Il y a bien longtemps... Quoi de neuf ? Eh bien j'ai fini ma première année à Ho rites de passage. Ce fut une expérience extraordinaire. Qu'est-ce que j'en retiens par dessus tout ? Des amitiés. Une en particulier. Un coup de foudre amical. C'est un grand privilège de se faire des nouveaux amis dans la quarantaine. Ensuite, une nouvelle grande réflexion sur moi-même. :-) La présence à moi et aux autres. J'ai fait une retraite zen qui m'a amenée à en faire l'expérience. Wow ! Je pense le refaire cette année. La présence c'est être tout à fait là, au moment présent. Ça l'air facile... Pantoute. On est toujours en train de penser à tantôt : faire le lavage, inconfort physique, jugements, etc. On est rarement tout(e) là. Ça fait tellement de bien de le faire.
J'ai appris à me faire plus confiance et j'aboutis aujourd'hui, maintenant, à revoir mes relations avec les autres. Je quitte mon manteau de sauveur. Le bien-être des autres m'intéresse toujours autant et je vais continuer mes démarches pour devenir passeure, célébrante, reikiste, etc. La différence c'est que je ne veux plus faire de thérapie dans mes relations personnelles. Et j'ai des relations qui sont basées sur ce mode de fonctionnement. J'essaie d'aider des gens qui ne veulent pas s'aider. Je veux plus qu'eux. En y pensant bien, je me suis rendu compte comment le complexe du sauveur est très narcissique et un manque d'estime envers moi-même. Je me trouve belle dans les yeux de l'autre qui me trouve belle. Mais ce n'est pas une relation saine, d'échange.
Je me suis demandé : qui m'appelle pour me demander de mes nouvelles ? Qui m'appelle pour vider ses poubelles émotionnelles dans mes oreilles ? Ça ne veut pas dire que je ne veux plus entendre les problèmes de mes amis (es). Loin de là. Mais mes amis s'en vont quelque part avec leur problèmes. Ils avancent, ils se questionnent, ils cherchent des solutions. Ça peut être long mais il se passe quelque chose.
En permettant à des gens de vider leurs poubelles dans mes oreilles et recharger leur batterie, je les empêche de frapper un mûr ou à tout le moins, d'assumer le poids de leur vie, de leur décision voire absence de décision. Je me retrouve moi, avec moins d'énergie et une insatifaction qui se transforme en frustration. J'ai décidé que ça ne valait plus la peine. Personne ne sera mis à la porte de ma vie mais mon attitude va changer. Je ne suis pas agressive. Pas du tout. Je suis émue et excitée d'ouvrir une nouvelle porte sur ma vie. Je suis excitée de me rendre compte qu'il existe un univers amical vaste que j'ai à peine explorer. J'ai immensément de gratitude envers la vie de vivre des expériences de découvertes, encore et encore.
Une grande leçon de ma vie sera certainement d'apprendre à mettre des limites. J'ai pris le manteau de la gentille pour aider ma mère à vivre sans support masculin. J'ai pris le manteau du caméléon pour survivre à un beau-père abusif. J'ai pris le manteau de l'invisibilité pour me fondre dans le milieu universitaire dans lequel j'avais l'impression de ne pas avoir ma place. J'ai pris le manteau du sauveur pour me voir lumière dans le regard de l'autre et pour me protéger, créer en distance me laissant loin des jugements. Tranquillement je me dépouille de mes armures et j'apprends à aimer. Tranquillement.
Ça ne se fait pas brutalement mais mon corps a quand même quelques soubresauts : palpitations, foie engorgé, toux bronchique. Les mémoires s'effacent : mon corps réagit. J'essaie de l'accueillir de mon mieux, de le soigner et de le guérir. Il suffit souvent que je pose des gestes concrets pour qu'il s'apaise (tisane, bain, reiki, massage, ostéo...) Un peu d'amour et d'attention envers moi.
Je vais tenter d'être plus présente.
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Zaxx
mardi, novembre 30, 2010
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