écrire ma fin de semaine. Ça va être long. C'est dense, riche, complexe. Je me laisse quelques jours pour le faire.
À bientôt
vendredi, septembre 05, 2008
départ
Salut
Je pars aujourd'hui pour ma fin de semaine chamanique. J'ai un peu peur. Je me sens aussi très légère et confiante. J'ai hâte d'être à moi seule. ;-)
Je vais en reparler à mon retour.
À plus
Izaelxx
Je pars aujourd'hui pour ma fin de semaine chamanique. J'ai un peu peur. Je me sens aussi très légère et confiante. J'ai hâte d'être à moi seule. ;-)
Je vais en reparler à mon retour.
À plus
Izaelxx
mardi, août 12, 2008
vie inka
Salut
J'ai fait une scéance d'écriture avec ma mère. Je sentais qu'elle pouvait canaliser. Je lui ai demandé un reiki, même s'il était très tard et que je savais qu'elle étais fatiguée.
Elle a vu une de nos anciennes vies : amérindiennes-inkas. Elle m'a vue faire des offrandes et marcher dans les bois pour ramasser des herbes. Je connaissais bien le monde des herbes, leurs pouvoirs, leurs énergies.
Je me suis vue. J'ai pleuré. Un beau souvenir, trop beau. Pendant le reiki, je me sentais me remplir de petites lumières bleues.
Elle m'a dit qu'une agressivité m'habitait parce que j'ai hâte que ça marche, de faire de choses. J'ai hâte d'exploser qu'elle me disait. Elle m'a dit aussi qu'elle pensait que je retrouverais cette connaissance sur les plantes bientôt.
C'est vrai que j'ai l'impression que je vais exploser.
Le lendemain, j'ai pris du temps pour moi. Le grand Papoute a amener sa fille aux jeux.
Je me suis fait un rebirth maison. Ça m'a calmé l'esprit. J'ai vu un amérindien Inka venir se pencher au-dessus de ma tête. Il portait des plumes blanc et rouge. C'était spécial. J'ai l'impression de me reconnecter avec cette vie.
J'ai marché. Je me suis assise dans l'herbe et j'ai regardé les insectes. J'étais bien.
Je dois prendre du temps pour me reconnecter encore plus, encore mieux. Ça n'est pas facile. J'ai une tendance à me comparer et à penser que je suis trop privilégiée d'avoir du temps pour cela. D'un autre côté, je pense offrir mes services en reiki mais payants. Je dois être conséquente avec moi-même... Si je veux en faire un métier, je dois me faire payer !
Pour le reste, j'ai bien hâte à mon week end dans le bois avec P. mais animé par M., une chamane européenne. On va faire une sweat lodge, une roue de médecine et un rituel de la beauté bénie. Un beau nom pour dire qu'on va dormir tout seul dans le bois ! Aye ! J'ai un peu la chienne mais je dois y aller !
Je pense aussi à mon bâton de la parole que je dois concocter. J'y pense, ça s'en vient.
Ça m'a fait du bien que ma mère soit inspirée. C'est le fun quand ça vient d'ailleurs aussi.
À plus
J'ai fait une scéance d'écriture avec ma mère. Je sentais qu'elle pouvait canaliser. Je lui ai demandé un reiki, même s'il était très tard et que je savais qu'elle étais fatiguée.
Elle a vu une de nos anciennes vies : amérindiennes-inkas. Elle m'a vue faire des offrandes et marcher dans les bois pour ramasser des herbes. Je connaissais bien le monde des herbes, leurs pouvoirs, leurs énergies.
Je me suis vue. J'ai pleuré. Un beau souvenir, trop beau. Pendant le reiki, je me sentais me remplir de petites lumières bleues.
Elle m'a dit qu'une agressivité m'habitait parce que j'ai hâte que ça marche, de faire de choses. J'ai hâte d'exploser qu'elle me disait. Elle m'a dit aussi qu'elle pensait que je retrouverais cette connaissance sur les plantes bientôt.
C'est vrai que j'ai l'impression que je vais exploser.
Le lendemain, j'ai pris du temps pour moi. Le grand Papoute a amener sa fille aux jeux.
Je me suis fait un rebirth maison. Ça m'a calmé l'esprit. J'ai vu un amérindien Inka venir se pencher au-dessus de ma tête. Il portait des plumes blanc et rouge. C'était spécial. J'ai l'impression de me reconnecter avec cette vie.
J'ai marché. Je me suis assise dans l'herbe et j'ai regardé les insectes. J'étais bien.
Je dois prendre du temps pour me reconnecter encore plus, encore mieux. Ça n'est pas facile. J'ai une tendance à me comparer et à penser que je suis trop privilégiée d'avoir du temps pour cela. D'un autre côté, je pense offrir mes services en reiki mais payants. Je dois être conséquente avec moi-même... Si je veux en faire un métier, je dois me faire payer !
Pour le reste, j'ai bien hâte à mon week end dans le bois avec P. mais animé par M., une chamane européenne. On va faire une sweat lodge, une roue de médecine et un rituel de la beauté bénie. Un beau nom pour dire qu'on va dormir tout seul dans le bois ! Aye ! J'ai un peu la chienne mais je dois y aller !
Je pense aussi à mon bâton de la parole que je dois concocter. J'y pense, ça s'en vient.
Ça m'a fait du bien que ma mère soit inspirée. C'est le fun quand ça vient d'ailleurs aussi.
À plus
samedi, août 09, 2008
vacances
Salut !
Je suis toujours en vacances mentales ! Je me consacre au ménage, aux plaisirs et à consolider ma relation avec mon conjoint. On se perd un peu de vue par moment.
Spirituellement, je me prépare à une retraite de 3 jours, offerte par P. Ça me stress et m'excite en même temps. Il va y avoir une sweat lodge, un rituel de la beauté bénie et une roue de médecine. My God ! Dormir dans le bois avec une seule couverture.
Pour le reste c'est calme. J'ai fait un tout petit peu d'écriture avec ma mère. Je ne me sens pas un besoin pressant d'en faire. Je sens surtout le besoin de me reposer avant l'automne.
L'été est dur. Le soleil est dur et la température difficile. Je crois que la Terre commence à faire son propre ménage.
J'espère profiter du soleil, s'il apparaît. ;-)
À plus
Je suis toujours en vacances mentales ! Je me consacre au ménage, aux plaisirs et à consolider ma relation avec mon conjoint. On se perd un peu de vue par moment.
Spirituellement, je me prépare à une retraite de 3 jours, offerte par P. Ça me stress et m'excite en même temps. Il va y avoir une sweat lodge, un rituel de la beauté bénie et une roue de médecine. My God ! Dormir dans le bois avec une seule couverture.
Pour le reste c'est calme. J'ai fait un tout petit peu d'écriture avec ma mère. Je ne me sens pas un besoin pressant d'en faire. Je sens surtout le besoin de me reposer avant l'automne.
L'été est dur. Le soleil est dur et la température difficile. Je crois que la Terre commence à faire son propre ménage.
J'espère profiter du soleil, s'il apparaît. ;-)
À plus
lundi, juillet 14, 2008
être dedans
Allo !
Je suis pas mal travaille là. C'est bon. Ça fait du bien de faire autre chose.
Sinon, j'ai fait un medecin bag à mon chum et il était très réussi. Je ne sais pas comment l'expliquer mais je le sens. Je sens comment le fabriquer et je sentais quelles roches je pouvais mettre dedans. C'est la première fois qu'il me dit ressentir quelque chose en le mettant. Wow ! J'en suis bien fière.
J'ai pas trop capoté non plus parce que ma fille a été un peu malade. Même que aujourd'hui, pour son rhume, j'ai compris que son corps se libérait des tristesses de la fin de l'année scolaire et du changement de routine qui ont été difficile pour elle. J'ai aussi compris qu'elle a sa vie. J'ai le devoir d'en prendre soin mais je ne peux pas être malade à sa place. Ça l'air simple comme ça mais... c'est profond.
J'ai parlé aussi à une connaissance que je ne vois que quelques fois par année. Elle a été malade cet hiver : grosse bronchite. Je me suis permise de lui dire qu'il s'agissait de tristesse lourde. Ouille ! J'ai visé très juste. Heureusement, je portais un quartz rose sur le coeur alors j'ai pu vérifier que, effectivement, ça protège de se vider.
Je me sens bien quoique je dorme un peu mal depuis plusieurs jours. J'ai des nouvelles sortes de rêves. C'est bizarre à dire mais c'est vrai. Des thèmes inconnus, des drôles de situations.
La pleine lune s'en vient. Le 18 juillet une nouvelle porte s'ouvre. D'ici là il est de convenance d'alléger sa vie en se débarassant des choses (gens, situations) dont on a plus besoin. Vivre l'instant présent dans la joie, la beauté du coeur et la générosité.
Be happy !
Je suis pas mal travaille là. C'est bon. Ça fait du bien de faire autre chose.
Sinon, j'ai fait un medecin bag à mon chum et il était très réussi. Je ne sais pas comment l'expliquer mais je le sens. Je sens comment le fabriquer et je sentais quelles roches je pouvais mettre dedans. C'est la première fois qu'il me dit ressentir quelque chose en le mettant. Wow ! J'en suis bien fière.
J'ai pas trop capoté non plus parce que ma fille a été un peu malade. Même que aujourd'hui, pour son rhume, j'ai compris que son corps se libérait des tristesses de la fin de l'année scolaire et du changement de routine qui ont été difficile pour elle. J'ai aussi compris qu'elle a sa vie. J'ai le devoir d'en prendre soin mais je ne peux pas être malade à sa place. Ça l'air simple comme ça mais... c'est profond.
J'ai parlé aussi à une connaissance que je ne vois que quelques fois par année. Elle a été malade cet hiver : grosse bronchite. Je me suis permise de lui dire qu'il s'agissait de tristesse lourde. Ouille ! J'ai visé très juste. Heureusement, je portais un quartz rose sur le coeur alors j'ai pu vérifier que, effectivement, ça protège de se vider.
Je me sens bien quoique je dorme un peu mal depuis plusieurs jours. J'ai des nouvelles sortes de rêves. C'est bizarre à dire mais c'est vrai. Des thèmes inconnus, des drôles de situations.
La pleine lune s'en vient. Le 18 juillet une nouvelle porte s'ouvre. D'ici là il est de convenance d'alléger sa vie en se débarassant des choses (gens, situations) dont on a plus besoin. Vivre l'instant présent dans la joie, la beauté du coeur et la générosité.
Be happy !
mardi, juin 24, 2008
potion
Allo !
On a fait une potion magique ma mère et moi : l'élixir du Suédois. On va bien voir ce que ça donne. Ça va être prêt dans 6 jours. On l'a fait au solstice... C'est plus efficace.
J'ai vu mon oncle malade. Il me dit que ça va bien... Je verrai bien. Je souhaite qu'il aille mieux et je lui ai fait un bon soin reiki. Je n'en serait pas heureuse mais j'ai toujours le recul qui me garde la tête froide. J'ai toujours un doute en tête. Et ça ne voudrait pas dire que je n'ai rien à apporter à ce niveau. Ça serait autre chose !
Je crois que je vais faire ma première roue de médecine (animer pour la première fois) bientôt. Je crois que c'est ce que je dois faire. J'ai des amis qui sont prêts à tenter l'aventure. Je vais demander conseil à Pat.
J'écris. Une nouvelles guide est apparue parce que nous avons fait l'élixir. Disons qu'on a l'air de commencer une nouvelle étape.
C'est bizarre de mélanger chamanisme et travail concret, rush de l'année. Ouf !
à plus
PS je crois que je faisais une sinusite (mal de tête, narine bouchée, pression) et je l'ai guéri en sniffant de l'huile essentielle de thym et de pin dans de l'eau chaude, 4 fois dans la même journée. Ça piquait en joualvert mais efficace. Deux jours plus tard les maux avaient totalement disparus. Yesssssssss ! Comme quoi, ça vaut la peine de chercher. Cependant, ma fille en a senti et elle a eu des réactions allergiques (peau marquée). Elle n'aura pas d'élixir non plus.
On a fait une potion magique ma mère et moi : l'élixir du Suédois. On va bien voir ce que ça donne. Ça va être prêt dans 6 jours. On l'a fait au solstice... C'est plus efficace.
J'ai vu mon oncle malade. Il me dit que ça va bien... Je verrai bien. Je souhaite qu'il aille mieux et je lui ai fait un bon soin reiki. Je n'en serait pas heureuse mais j'ai toujours le recul qui me garde la tête froide. J'ai toujours un doute en tête. Et ça ne voudrait pas dire que je n'ai rien à apporter à ce niveau. Ça serait autre chose !
Je crois que je vais faire ma première roue de médecine (animer pour la première fois) bientôt. Je crois que c'est ce que je dois faire. J'ai des amis qui sont prêts à tenter l'aventure. Je vais demander conseil à Pat.
J'écris. Une nouvelles guide est apparue parce que nous avons fait l'élixir. Disons qu'on a l'air de commencer une nouvelle étape.
C'est bizarre de mélanger chamanisme et travail concret, rush de l'année. Ouf !
à plus
PS je crois que je faisais une sinusite (mal de tête, narine bouchée, pression) et je l'ai guéri en sniffant de l'huile essentielle de thym et de pin dans de l'eau chaude, 4 fois dans la même journée. Ça piquait en joualvert mais efficace. Deux jours plus tard les maux avaient totalement disparus. Yesssssssss ! Comme quoi, ça vaut la peine de chercher. Cependant, ma fille en a senti et elle a eu des réactions allergiques (peau marquée). Elle n'aura pas d'élixir non plus.
jeudi, juin 12, 2008
tranquilité
Allo !
Je continue à faire de l'écriture, ça va assez bien.
Un des guides a dit que les rayons du soleil sont particulièrement agressant cet été et qu'on devrait se couvrir la tête. On est en période d'épuration. On devrait aussi manger moins de viande. Les animaux vont eux-mêmes souffrir de la situation et si on ne veut pas se surcharger en prenant les impuretés des autres... C'est rien de vraiment neuf mais coudon, si ça fait pas de bien, ça fait pas de tort.
Je faisais du vélo plus tôt et une amie de la famille de ma meilleure amie est venue "sonner". Elle est décédée depuis de nombreuses années, dans un accident de la route. Je ne sais pas si elle désire me parler mais j'ai plus l'impression qu'elle veut parler à Valérie. Je verrai ça.
Sinon, je viens de finir un gros rhume. Assez court mais plate. Je profite bien du beau temps que j'adore. Je travaille au festival.
J'attends le solstice.
J'ai commencé à lire un livre sur la sagesse amérindienne. Superbe livre. Je capote. J'ai juste le goût d'aller faire un tour au États pour visiter ces lieux. Je vais vous en reparler.
À bientôt
Je continue à faire de l'écriture, ça va assez bien.
Un des guides a dit que les rayons du soleil sont particulièrement agressant cet été et qu'on devrait se couvrir la tête. On est en période d'épuration. On devrait aussi manger moins de viande. Les animaux vont eux-mêmes souffrir de la situation et si on ne veut pas se surcharger en prenant les impuretés des autres... C'est rien de vraiment neuf mais coudon, si ça fait pas de bien, ça fait pas de tort.
Je faisais du vélo plus tôt et une amie de la famille de ma meilleure amie est venue "sonner". Elle est décédée depuis de nombreuses années, dans un accident de la route. Je ne sais pas si elle désire me parler mais j'ai plus l'impression qu'elle veut parler à Valérie. Je verrai ça.
Sinon, je viens de finir un gros rhume. Assez court mais plate. Je profite bien du beau temps que j'adore. Je travaille au festival.
J'attends le solstice.
J'ai commencé à lire un livre sur la sagesse amérindienne. Superbe livre. Je capote. J'ai juste le goût d'aller faire un tour au États pour visiter ces lieux. Je vais vous en reparler.
À bientôt
jeudi, mai 29, 2008
autre chose
Allo !
Je suis pas mal occupée ces temps-ci avec autre chose. Je prépare ma partie pour le travail et ça me bouffe du temps et la tête. C'est pas plus mal. Ça fait prendre l'air à mon chamanisme.
La vie ne s'arrête pas cependant.
J'ai eu une autre confirmation que mes écritures semblent fonctionner. Mon oncle me disait, via les écritures, qu'il avait de la difficulté à marcher... Je n'ai pas eu la chance de lui demander si cela était vrai. Ma tante m'a écrit hier et m'a dit qu'il a eu de la difficulté à marcher, tellement que sa femme voulait appeler l'ambulance. Bien coudonc, je suis peut-être pas trop dans le champs.
Je suis allée voir P. juste pour le fun. On a eu du plaisir.
À bientôt
Je suis pas mal occupée ces temps-ci avec autre chose. Je prépare ma partie pour le travail et ça me bouffe du temps et la tête. C'est pas plus mal. Ça fait prendre l'air à mon chamanisme.
La vie ne s'arrête pas cependant.
J'ai eu une autre confirmation que mes écritures semblent fonctionner. Mon oncle me disait, via les écritures, qu'il avait de la difficulté à marcher... Je n'ai pas eu la chance de lui demander si cela était vrai. Ma tante m'a écrit hier et m'a dit qu'il a eu de la difficulté à marcher, tellement que sa femme voulait appeler l'ambulance. Bien coudonc, je suis peut-être pas trop dans le champs.
Je suis allée voir P. juste pour le fun. On a eu du plaisir.
À bientôt
mardi, avril 29, 2008
richesses
salut
Ça fait un petit bout que je n'ai pas écrit. Ce n'est pas qu'il se passe rien en fait, c'est plutôt le contraire, il se passe énormément de choses.
Je continue l'écriture et les enseignements se suivent mais ne se ressemblent pas. Moi et ma mère avons été sollicité par ma grand-mère (décédée) pour lui faire un rituel car elle disait manquer d'énergie pour accéder au niveau suivant. Ce que nous avons fait avec grand plaisir puisque ça nous a mises dans un atmosphère "ancêtres" vraiment rare et agréable. Le lendemain, sa soeur mourait. C'était une vieille dame de 87 ans qui avait déclaré quelques jours plus tôt (ce que nous avons appris après) qu'elle était prête. Donc, ma grand-mère semble nous avoir demandé l'énergie nécessaire pour pouvoir accueillir sa soeur. (!!!)
Nous sommes allées aux funérailles. J'y ai senti bien des gens, en fait, bien des femmes. Je me rends compte que l'autre côté, c'est comme ici, avec des rites particuliers, des demandes particulières. C'est pas tout en guimauve et plus blanc que blanc comme je l'ai toujours imaginé. C'est comme ici, dans les grosses lignes.
Ma mère y a revu un frère avec qui elle a des relations pour le moins tendues depuis plus de 45 ans. Les écritures lui avait proposé de faire un rituel de tambour pour dialoguer avec son âme. Et bien oui, il y avait du changement. Il n'avait pas l'air agressif du tout (contrairement à son habitude où il fait clairement sentir à ma mère qu'elle n'est pas la bienvenue). À un certain moment il est même venu se placer tout près derrière nous, à un point tel que ça m'a dérangé dans ma bulle. Non, il n'est pas venu nous parler. Sa femme est venue me dire gentiment que ma fille à de superbes yeux bleus. Je l'ai remerciée avec chaleur. Ça peut sembler subtil à plusieurs mais je peux vous dire que ces changements sont très palpables et précieux pour nous.
Je suis allée au salon Harmonie. Je me sentais en forme, à l'aise. J'ai gagné un paquet de produits fabriqués à partir d'herbes par une femme formidable. Des produits (baume, gel, agencement d'herbes) qui ont des propriétés magiques. En fait, je dirais, qui respectent les propriétés magiques des plantes. J'ai jasé un bout avec elle. J'ai été charmé par sa simplicité et sa compétence. Je dois dire aussi que je songe à prendre des cours d'herbalisme. Ça m'a dit que j'allais dans la bonne direction.
Ça m'a fait du bien de rencontrer des femmes alertes, chaleureuses et bien dans leur pratique. Je me sentais tout à fait à l'aise de les interroger. Je ne me sentais pas moins qu'elles ou inadéquate comme ça m'arrivait si souvent par le passé. J'avais le sentiment de faire partie d'une belle part de l'humanité en compagnie de gens qui ont un intérêt semblable au mien pour l'échange humain et le bien-être.
J'ai aussi confronter une de mes peurs en parlant de mon malaise à vivre un genre d'admiration parfois exgéré et sclérosant envers P. de qui je tire moult enseignements sur le chamanisme. Je me suis servi d'un malaise avec mes hormones +++ de nouveau stérilet (hyper sensibilité) pour lui écrire une lettre dans laquelle je lui ai expliqué ce que je vivais mais que je me juge par rapport à lui. Je ne me suis pas censurée dans la lettre. J'ai résisté à ma tendance d'amoindrir ou de contrôler. On s'est parlé au téléphone une heure et demie. Wow ! Je l'aime beaucoup. Il m'a confié ses propres difficultés tout en valorisant mes questionnements et mes expériences. Quel trésor !
Ça fait un petit bout que je n'ai pas écrit. Ce n'est pas qu'il se passe rien en fait, c'est plutôt le contraire, il se passe énormément de choses.
Je continue l'écriture et les enseignements se suivent mais ne se ressemblent pas. Moi et ma mère avons été sollicité par ma grand-mère (décédée) pour lui faire un rituel car elle disait manquer d'énergie pour accéder au niveau suivant. Ce que nous avons fait avec grand plaisir puisque ça nous a mises dans un atmosphère "ancêtres" vraiment rare et agréable. Le lendemain, sa soeur mourait. C'était une vieille dame de 87 ans qui avait déclaré quelques jours plus tôt (ce que nous avons appris après) qu'elle était prête. Donc, ma grand-mère semble nous avoir demandé l'énergie nécessaire pour pouvoir accueillir sa soeur. (!!!)
Nous sommes allées aux funérailles. J'y ai senti bien des gens, en fait, bien des femmes. Je me rends compte que l'autre côté, c'est comme ici, avec des rites particuliers, des demandes particulières. C'est pas tout en guimauve et plus blanc que blanc comme je l'ai toujours imaginé. C'est comme ici, dans les grosses lignes.
Ma mère y a revu un frère avec qui elle a des relations pour le moins tendues depuis plus de 45 ans. Les écritures lui avait proposé de faire un rituel de tambour pour dialoguer avec son âme. Et bien oui, il y avait du changement. Il n'avait pas l'air agressif du tout (contrairement à son habitude où il fait clairement sentir à ma mère qu'elle n'est pas la bienvenue). À un certain moment il est même venu se placer tout près derrière nous, à un point tel que ça m'a dérangé dans ma bulle. Non, il n'est pas venu nous parler. Sa femme est venue me dire gentiment que ma fille à de superbes yeux bleus. Je l'ai remerciée avec chaleur. Ça peut sembler subtil à plusieurs mais je peux vous dire que ces changements sont très palpables et précieux pour nous.
Je suis allée au salon Harmonie. Je me sentais en forme, à l'aise. J'ai gagné un paquet de produits fabriqués à partir d'herbes par une femme formidable. Des produits (baume, gel, agencement d'herbes) qui ont des propriétés magiques. En fait, je dirais, qui respectent les propriétés magiques des plantes. J'ai jasé un bout avec elle. J'ai été charmé par sa simplicité et sa compétence. Je dois dire aussi que je songe à prendre des cours d'herbalisme. Ça m'a dit que j'allais dans la bonne direction.
Ça m'a fait du bien de rencontrer des femmes alertes, chaleureuses et bien dans leur pratique. Je me sentais tout à fait à l'aise de les interroger. Je ne me sentais pas moins qu'elles ou inadéquate comme ça m'arrivait si souvent par le passé. J'avais le sentiment de faire partie d'une belle part de l'humanité en compagnie de gens qui ont un intérêt semblable au mien pour l'échange humain et le bien-être.
J'ai aussi confronter une de mes peurs en parlant de mon malaise à vivre un genre d'admiration parfois exgéré et sclérosant envers P. de qui je tire moult enseignements sur le chamanisme. Je me suis servi d'un malaise avec mes hormones +++ de nouveau stérilet (hyper sensibilité) pour lui écrire une lettre dans laquelle je lui ai expliqué ce que je vivais mais que je me juge par rapport à lui. Je ne me suis pas censurée dans la lettre. J'ai résisté à ma tendance d'amoindrir ou de contrôler. On s'est parlé au téléphone une heure et demie. Wow ! Je l'aime beaucoup. Il m'a confié ses propres difficultés tout en valorisant mes questionnements et mes expériences. Quel trésor !
mardi, mars 25, 2008
pâques
Allo !
J'ai fait de l'écriture avec ma mère la veille de Pâques. C'est la chamane qui est venue. Elle nous a donné quelques indications pour les pierres quand on fait de l'écriture. Elle nous a aussi suggéré d'aller chercher de l'eau de Pâques, le lendemain.
Nous sommes allées.
Wow. Nous sommes sorties, moi et ma mère à 6h10. Le ciel était bleu pâle et la lune encore bien ronde et très blanche. Une corneille nous attendait, croassant.
Je me sentais très triste. Je crois que mon âme percevait qu'il s'agisssait d'un passage et qui dit passage, dit deuil. Quand on progresse, on laisse quelque chose derrière soi. Ce sentiment s'est dissipé quand on est arrivé à la source. Dans cette ville, la source est très accessible : ce qu'on appelle l'eau de pet (on devrait dire "eau de Pit") mais elle sent le souffre. :-) Les gens sont habitués et boivent de cette eau avec plaisir.
On a attendu un vingt minutes dans la voiture pour attendre vraiment au moment où le soleil se lève. On a vu des corneilles, beaucoup. La corneille est l'oiseau de l'origine du monde dans plusieurs sociétés améridiennes. J'ai fait ma prière Reiki. J'ai senti que je devais me mettre de l'eau sur les mains, avec le signe Reiki. J'ai senti fortement la présence de mon grand-père, à un certain moment. On est sorti de l'auto, on a pris l'eau, dans notre 2 gallons. Cette eau va servir à se laver les mains avant de faire une reiki et à mettre aussi sur une partie malade du corps. Mais le rituel nous a ouvertes, a ouvert nos chakras.
On est rentré dans l'auto et j'avais l'impression que le chakra du coeur avait triplé. J'avais les mains chaudes, le coeur ouvert. Ma mère a proposé de roulé jusqu'à une petite chapelle où on peut faire brûler des lampions. On a roulé en silence. C'était vraiment magique. On voyait le lever du soleil qui était vraiment splendide. On s'est rempli le corps et l'âme de ce beau spectacle.
Ce qui peut être intéressant dans cette histoire, c'est que j'ai toujours un doute quand je fais de l'écriture. Toujours. "c'est tu moi coudonc, qui écris ces affaires là !" C'est difficile à expliquer mais c'est ça. Toutes les personnes pratiquant cette technique vivent ce doute, semble-t-il. C'est la vie, j'imagine. Faut que j'apprenne à faire plus confiance, sans perdre mon sens critique. Ce qui me semblait positif, en contre partie de mon doute, c'est que mon oncle a accepté de recevoir un soin reiki. Mon oncle se bat avec le cancer et je lui ai offert mes services. Il refusé poliment, ce que j'ai respecté, sans problème. Mon grand-père est venu me visiter et m'a informé que mon oncle avait changé d'idée. J'ai pris ça avec un grain de sel mais au party de famille, sa femme est venue me voir pour me dire qu'il était maintenant intéressé. Hé ! Ça m'a fait plaisir.
C'est donc probablement sur lui que je vais tester mes nouvelles aptitudes reiki, en fin de semaine prochaine. J'ai l'impression que mon reiki va être plus fort dû au rituel. Je vais bien voir et je vais venir le raconter ici. :-)
Ça ressemble à ça. Ça semble simple et concis mais c'est très vaste comme sensations.
Namasté
J'ai fait de l'écriture avec ma mère la veille de Pâques. C'est la chamane qui est venue. Elle nous a donné quelques indications pour les pierres quand on fait de l'écriture. Elle nous a aussi suggéré d'aller chercher de l'eau de Pâques, le lendemain.
Nous sommes allées.
Wow. Nous sommes sorties, moi et ma mère à 6h10. Le ciel était bleu pâle et la lune encore bien ronde et très blanche. Une corneille nous attendait, croassant.
Je me sentais très triste. Je crois que mon âme percevait qu'il s'agisssait d'un passage et qui dit passage, dit deuil. Quand on progresse, on laisse quelque chose derrière soi. Ce sentiment s'est dissipé quand on est arrivé à la source. Dans cette ville, la source est très accessible : ce qu'on appelle l'eau de pet (on devrait dire "eau de Pit") mais elle sent le souffre. :-) Les gens sont habitués et boivent de cette eau avec plaisir.
On a attendu un vingt minutes dans la voiture pour attendre vraiment au moment où le soleil se lève. On a vu des corneilles, beaucoup. La corneille est l'oiseau de l'origine du monde dans plusieurs sociétés améridiennes. J'ai fait ma prière Reiki. J'ai senti que je devais me mettre de l'eau sur les mains, avec le signe Reiki. J'ai senti fortement la présence de mon grand-père, à un certain moment. On est sorti de l'auto, on a pris l'eau, dans notre 2 gallons. Cette eau va servir à se laver les mains avant de faire une reiki et à mettre aussi sur une partie malade du corps. Mais le rituel nous a ouvertes, a ouvert nos chakras.
On est rentré dans l'auto et j'avais l'impression que le chakra du coeur avait triplé. J'avais les mains chaudes, le coeur ouvert. Ma mère a proposé de roulé jusqu'à une petite chapelle où on peut faire brûler des lampions. On a roulé en silence. C'était vraiment magique. On voyait le lever du soleil qui était vraiment splendide. On s'est rempli le corps et l'âme de ce beau spectacle.
Ce qui peut être intéressant dans cette histoire, c'est que j'ai toujours un doute quand je fais de l'écriture. Toujours. "c'est tu moi coudonc, qui écris ces affaires là !" C'est difficile à expliquer mais c'est ça. Toutes les personnes pratiquant cette technique vivent ce doute, semble-t-il. C'est la vie, j'imagine. Faut que j'apprenne à faire plus confiance, sans perdre mon sens critique. Ce qui me semblait positif, en contre partie de mon doute, c'est que mon oncle a accepté de recevoir un soin reiki. Mon oncle se bat avec le cancer et je lui ai offert mes services. Il refusé poliment, ce que j'ai respecté, sans problème. Mon grand-père est venu me visiter et m'a informé que mon oncle avait changé d'idée. J'ai pris ça avec un grain de sel mais au party de famille, sa femme est venue me voir pour me dire qu'il était maintenant intéressé. Hé ! Ça m'a fait plaisir.
C'est donc probablement sur lui que je vais tester mes nouvelles aptitudes reiki, en fin de semaine prochaine. J'ai l'impression que mon reiki va être plus fort dû au rituel. Je vais bien voir et je vais venir le raconter ici. :-)
Ça ressemble à ça. Ça semble simple et concis mais c'est très vaste comme sensations.
Namasté
mercredi, mars 12, 2008
fin d'hiver
Allo !
Je suis à l'action ces temps-ci. Je fais mon grand ménage du printemps à l'avance. Je ne suis pas beaucoup dans l'écriture. Il m'arrive de sentir des choses. Je suis plus là.
Je vais tenter de trouver plus de temps pour parfaire mon intimité avec le tambour et continuer d'offrir des scéances de reiki. J'aimerais bien demander des sous, éventuellement pour ça. Mais pas à mes amis... :-)
Je capote sur mon cours de yoga. J'aime tellement ça ! J'ai acheté un DVD pour en faire un peu à la maison entre les lundis. Ça me détend d'une façon incroyable. Je sens ma posture qui a changé. Une découverte. Je suis bien fière de moi.
Je vous reviens avec du plus concret dans quelques jours.
Namasté !
Je suis à l'action ces temps-ci. Je fais mon grand ménage du printemps à l'avance. Je ne suis pas beaucoup dans l'écriture. Il m'arrive de sentir des choses. Je suis plus là.
Je vais tenter de trouver plus de temps pour parfaire mon intimité avec le tambour et continuer d'offrir des scéances de reiki. J'aimerais bien demander des sous, éventuellement pour ça. Mais pas à mes amis... :-)
Je capote sur mon cours de yoga. J'aime tellement ça ! J'ai acheté un DVD pour en faire un peu à la maison entre les lundis. Ça me détend d'une façon incroyable. Je sens ma posture qui a changé. Une découverte. Je suis bien fière de moi.
Je vous reviens avec du plus concret dans quelques jours.
Namasté !
lundi, janvier 21, 2008
étrange
Je viens d'écrire le message en bas. Normalement, il devait y avoir trois couleurs, le rouge pour quand moi j'écris, le noir pour quand l'être de lumière écrit, et le mauve pour des commentaires personnels. Le blanc est apparu, pas rapport... En tout cas, ce qui est en blanc, devrait être en noir. Pour le moment, je n'y vois rien d'ésotérique. hihihi
bonne lecture
bonne lecture
encore écriture !
Ça fait un petit bout que je pense à vous mettre un extrait d'écriture pour que vous voyiez à quoi ça ressemble. Voici ma scéance d'hier. Elle n'est pas comme les autres mais pour l'instant, elles sont toutes différentes alors...
Dimanche, 20 janvier 2008 PM
Un être de lumière est-il disponible pour partager avec moi aujourd'hui ?
oui
Quel est votre nom ?
Blanche
Bonjour Blanche ! Toujours dans la lumière ? (je connais déjà Blanche)
oui
Je suis heureuse de te retrouver (normalement les mots n'ont pas de coupures mais bon...)
(je remets en doute un instant le fait d'être en train d'écrire)
fais moi confiance
je suis déjà passée par là
fais moi confiance
(je suis toujours un peu sur la défensive parce que j'ai peur d'être arnaquée )
ok je te fais confiance
la plus belle preuve de confiance
est de te joindre à moi pour écrire
flatteur
je croyais que c'étais toi qui te joignais à moi !
facile à dire
je suis défaite (parfois ce qu'ils disent n'est pas compréhensible, sur le moment du moins)
le jeu d'écrire est un jeu de joie (je sens qu'il y a un jeu de mot avec feu de joie )
fais moi confiance
ok (je n'aime pas le mot JEU)
fais moi confiance
je suis partie de chez moi
pour venir te parler
bienvenue
je suis faible ici
je jeu d'écrire est jeu de joie
le jeu d'écrire se veut jeu d'humour
le jeu d'écrire doit rester un jeu
je ne peux pas en faire un métier ?
fais comme tu le sens
ton métier est plusieurs choses
fais comme ton coeur te dit
(il ne m'a jamais menti)
bien sûr
partir fut difficile
partir du monde de l'astral
partir du monde nu vers (... incompréhensible)
je suis une extra terrestre
de où ?
fond de l'univers
faite du bing bang
faire le paix avec nous
je suis ton esprit en avance
je suis toi de demain
ne sommes nous pas tous soi et l'autre ?
(je ne veux pas trop m'énarver avec ce qui vient d'être dit... un grain de sel)
bien sûr
belle belle façon de ne pas s'émouvoir
c'est vrai mais j'y avais déjà pensé à cause du reiki où je m'étais sentie
je désire t'apporter la confiance
la confiance en toi entre autres
je suis toujours surprise de voir jusqu'à
quel point tu es faible dans ton estime
fais je suis faible
(J'ai comme un flash très fugitif d'une vie en Écosse)
bien sûr
fais toi confiance
elle dessine un barbeau étrange je crois que c'est pour faire circuler l'énergie
la meilleure façon d'obtenir des
résultats avec ton écriture est de
faire une feuille de route avec des notes
à chaque fois tu écris comment cela
est allé
sur le calendrier c'est bon
je suis sure que tu verras comment
cela progresse
fais moi confiance
je fais comme toi pour mon corps
la forme physique est
primordiale pour supporter le corps
fleur de lotus
hein !
fleur de lotus astrale
(petite censure, trop personnel)
La parole honnête est une jeunesse éternelle
bienvenue
ferme la boucle
la plus grande part de soi est accessible
aux autres si seulement on le désire
fais le donc (ça parle pas de quelqu'un qui lit ce blog)
on reprend Blanche, merci
je suis contente de voir que tu
fais des efforts pour t'abandonnée
fais faire un bout de chemin
à ton esprit critique
bien sur pour mieux l'écouter plus
tard
je suis faite de lumière
faite de parfum
je suis perdue sans
toi perdue
J'aime pas ce genre de discours (l'énergie est moins bonne à ce moment alors je ne sais pas si elle se trompe de mot mais je sais que ça n'est pas pertinent)
bien sûr
fais pas semblant
pas semblant d'aimer si tu n'aimes pas
je suis faible ici
le taux vibratoire m'échappe
le taux vibratoire fluctue
je suis faible mais heureuse
prière
autre chose avant de se quitter ?
bien sûr
voici la preuve de mon existence
(je suis bien mal à l'aise et ça me rend crispée sur le crayon)
lave bien tes dents (hum, une blague !)
sinon tu vas avoir des caries
fais moi confiance
(bien oui !!!)
je suis bien contente
que tu t'abandonnes
je suis contente
FIN merci Blanche (coeur)
------------------------------------------------------------------------------------------------
Tout ça pour montrer qu'au cours de la même scéance il y a de bons moments, profonds, pis après des niaiseries dont je doute souvent de la pertience.
Somme toute, je suis assez satisfaite de celle-ci, qui a duré environ 45 minutes. Rendu à la fin, je commençais à être fatiguée et mes amours faisaient un peu de bruits ce qui me déconcentrais passablement.
Je crois que c'est plus facile quand une autre personne reçoit le message parce que l'énergie n'est pas dirigée vers moi. À ce moment, je ne suis qu'un canal. C'est plus simple.
À plus
Dimanche, 20 janvier 2008 PM
Un être de lumière est-il disponible pour partager avec moi aujourd'hui ?
oui
Quel est votre nom ?
Blanche
Bonjour Blanche ! Toujours dans la lumière ? (je connais déjà Blanche)
oui
Je suis heureuse de te retrouver (normalement les mots n'ont pas de coupures mais bon...)
(je remets en doute un instant le fait d'être en train d'écrire)
fais moi confiance
je suis déjà passée par là
fais moi confiance
(je suis toujours un peu sur la défensive parce que j'ai peur d'être arnaquée )
ok je te fais confiance
la plus belle preuve de confiance
est de te joindre à moi pour écrire
flatteur
je croyais que c'étais toi qui te joignais à moi !
facile à dire
je suis défaite (parfois ce qu'ils disent n'est pas compréhensible, sur le moment du moins)
le jeu d'écrire est un jeu de joie (je sens qu'il y a un jeu de mot avec feu de joie )
fais moi confiance
ok (je n'aime pas le mot JEU)
fais moi confiance
je suis partie de chez moi
pour venir te parler
bienvenue
je suis faible ici
je jeu d'écrire est jeu de joie
le jeu d'écrire se veut jeu d'humour
le jeu d'écrire doit rester un jeu
je ne peux pas en faire un métier ?
fais comme tu le sens
ton métier est plusieurs choses
fais comme ton coeur te dit
(il ne m'a jamais menti)
bien sûr
partir fut difficile
partir du monde de l'astral
partir du monde nu vers (... incompréhensible)
je suis une extra terrestre
de où ?
fond de l'univers
faite du bing bang
faire le paix avec nous
je suis ton esprit en avance
je suis toi de demain
ne sommes nous pas tous soi et l'autre ?
(je ne veux pas trop m'énarver avec ce qui vient d'être dit... un grain de sel)
bien sûr
belle belle façon de ne pas s'émouvoir
c'est vrai mais j'y avais déjà pensé à cause du reiki où je m'étais sentie
je désire t'apporter la confiance
la confiance en toi entre autres
je suis toujours surprise de voir jusqu'à
quel point tu es faible dans ton estime
fais je suis faible
(J'ai comme un flash très fugitif d'une vie en Écosse)
bien sûr
fais toi confiance
elle dessine un barbeau étrange je crois que c'est pour faire circuler l'énergie
la meilleure façon d'obtenir des
résultats avec ton écriture est de
faire une feuille de route avec des notes
à chaque fois tu écris comment cela
est allé
sur le calendrier c'est bon
je suis sure que tu verras comment
cela progresse
fais moi confiance
je fais comme toi pour mon corps
la forme physique est
primordiale pour supporter le corps
fleur de lotus
hein !
fleur de lotus astrale
(petite censure, trop personnel)
La parole honnête est une jeunesse éternelle
bienvenue
ferme la boucle
la plus grande part de soi est accessible
aux autres si seulement on le désire
fais le donc (ça parle pas de quelqu'un qui lit ce blog)
on reprend Blanche, merci
je suis contente de voir que tu
fais des efforts pour t'abandonnée
fais faire un bout de chemin
à ton esprit critique
bien sur pour mieux l'écouter plus
tard
je suis faite de lumière
faite de parfum
je suis perdue sans
toi perdue
J'aime pas ce genre de discours (l'énergie est moins bonne à ce moment alors je ne sais pas si elle se trompe de mot mais je sais que ça n'est pas pertinent)
bien sûr
fais pas semblant
pas semblant d'aimer si tu n'aimes pas
je suis faible ici
le taux vibratoire m'échappe
le taux vibratoire fluctue
je suis faible mais heureuse
prière
autre chose avant de se quitter ?
bien sûr
voici la preuve de mon existence
(je suis bien mal à l'aise et ça me rend crispée sur le crayon)
lave bien tes dents (hum, une blague !)
sinon tu vas avoir des caries
fais moi confiance
(bien oui !!!)
je suis bien contente
que tu t'abandonnes
je suis contente
FIN merci Blanche (coeur)
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Tout ça pour montrer qu'au cours de la même scéance il y a de bons moments, profonds, pis après des niaiseries dont je doute souvent de la pertience.
Somme toute, je suis assez satisfaite de celle-ci, qui a duré environ 45 minutes. Rendu à la fin, je commençais à être fatiguée et mes amours faisaient un peu de bruits ce qui me déconcentrais passablement.
Je crois que c'est plus facile quand une autre personne reçoit le message parce que l'énergie n'est pas dirigée vers moi. À ce moment, je ne suis qu'un canal. C'est plus simple.
À plus
lundi, janvier 07, 2008
mon centième message !
Bonne année !
Hé oui, mon centième message ! Quel hasard !
J'ai continué mon écriture. J'ai passé quelques jours chez ma mère et je lui disais de demander avec qui elle voulait parler. Elle a dit son ange gardien (un de ceux ci du moins) et un certain Quemelle s'est présenté. Super bonne conversation, sympa, droit au but.
Ma mère me faisait remarquer qu'on ne fait pas de l'écriture inspirée pour se faire flatter la bédaine. Ils ne viennent pas nous dire qu'on est la huitième merveille du monde et qu'on est beau et fin. On l'est ! mais ils viennent surtout nous dire quoi faire pour améliorer notre vie, pour atteindre les buts qu'on a l'air de se fixer.
On parle pas avec les morts pour parler du bon vieux temps. Ils ne sont plus là, anyway. Eux aussi parlent du présent et de quoi faire avec, ce présent.
Bon, ce que je voulais vous dire c'est bonne année. Moi j'ai passé la fin de l'année et le début dans le don de soi, un tit peu. Des circonstances ont fait que plusieurs personnes autour de nous avaient besoin de se rassembler et j'ai contribué à ce fait. J'en suis bien contente. Le fait d'avoir mise sur la glace ma mission de sauveur (peut-être même détruite!) fait que je ne me sens pas obligée de faire quoi que ce soit mais qu'en fait, ça me fait plaisir. C'est donc ce que j'ai fait et dans tous les cas, je crois que c'était assez bien réussi.
Bonne année, qui en est une bonne pour prendre soin de sa santé physique, entre autres. C'est un nouveau départ : donnons-nous la chance de nous aimer.
Je vous aime
Namasté !
Hé oui, mon centième message ! Quel hasard !
J'ai continué mon écriture. J'ai passé quelques jours chez ma mère et je lui disais de demander avec qui elle voulait parler. Elle a dit son ange gardien (un de ceux ci du moins) et un certain Quemelle s'est présenté. Super bonne conversation, sympa, droit au but.
Ma mère me faisait remarquer qu'on ne fait pas de l'écriture inspirée pour se faire flatter la bédaine. Ils ne viennent pas nous dire qu'on est la huitième merveille du monde et qu'on est beau et fin. On l'est ! mais ils viennent surtout nous dire quoi faire pour améliorer notre vie, pour atteindre les buts qu'on a l'air de se fixer.
On parle pas avec les morts pour parler du bon vieux temps. Ils ne sont plus là, anyway. Eux aussi parlent du présent et de quoi faire avec, ce présent.
Bon, ce que je voulais vous dire c'est bonne année. Moi j'ai passé la fin de l'année et le début dans le don de soi, un tit peu. Des circonstances ont fait que plusieurs personnes autour de nous avaient besoin de se rassembler et j'ai contribué à ce fait. J'en suis bien contente. Le fait d'avoir mise sur la glace ma mission de sauveur (peut-être même détruite!) fait que je ne me sens pas obligée de faire quoi que ce soit mais qu'en fait, ça me fait plaisir. C'est donc ce que j'ai fait et dans tous les cas, je crois que c'était assez bien réussi.
Bonne année, qui en est une bonne pour prendre soin de sa santé physique, entre autres. C'est un nouveau départ : donnons-nous la chance de nous aimer.
Je vous aime
Namasté !
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