Je rentre à la maison, bien sûr...
Je ne me souviens plus très bien de la soirée. Je sais que nous sommes allés dehors, près du feu et qu'un des chiens s'est couché derrière moi. J'avais vraiment le dos collé sur lui. J'ai repensé à une carte que j'avais pigé chez ma mère en prévision de la fin de semaine et oui, c'était le chien. Je me sentais plus sécure. Et j'avais maintenant moins peur des esprits que des coyotes. Ça change le mal de place.
On a bu de l'alcool. On a rit. Jasé. Rien de précis.
Je suis allée me couchée, dans une chambre au deuxième étage de la maison. Je dors avec Marcelle, qui a de l'insomnie. J'ai tombé dans un trou noir de sommeil jusqu'au petit matin. Au réveil, je me suis rappelé avoir senti un chien pendant la nuit. En fait, je me suis poussée vers mon oreiller en prenant appui sur une patte de chien. J'ai eu un peu peur mais je me suis rendormie aussitôt. Au matin, Marcelle me dit qu'elle a aussi sentie un chien. Nous avons conclu par la suite qu'il s'agissait du chien de Patrick.
Au matin, nous déjeunons tranquillement. Denise fait une floppée de toasts, beaucoup de café, que je ne veux pas boire parce que ça me fait faire de l'angoisse, le soir.
L'après-midi est gris et mon sentiment de malaise me colle à la peau. Marguit nous fait faire un exercice pour explorer les directions et voir comment on se sent dans chacune. Ça va mais il pleut. C'est un peu tristounet.
On s'installe ensuite pour une roue de médecine. On parle, chacun notre tour, de ce qui nous habite sur le moment ou de la réflexion qu'on veut faire pendant notre séjour. Je me bats un peu contre moi-même. Je ne veux pas insulter ou blesser Denise. J'écoute ce que les autres ont a dire et j'attends de voir comment je vais me sentir avec le bâton dans les mains. Il arrive, je le tiens, je respire, lentement. Mon malaise est là. Je lâche prise, doucement. J'explique que je me sens comme une intruse sur cette terre. Je suis habituée aux Larentides, à Lanaudière. Dans "mes" bois je n'ai pas peur des animaux ou des esprits. Je dis que je ne me sentais pas à l'aise pendant l'exercice et je précise à Denise que ça a rien à voir avec elle et sa très généreuse hospitalité.
Marguit en profite pour expliquer qu'on a pas à toujours se sentir bien. Non. Parfois on ne se sent pas bien et voilà. Il faut accepter. Ça me rassure et je me sens vraiment bien d'avoir expliquer cela doucement dans mon respect et celui des autres.
à suivre...
vendredi, septembre 12, 2008
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