samedi, septembre 20, 2008

re-re-resuite

J'ai appris à cet instant, à me faire confiance, à faire confiance à mon senti. Je sens que ça va, OK ! Je ne laisse pas mon mental partir en fou (on s'en va... Ça va recommencer, t'es folle, bla bla bla). Je me sens bien : ça va aller.

Je m'installe et je sens que l'énergie a beaucoup changé. Je n'ai plus de visions comme avant. Il se passe quand même quelques petites choses étranges mais je suis tellement dans un état second que je le remarque à peine. À un certain moment ma couverture était éclairée par dedans. Je sais que ça l'air fou à dire mais c'est ça. Quand je suis revenue de ma crash-thérapie avec D, il pleuvait. Mes couvertes étaient humides, pour ne pas dire mouillées. J'ai demandé à la Terre de me garder au sec et au chaud. Ce qui fut fait ! Rien à redire. Je crois que j'ai vu des élémentaux aussi : deux petites lumières qui dansent autour de ma chandelles, deux petites lumières rouges. J'ai vérifié, c'était pas des bibittes !

À un certain moment, j'ai entendu les coyotes hurler. Heureusement, ils étaient loin. Je disais à chaque instant à la Terre : "je ne veux pas voir, ou entendre d'animaux, même pas des mulots". Au matin, je les ai entendu, assez proches, moins de un kilomètre et je me suis mise à genoux dans le trou pour voir si je pouvais les apercevoir. J'étais moi-même surprise d'avoir envie de les voir. La lumière change beaucoup de choses, semble-t-il !

Il faisait enfin jour ! Enfin ! C'était presque comme si ça arrivait trop vite, étrangement. J'avais survécu à ce rituel. Je retourne à la maison avec tout mon fourbi. Je suis fatiguée, mais moins que dans mes nuits d'insomnie personnelle ou parentale. J'ai certainement somnolé par moments, dans mon trou "pain à hot-dog". Je me suis même tournée sur le côté deux fois parce que j'avais mal aux épaules.

Rendue à la maison je vois quelques personnes déjà là. M. nous acceuille chaleureusement. On m'offre un café : c'est le meilleur café du monde et rendu à ce point, je m'en foutais joyeusement de faire de l'angoisse !

Je reste dehors, sur le perron. Je veux l'air, le soleil et voir arriver ceux qui reviennent.

J'apprends que trois personnes n'ont pas fait le trou, dont P. Je suis bien surprise mais ça vient me conforter dans l'idée qu'on a pas à se juger : ne pas se juger soi, ni les autres.

On raconte nos histoires, un peu. Les gens vont et viennent. Je me retrouve avec M. Je lui raconte mes visions, mon escapade, mon retour... J'ai un peu peur de sa réaction. Elle me dit que P. était allé faire un tour en éclaireur sur les lieux avant qu'on y aille et qu'il lui a dit que j'avais raison : les lieux, les esprits des lieux sont inhospitaliés. Je suis surprise mais ça me rassure. Elle me dit qu'elle connaît les esprits verts que j'ai vu dans ma vision : qu'ils sont malins voire dangeureux ! Je suis un peu plus surprise. Elle me dit avoir eu une vision semblable à la mienne, il y a deux ans. Elle me remercie de lui confirmer ses visions. Elle me félicite en quelques sortes de ma grande sensibilité et me la présente comme une belle qualité. Ça fait du bien. Tellement. Moi qui me suis fait souvent d'être "trop" sensible. Je pouvais être fière de ma sensibilité et en plus, j'avais gagné la confiance en mon intuition pendant la nuit ! Wow. Je me sentais forte. Pas d'une force surnaturelle, forte de moi-même. Je suis bonne pour moi, je sens bien les choses. Je dois doser mon mental mais... je peux me fier à mon senti.

On mange, on a faim ! On doit faire une roue de médecine pour clore la fin de semaine.

Aucun commentaire: