jeudi, septembre 11, 2008

fin de semaine chamanique

Bon...

Commençont par le commencement.

Je suis allée en fin de semaine chamanique pour pratiquer deux activités (sweat lodge et dormir une nuit dans un trou creusé en plein bois) et trouver en moi la réponse à si je dois m'investir dans le reiki et faire du bureau à la maison.

Je suis partie vendredi après midi, en compagnie de trois charmantes dames. Nous étions un peu nerveuses. Ça se passe bien malgré l'immense traffic du vendredi qui nous paralyse à plusieurs reprises. On rit, tout de même et l'atmosphère dans la voiture est joyeuse.

Nous arrivons enfin à Ste-Adelphe. Un petit rang, des gros pylones. Comme on dit, je ne le sens pas. Je ne suis pas à l'aise. On aperçoit la maison. Une poupée artisanale nous attend sur la galerie d'en avant. Elle me fait peur. Le soir tombe et tout en débarquant de l'auto, je me sens comme dans un film d'horreur.

J'entre dans la maison. Nous serons 12. Nous sommes les dernières arrivées. L'hôtesse vient me saluer avec son bel accent du Lac. La maison est éclairée drôlement la sensation de film non seulement ne me quitte pas, elle amplifie. J'essaie de m'assoir avec mon sourire crispé, souhaitant que personne ne me remarque.

P. vient s'assoir près de moi, me demandant comment ça va ! Comme vous savez, on ne cache pas ce genre de chose à mon beau P. Je lui dit que je me sens intruse et avec un rire nerveux, que j'ai l'impression d'être dans un film d'horreur. Il rit, avec ses beaux yeux taquins. Il me fait rire. Il me dit que L. a amené une caméra et qu'on devrait aller dehors se filmer comme dans Blair Witch. Je suis plus détendue mais toujours crispée.

J'ai plein de préjugés sur les gens autour de moi. Certains plus que d'autres. Je ne suis pas à mon meilleur, enfermée dans ma peur.

On mange une très bonne soupe, préparée par De, l'hôtesse, qui est cuisinière.

Je suis P. dehors pour notre projet rigolo de film. Il fait noir comme chez le loup. Les deux chiens du voisins arrivent pour nous tenir compagnie. Deux beaux chiens noirs, genre labrador. on marche sur le chemin de gravel avec la caméra. P. me dit de mettre la lampe de poche sous mon menton pour faire le film. On rit. Les chiens lèvent la tête. On entend hurler des coyotes. Pas à vingt milles, non, moins de un kilomètre, de champs. P. est excité et retourne à la maison pour aviser M, la chamane, de leur présence. Je fige sur place et je me dis : moi je dois me creuser un trou là et dormir toute une nuit entouré de coyotes.

à suivre ...

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