Allo !
Bien oui, je suis encore allée dans un week end chamanique, mais vraiment différent celui-là.
Premièrement, c'est à Montréal et c'est de 9h30 à 17h00. Ensuite, c'est de l'enseignement pratique et l'expérience. On nous montre la théorie et après on l'applique. Wow !
On a appris la transe chamanique. On peut aller à deux endroits en transe chamanique : dans le monde d'en haut et dans celui d'en bas. Celui du milieu, le nôtre, on le visite pas vraiment. Ça serait bon pour retrouver quelqu'un de perdu, par exemple.
À l'aide de quelques trucs chamaniques, nous avons fait l'expérience des deux mondes. Pour le moment, je préfère celui d'en bas. C'est comme ça. On peut y rencontrer nos animaux de pouvoir et nos maîtres pour avoir de l'information, des connaissances ou de la guérison. ;-D Pour une fille que veut faire de la guérison, c'est bien indiqué.
On a aussi appris à aller rechercher un animal de pouvoir, perdu, faire un voyage chamanique avec une question pour soi ou pour quelqu'un d'autre et nous avons pratiqué une guérison de groupe sur une participante.
J'ai appris beaucoup, avec ma tête. On ne dévoile pas vraiment de soi, on ne partage pas grand chose avec le groupe. Je ne me suis pas fait des amis. J'ai rencontré des gens le fun que j'espère revoir mais l'affectivité n'étais pas là, contrairement au fin de semaine de P. Et c'est bien correct. C'est différent. Ça fait du ménage dans mes connaissances. Ça fait du bien.
Je pratique la transe. C'est quelque chose de gérer ça. C'est beau, très beau, mais je suis contente d'avoir un ami comme Patrick pour échanger. Je trouverais ça un peu plate toute seule.
J'ai aussi commencé à recevoir pour faire des soins. Ça aussi c'est tout un apprentissage. C'est pas aussi simple que ça en a l'air. Beaucoup de choses à gérer, les projections, la fatigue, les attentes, même les miennes, envers moi. J'ai peur de mon égo. Je dois me forcer à me centrer sur mon élan véritable. J'ai ma tendance naturelle à me boycotter pour ne pas devenir trop bonne. Je dois résister et aller aussi loin que ce que je suis capable, dans la mesure de mon énergie, de mes capacités, en accord avec l'Esprit (Dieu). Je me regarde aller.
J'ai hâte d'élargie ma palette et de faire des roues de médecine.
À plus xxx
mercredi, novembre 26, 2008
samedi, novembre 08, 2008
humilité et apprentissage
J'ai fait une autre sweat... Ça ne s'est pas vraiment passé comme la dernière fois.
Le voyage pour se rendre à Mont-Laurier fut mouvementé et extraordinaire. Moi, A. et L. avons rit comme des folles pendant les six heures qu'ont duré le voyage, incluant le repas, pour se rendre. Oui, c'est deux fois trop long. On a dû se faire enlever par les extra-terrestres.
On est arrivé là-bas, pas mal de gens étaient déjà là et il faisait noir. P. nous attendait, le sourire aux lèvres. Quelques instants après notre arrivée, nous avons entendu les coyotes hurler. Le coyote, en médecine amérindienne, c'est la folie et la sagesse. Ça l'air simple à première vue mais c'est complexe, en tout cas pour moi.
On est descendu en bas avec nos gros bagages et tout de suite on se fait accueillir un peu froidement par une participante qui nous dit de faire attention aux dessins parterre et d'aller mettre nos bagages dans la pièce au fond. Ça peut sembler banal mais c'était vraiment comme recevoir une douche froide. Un avant goût du week-end qui nous attendait. :-)
Bon, dans les circonstances, on est un peu mal à l'aise de s'installer. En fait, il semble manquer d'espace pour loger tout le monde. C'est embêtant. Mais bon, on se promène, on fait le tour et on jase un peu. C'est difficile, on est nombreux et ça clique pas facilement. Les gens sont en général sympas mais c'est très froid. Ça chante un peu, il me semble. J'ai oublié le vendredi soir, en grande partie sauf mon inconfort, la salade de pâtes à Anik et le chant des coyotes. C'est peut-être là qu'on a fait la roue de médecine où j'étais assise dans le sud (émotions) et où je n'arrivais pas à sortir quelques choses de bon. Je me sentais coincée, incapable d'être branchée et vraie. Ça rajouté à mon malaise.
A. n'a pas dormi de la nuit. J'ai ronflé et L. aussi, un tit peu. Elle est drôle L. Elle me dit le matin que je l'ai guérie de son intolérance aux ronflements de son chum. Elle dit que j'ai ronflé comme un ours et qu'elle s'est laissé bercé dedans jusqu'à ce qu'elle soit relax et qu'elle s'endorme elle-même. Hahaha. Je l'adore.
On rit quand même, par moment. Beaucoup d'instants de bonheur et de joie à travers tout ça.
Le lendemain matin, on commence par une dynamique, un exercice de reconnexion par le mouvement. J'ai bien de la misère à m'abandonner dans ce genre d'exercice. J'ai quand même réussi pas pire, mieux que ce que j'aurais imaginé. J'ai eu quelques flashs mais surtout un sentiment de paix.
On va ensuite sous la pluie, chercher du bois pour le feu et du cèdre pour le fond de la sweat. C'est un peu déprimant. J'ai de la difficulté à me motiver. Il n'arrête pas de pleuvoir. On est dehors une heure ou deux et on rentre à la maison. On mange un peu. On rit.
P. repart avec l'Homme de la maison pour tenter de partir le feu. Les pierres doivent chauffer au moins 3-4 heures pour être suffisamment chaudes pour la sweat. Certains l'accompagnent. Je ne trouve plus ma place nulle part : je me cherche. Il pleut toujours. Pas question d'aller marcher dehors. Je fume cigarettes sur cigarettes sous le carport. On ne peut pas aller en haut, pour laisser un peu d'air aux hôtes. En bas, les gens chantent et jouent de la musique pour éloigner la pluie. Je ne sais pas si je veux qu'il arrête de pleuvoir. Plus rien de ne parle. Pendant un moment, je hais le chamanisme. J'ai envie de donner des coups de pieds, d'éteindre les chandelles et de dire aux chants de se taire. Je me sens seule et pas rapport.
Je vois passer une petite grenouille, dans la cour. J'ai envie d'aller voir ce que ça signifie. En entrant, les chants (pas toujours harmonieux) me sautent au coeur. J'ai pas envie... Je descend. Des gens sont enfermés dans la chambre avec mon livre. Je m'assois dans l'escalier pour attendre. J'ai mon ostie de voyage. J'entends rire, je me permets d'aller chercher mon livre. Je m'assois (toujours dans le sud, câlice) pour lire la description. Ça m'aide un peu. Je m'étends à même le sol pour me reposer, j'ai le coeur gros. A. vient me rejoindre et s'informe de mon état. On échange à voix basse sur notre désarroi (bien oui, elle aussi !). On se fait dire, brutalement, qu'on dérange. Moi qui me sentais déjà rejet, c'est la goutte qui fait déborder les larmes. Ça déborde, pas à peu près. Je veux juste crisser mon camp. Je monte en haut, je m'habille. La seule place où je peux aller c'est dehors, sous la pluie. Je braille, la morve au nez, comme un enfant. A. me rejoint. Je lui dis que je me sens coupable de l'avoir traîné là. Elle me répond qu'elle est responsable d'elle-même mais on est dégoutée, toutes les deux. On ne veut plus faire la sweat. À ce moment, la communauté que nous formons tous, je l'ai de travers en quelque part...
Je suis dans mon gros bébé lala.
P. revient, le coeur léger : le feu est bien allumé, on va pouvoir faire la sweat. Moi je l'attends avec mon gros motton de marde sur le coeur. "Je veux plus la faire la sweat P.". Avec une grosse goutte de morve qui dégoute de mon nez. Il m'accueille avec toute la gentillesse dont il est capable, et c'est énorme. Il m'écoute et me dit de venir, prier pour moi-même et qu'il y a deux dangers avec mon attitude, soit de devenir très très sélective ou associale. "Pour quelqu'un qui veut travailler dans la lumière, ça marche pas bien bien. Viens donc." Ce que j'ai fait. Moi et A. nous nous sommes habillées chacune de notre côté et on était prêtes en même temps. On a suivi S. qui nous faisait rire.
On est arrivé au site, on s'est déshabillées. On a mis toutes les deux nos objets à bénir et pendant qu'on était penchées l'une sur la tête de l'autre, l'agresseure est venue nous parler. C'était un genre d'excuse maladroite pendant laquelle on avait même pas le temps de parler. Je suis restée bouche la bée alors qu'A. a réussi à répondre une phrase. On est entrée dans la sweat.
Une belle sweat, grande. On était plus nombreux que la fois précédente mais c'était très confortable. Malheureusement, mon mal de dos s'est fait sentir à la deuxième porte. Je voulais quitter, A. aussi. Encore un genre de synchro bizarre. S, avec son esprit d'équipe, nous a convaicues de retourner avec lui. On s'est couché tous les trois en cuillière : j'avais pas mal dans le dos et pas trop chaud. Je n'ai pas eu d'expérience mystique comme la fois précédente. Je suis fière de l'avoir fait au complet mais le fait d'être couchée, d'avoir beaucoup pleuré, me rendait moi réceptive, je crois. On est sorti et le ciel était étoilé. Un super beau ciel étoilé comme on en voit rarement dans sa vie. P. était super content.
On est revenu à la maison, fatigué mais excité. Malheureusement, on ne pouvait pas faire de bruit pour ne pas déranger les proprios mais je n'oublierai jamais le visage du gardien du feu, couvert de suie. A. l'appelait Jacouille la fripouille (Les Visiteurs) et effectivement, il lui ressemblait énormément. J'ai tellement rit. Tellement.
La sweat m'a libérée de doit dire de mes frustrations. J'ai fait mes prières du mieux que j'ai pû. Je me suis couchée et au matin, je me sentais bien. Je ne me sentais plus rejet. Ça n'était pas parfait : le gros groupe me tapait sur les nerfs mais j'étais calme. Chaque personne du groupe est intéressante et attirante mais tout ce monde, ouf !
On a fait encore des exercices et A. ne se sentait pas bien. Elle n'a toujours pas dormi et son coeur était gros. Elle vivait beaucoup de frustration et de rejet encore. S. a été d'un soutien immense avec sa belle jovialité, sa simplicité, son affection même, je dirais.
On est revenu à Montréal et on a arrêté manger au St-Hubert. Une serveuse nous a reconnu. On a moins rit. On a vu un autre jour de S., une autre réalité. On était fatigué, vraiment et je suis remplie d'admiration qu'A. est réussi à conduire autant avec si peu de sommeil. Merci mon amie.
J'ai pigé une carte d'animal dans la semaine pour m'aider : le coyote !
On s'est tous revu pour une roue le vendredi suivant. Je me suis fait rentrer dedans par P. : pas centrée, emmerdante avec mes histoires. J'ai fini pas me mettre à pleurer par peur de le décevoir. Ça l'air con, m'a ça a fait du bien. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait de moi. Il me disait qu'il n'était pas étonné que le coyote soit encore présent... J'ai pas trop compris, je cherche encore, du côté de l'égo, entre autres. Plein de monde venait me parler après, avec plein de commentaires positifs. Je voulais être sincère et bien sentie mais je rushais. J'arrivais pas à dire la vraie affaire, avec le bâton de la parole. J'apprends, ostie que j'apprends.
On a bien fait le party après. J'ai bu des bons COSMOS. You hou ! Merci F ! Quel délice. Moi et A sommes rentrées très tard, crampées comme des folles. Je suis revenue chez moi à 4h30 du matin et à 7h30, le fils d'Anik (que l'Homme gardait) s'est réveillé.
Avec le recul de maintenant, je dois dire que j'apprécie l'expérience que j'ai vécue. J'ai trouvé ça vraiment difficile mais j'ai appris beaucoup. J'ai appris le sens de la communauté, à être vulnérable, pas juste quand ça me tente ou quand je contrôle mes "pertes de contrôle". Je dois apprendre à apprécier les marques d'affection et de support des autres. Non, je ne suis pas seule au monde et parfois, on peut faire confiance. Oui je peux devenir associale ou trop sélective. C'est vrai que c'est pas une bonne idée... Quand même.
Alors je remercie tout le monde, P, A, S, L, F et tous les autres, même l'agresseure. Bien oui. Maudit que je trouve que j'ai été bébé... hahaha Mais les week-end c'est comme un concentré, ça va vite et ça va intense. J'espère avoir bien assimilé l'attachement à la communauté.
Merci à moi !
Le voyage pour se rendre à Mont-Laurier fut mouvementé et extraordinaire. Moi, A. et L. avons rit comme des folles pendant les six heures qu'ont duré le voyage, incluant le repas, pour se rendre. Oui, c'est deux fois trop long. On a dû se faire enlever par les extra-terrestres.
On est arrivé là-bas, pas mal de gens étaient déjà là et il faisait noir. P. nous attendait, le sourire aux lèvres. Quelques instants après notre arrivée, nous avons entendu les coyotes hurler. Le coyote, en médecine amérindienne, c'est la folie et la sagesse. Ça l'air simple à première vue mais c'est complexe, en tout cas pour moi.
On est descendu en bas avec nos gros bagages et tout de suite on se fait accueillir un peu froidement par une participante qui nous dit de faire attention aux dessins parterre et d'aller mettre nos bagages dans la pièce au fond. Ça peut sembler banal mais c'était vraiment comme recevoir une douche froide. Un avant goût du week-end qui nous attendait. :-)
Bon, dans les circonstances, on est un peu mal à l'aise de s'installer. En fait, il semble manquer d'espace pour loger tout le monde. C'est embêtant. Mais bon, on se promène, on fait le tour et on jase un peu. C'est difficile, on est nombreux et ça clique pas facilement. Les gens sont en général sympas mais c'est très froid. Ça chante un peu, il me semble. J'ai oublié le vendredi soir, en grande partie sauf mon inconfort, la salade de pâtes à Anik et le chant des coyotes. C'est peut-être là qu'on a fait la roue de médecine où j'étais assise dans le sud (émotions) et où je n'arrivais pas à sortir quelques choses de bon. Je me sentais coincée, incapable d'être branchée et vraie. Ça rajouté à mon malaise.
A. n'a pas dormi de la nuit. J'ai ronflé et L. aussi, un tit peu. Elle est drôle L. Elle me dit le matin que je l'ai guérie de son intolérance aux ronflements de son chum. Elle dit que j'ai ronflé comme un ours et qu'elle s'est laissé bercé dedans jusqu'à ce qu'elle soit relax et qu'elle s'endorme elle-même. Hahaha. Je l'adore.
On rit quand même, par moment. Beaucoup d'instants de bonheur et de joie à travers tout ça.
Le lendemain matin, on commence par une dynamique, un exercice de reconnexion par le mouvement. J'ai bien de la misère à m'abandonner dans ce genre d'exercice. J'ai quand même réussi pas pire, mieux que ce que j'aurais imaginé. J'ai eu quelques flashs mais surtout un sentiment de paix.
On va ensuite sous la pluie, chercher du bois pour le feu et du cèdre pour le fond de la sweat. C'est un peu déprimant. J'ai de la difficulté à me motiver. Il n'arrête pas de pleuvoir. On est dehors une heure ou deux et on rentre à la maison. On mange un peu. On rit.
P. repart avec l'Homme de la maison pour tenter de partir le feu. Les pierres doivent chauffer au moins 3-4 heures pour être suffisamment chaudes pour la sweat. Certains l'accompagnent. Je ne trouve plus ma place nulle part : je me cherche. Il pleut toujours. Pas question d'aller marcher dehors. Je fume cigarettes sur cigarettes sous le carport. On ne peut pas aller en haut, pour laisser un peu d'air aux hôtes. En bas, les gens chantent et jouent de la musique pour éloigner la pluie. Je ne sais pas si je veux qu'il arrête de pleuvoir. Plus rien de ne parle. Pendant un moment, je hais le chamanisme. J'ai envie de donner des coups de pieds, d'éteindre les chandelles et de dire aux chants de se taire. Je me sens seule et pas rapport.
Je vois passer une petite grenouille, dans la cour. J'ai envie d'aller voir ce que ça signifie. En entrant, les chants (pas toujours harmonieux) me sautent au coeur. J'ai pas envie... Je descend. Des gens sont enfermés dans la chambre avec mon livre. Je m'assois dans l'escalier pour attendre. J'ai mon ostie de voyage. J'entends rire, je me permets d'aller chercher mon livre. Je m'assois (toujours dans le sud, câlice) pour lire la description. Ça m'aide un peu. Je m'étends à même le sol pour me reposer, j'ai le coeur gros. A. vient me rejoindre et s'informe de mon état. On échange à voix basse sur notre désarroi (bien oui, elle aussi !). On se fait dire, brutalement, qu'on dérange. Moi qui me sentais déjà rejet, c'est la goutte qui fait déborder les larmes. Ça déborde, pas à peu près. Je veux juste crisser mon camp. Je monte en haut, je m'habille. La seule place où je peux aller c'est dehors, sous la pluie. Je braille, la morve au nez, comme un enfant. A. me rejoint. Je lui dis que je me sens coupable de l'avoir traîné là. Elle me répond qu'elle est responsable d'elle-même mais on est dégoutée, toutes les deux. On ne veut plus faire la sweat. À ce moment, la communauté que nous formons tous, je l'ai de travers en quelque part...
Je suis dans mon gros bébé lala.
P. revient, le coeur léger : le feu est bien allumé, on va pouvoir faire la sweat. Moi je l'attends avec mon gros motton de marde sur le coeur. "Je veux plus la faire la sweat P.". Avec une grosse goutte de morve qui dégoute de mon nez. Il m'accueille avec toute la gentillesse dont il est capable, et c'est énorme. Il m'écoute et me dit de venir, prier pour moi-même et qu'il y a deux dangers avec mon attitude, soit de devenir très très sélective ou associale. "Pour quelqu'un qui veut travailler dans la lumière, ça marche pas bien bien. Viens donc." Ce que j'ai fait. Moi et A. nous nous sommes habillées chacune de notre côté et on était prêtes en même temps. On a suivi S. qui nous faisait rire.
On est arrivé au site, on s'est déshabillées. On a mis toutes les deux nos objets à bénir et pendant qu'on était penchées l'une sur la tête de l'autre, l'agresseure est venue nous parler. C'était un genre d'excuse maladroite pendant laquelle on avait même pas le temps de parler. Je suis restée bouche la bée alors qu'A. a réussi à répondre une phrase. On est entrée dans la sweat.
Une belle sweat, grande. On était plus nombreux que la fois précédente mais c'était très confortable. Malheureusement, mon mal de dos s'est fait sentir à la deuxième porte. Je voulais quitter, A. aussi. Encore un genre de synchro bizarre. S, avec son esprit d'équipe, nous a convaicues de retourner avec lui. On s'est couché tous les trois en cuillière : j'avais pas mal dans le dos et pas trop chaud. Je n'ai pas eu d'expérience mystique comme la fois précédente. Je suis fière de l'avoir fait au complet mais le fait d'être couchée, d'avoir beaucoup pleuré, me rendait moi réceptive, je crois. On est sorti et le ciel était étoilé. Un super beau ciel étoilé comme on en voit rarement dans sa vie. P. était super content.
On est revenu à la maison, fatigué mais excité. Malheureusement, on ne pouvait pas faire de bruit pour ne pas déranger les proprios mais je n'oublierai jamais le visage du gardien du feu, couvert de suie. A. l'appelait Jacouille la fripouille (Les Visiteurs) et effectivement, il lui ressemblait énormément. J'ai tellement rit. Tellement.
La sweat m'a libérée de doit dire de mes frustrations. J'ai fait mes prières du mieux que j'ai pû. Je me suis couchée et au matin, je me sentais bien. Je ne me sentais plus rejet. Ça n'était pas parfait : le gros groupe me tapait sur les nerfs mais j'étais calme. Chaque personne du groupe est intéressante et attirante mais tout ce monde, ouf !
On a fait encore des exercices et A. ne se sentait pas bien. Elle n'a toujours pas dormi et son coeur était gros. Elle vivait beaucoup de frustration et de rejet encore. S. a été d'un soutien immense avec sa belle jovialité, sa simplicité, son affection même, je dirais.
On est revenu à Montréal et on a arrêté manger au St-Hubert. Une serveuse nous a reconnu. On a moins rit. On a vu un autre jour de S., une autre réalité. On était fatigué, vraiment et je suis remplie d'admiration qu'A. est réussi à conduire autant avec si peu de sommeil. Merci mon amie.
J'ai pigé une carte d'animal dans la semaine pour m'aider : le coyote !
On s'est tous revu pour une roue le vendredi suivant. Je me suis fait rentrer dedans par P. : pas centrée, emmerdante avec mes histoires. J'ai fini pas me mettre à pleurer par peur de le décevoir. Ça l'air con, m'a ça a fait du bien. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait de moi. Il me disait qu'il n'était pas étonné que le coyote soit encore présent... J'ai pas trop compris, je cherche encore, du côté de l'égo, entre autres. Plein de monde venait me parler après, avec plein de commentaires positifs. Je voulais être sincère et bien sentie mais je rushais. J'arrivais pas à dire la vraie affaire, avec le bâton de la parole. J'apprends, ostie que j'apprends.
On a bien fait le party après. J'ai bu des bons COSMOS. You hou ! Merci F ! Quel délice. Moi et A sommes rentrées très tard, crampées comme des folles. Je suis revenue chez moi à 4h30 du matin et à 7h30, le fils d'Anik (que l'Homme gardait) s'est réveillé.
Avec le recul de maintenant, je dois dire que j'apprécie l'expérience que j'ai vécue. J'ai trouvé ça vraiment difficile mais j'ai appris beaucoup. J'ai appris le sens de la communauté, à être vulnérable, pas juste quand ça me tente ou quand je contrôle mes "pertes de contrôle". Je dois apprendre à apprécier les marques d'affection et de support des autres. Non, je ne suis pas seule au monde et parfois, on peut faire confiance. Oui je peux devenir associale ou trop sélective. C'est vrai que c'est pas une bonne idée... Quand même.
Alors je remercie tout le monde, P, A, S, L, F et tous les autres, même l'agresseure. Bien oui. Maudit que je trouve que j'ai été bébé... hahaha Mais les week-end c'est comme un concentré, ça va vite et ça va intense. J'espère avoir bien assimilé l'attachement à la communauté.
Merci à moi !
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